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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 09:26


Il faut sans doute y voir la récompense des bons résultats réalisés par Auchan France en 2008 : Christian Iperti, jusque-là directeur commercial de l'enseigne, vient d'être promu à la direction d'Auchan Italie, 4e filiale du groupe en chiffre d'affaires. Dans le sillage de Philippe Baroukh, DG France, ce Niçois de 54 ans avait notamment piloté ces 18 derniers mois le vaste programme "Ré-enchanter l'hyper", qui encourage les magasins à développer des partis-pris commerciaux sur des rayons ciblés tels que la librairie, les solutions-repas, les jeux vidéo, le prêt-à-porter (photo ci-contre, DR), la jardinerie, etc.
En Italie, Christian Iperti prend la place de Patrick Espasa, muté pour sa part en Roumanie, "un grand
pays où le groupe veut se développer".
Ce jeu de chaises musicales profite en France à Jean-Denis Deweine, 46 ans, jusqu'alors directeur de la centrale d'achat, nommé à la place de Christian Iperti. JD Deweine était monté au créneau, aux côtés d'Arnaud Mulliez, pour défendre les positions d'Auchan France dans le cadre de la réforme des relations industrie / commerce qui a abouti l'an passé au volet négociabilité de la loi de modernisation de l'économie (LME).

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 15:58


On connaît tous "Les Tribulations d'une caissière", le best-seller d'Anna Sam, qui après six ans passés dans un hypermarché Leclerc est devenue via son blog la porte-parole de toute une profession. Un nouveau livre, lui aussi publié dans le prolongement d'un blog et également en lien avec le secteur de la distribution, vient de sortir. Il s'agit de "Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses" (Editions Jean-Claude Gawsewitch), une bande dessinée qui relate avec ironie l'expérience d'une jeune libraire
dans une grande surface de produits culturels. Leslie Plée y découvre tout à la fois le monde du travail, des chefs pas toujours faciles à suivre, des clients bizarres, etc. Les petites scénettes qu'elle propose sont toutes aussi croustillantes les unes que les autres. L'enseigne n'est pas citée dans l'ouvrage et la plupart des lecteurs pensent sans doute qu'il s'agit de la Fnac, de Virgin ou d'un Espace Culturel Leclerc. Peu importe, la motivation de l'auteur n'est à l'évidence pas de dénoncer nommément son ancien employeur mais de simplement raconter sa difficulté à s'intégrer dans un environnement professionel bien éloigné de ses aspirations. Lors de son passage sur France Inter la semaine passée, la dessinatrice n'a pas non plus indiqué de quelle chaîne de magasins il s'agissait. Une précaution inutile en quelque sorte puisque l'enseigne elle-même vient de se désigner comme étant l'ancien employeur de Leslie Plée. En atteste l'e-mail qui vient d'être envoyé à l'ensemble des magasins du réseau Cultura leur demandant de ne pas diffuser l'ouvrage...
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 13:04


Les différentes enseignes de la branche restauration de la galaxie Mulliez ont affiché en 2008 un chiffre d'affaires global en légère hausse : + 1,3 % à 777 millions d'euros hors taxes. Autant dire que sans l'apport des 11 nouveaux restaurants inaugurés l'an passé (dont 6 Flunch ouverts en France), Agapes aurait bouclé son exercice avec des ventes en recul. Ce qui est d'ailleurs le cas de la plupart de ses concurrents qui - hormis McDonald's et ses ... 11 % de croissance ! - ont vu leur activité à périmètre comparable se replier en 2008
Numéro 2 de la restauration commerciale en France, Agapes Restauration emploie 12 200 salariés. Le groupe gère 280 restaurants Flunch (dont 220 en France), 43 Pizza Paï, 34 Trois Brasseurs, 13 Amarine, 4 Il Ristorante, autant de Salad&Co et 19 Sogood Café. Il exploite également 26 fast-food en partenariat avec Quick et possède deux sites industriels : la Charcuterie de la Vallée de la Bruche (Bas-Rhin) et Le Petit Cusinier (Pas-de-Calais).
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 08:00

Ci dessous, un article paru sur le site du magazine Linéaires à propos de la branche supermarchés du groupe Auchan et du remplacement définitif de l'enseigne Atac par Simply Market. On apprend dans ce papier que pour redonner un peu de tonus à la part Valsuper, il a été décidé d'y inclure 28 % de Valauchan. Au vu des évolutions respectives de la valeur des deux parts ces dernières années, l'information est de nature à réjouir les collabaroteurs d'Atac / Simply. A voir si les porteurs de parts Valauchan accueilleront aussi favorablement cette mesure.

Auchan peut-il rouler au super ?
article de Benoît Merlaud (Magazine Linéaires)

Auchan n’a jamais paru à l’aise avec les supermarchés. Spécialiste des grands hypers, le Nordiste est quasiment le seul distributeur à ne pas profiter du succès des formats de proximité. Avec Simply Market, il espère inverser la vapeur.

Auchan est un cas à part dans le paysage français de la distribution. Deux grandes tendances animent aujourd’hui les formats de la concurrence : la gestion problématique des grands hypers (Carrefour et Casino n’ont plus honte de réduire des surfaces) et le succès croissant de la moyenne proximité (supermarchés et petits hypers). Chez Auchan, c’est tout l’inverse.
Le Nordiste est le seul à maîtriser la productivité de ses plus grands paquebots, avec des résultats qui suscitent l’envie (voir notre sujet de couverture). Mais il est aussi le seul, ou presque, à ne pas profiter de l’engouement pour les formats plus petits.
Auchan a pour ainsi dire découvert le supermarché en 1996, lors du rachat de Docks de France. Il a, à l’époque, récupéré un réseau de 224 magasins intégrés et 43 franchisés en France (sans compter le partenariat avec Schiever). En treize ans, Auchan n’a quasiment pas développé son parc hexagonal : 286 supermarchés intégrés et 39 franchisés au compteur début 2009 !
Ce petit réseau n’a jamais vraiment pesé sur le territoire national. La part de marché s’érode (2,7 % en 2008 et 2007, contre 2,9 % les années précédentes), de même que les performances économiques. Le distributeur ne détaille pas ses résultats par branche, mais un outil interne, lié à la participation, fournit de précieuses indications. Comme pour les hypers, les salariés des supermarchés du groupe peuvent placer leur participation dans le capital de leur société AuchanSuper, via un fonds maison. Et la valeur de ce fonds suit les performances de la branche, en vertu d’un audit extérieur réalisé chaque année.
Chez Auchan, les salariés détiennent ainsi 13 % du capital, à travers des parts « Valauchan » dont la valeur progresse d’année en année (+ 44 % entre 2004 et 2008). Chez Atac/Simply Market, les sommes investies par les salariés ne dépassent pas 3 % du capital. Pas étonnant : la valeur de la part « Valsuper » s’est dégradée plusieurs fois (- 5 % en 2005 et en 2006, encore - 4,5 % en 2008) ! Quand on sait que les salariés d’Atac connaissent évidemment le sort dont bénéficient les collègues d’Auchan, cela donne une idée de l’ambiance…

Remotiver les troupes

Pour remotiver ses troupes, AuchanSuper s’est résolu à accorder quelques coups de pouce. En 2008 (au titre de l’exercice 2007), le calcul de la participation a été revu de manière exceptionnelle : au lieu d’accorder, comme d’habitude, l’équivalent de 3 à 5 fois le minimum légal, la DRH a redistribué 17 fois plus. Les salariés n’ont pas touché des fortunes, mais la direction, au moins, a sauvé les meubles.
En 2009, ensuite, Valsuper va changer de visage. Pour arrondir les angles, sa valeur ne dépendra plus seulement des performances des supermarchés. 28 % de la part sera calée sur l’évolution du groupe Auchan dans son ensemble.
Ces précautions prises, la branche supermarchés n’en affiche pas moins de solides ambitions pour ses propres résultats. Son argument : Simply Market. Le premier magasin test avait ouvert en décembre 2005. Une dizaine ont suivi en 2006. Douze mois après la première ouverture, le déploiement de la nouvelle enseigne était acté, mais sans enterrer encore officiellement Atac.
Par la suite, le distributeur n’est d’ailleurs pas allé bien vite : l’objectif d’une centaine de Simply Market, fixé pour la fin 2007, n’a été atteint que fin 2008. « Le modèle a fait ses preuves dans la durée, justifie-t-on du côté d’AuchanSuper, évoquant ainsi la (patiente) culture maison du groupe. Les magasins transformés continuent de progresser en chiffre d’affaires, en nombre de clients et en nombre d’articles vendus, au cours de la deuxième et de la troisième année d’exploitation. »
Traditionnellement discret sur ses chiffres, Auchan livre pourtant que les volumes de ventes des Simply Market ont progressé de 13 % l’an dernier, quand ceux d’Atac reculaient de 1 %. Le prix moyen de l’offre est environ 10 % inférieur chez Simply Market (grâce à des marges serrées mais surtout par l’effet d’un mix plus discount, avec davantage de MDD). « L’objectif, en convertissant un Atac, est de faire progresser ses revenus de 5 % », conclut Denis Simon, le directeur général d’Atac/Simply Market.
Cette année, le distributeur arrête de tergiverser. Il met 50 M€ sur la table pour transformer les 180 Atac intégrés qu’il lui reste, d’ici la fin du premier semestre (ce qui représente en gros le même budget par magasin que le plan de conversion des Carrefour Market, alors que les chantiers Simply Market sont plus lourds). Et Auchan signe encore un autre chèque de 50 M€, pour faire sortir de terre 10 nouveaux supermarchés sur le sol français.
AuchanSuper a donc prévu de disposer, à la fin 2009, d’un parc de 296 Simply Market intégrés. A l’horizon 2015, l’objectif est porté à 400 magasins détenus en propre sur le sol français. Les franchisés et partenaires sont invités à basculer rapidement. Schiever (82 Atac) s’y prépare, mais se donne plus de temps. « Le principe de la conversion est validé, mais nous n’avons pas encore établi de calendrier, précise un porte-parole du groupe régional. Chaque magasin fait l’objet d’une réflexion complète. »

Ravi de sa nouvelle enseigne

« Les deux tiers des franchisés ont déjà signé le nouveau contrat », se félicite pour sa part Denis Simon. Les autres traînent un peu des pieds, mais les quatre franchisés déjà convertis pourraient aider à les convaincre. L’un d’entre eux, contacté par Linéaires, se montre en tout cas ravi de sa nouvelle enseigne.
A Montluçon (Allier), Denis Cozien a transformé son Atac de 1 000 m2 en novembre 2007. « Il est difficile de sortir un bilan chiffré du passage en Simply Market, parce que la zone est en plein bouleversement, avec des destructions d’immeubles, explique le franchisé. Mais les clients ont réservé un bon accueil au concept. Ils apprécient les rayons fruits et légumes, beauté-parfumerie. Les employés aussi sont satisfaits. Les gains de productivité passent par des assortiments plus réduits, des allées plus larges pour faciliter le travail. »
Denis Cozien a investi 250 000 € dans la transformation de son supermarché (la moyenne tourne plutôt autour de 300 000 €). Il en a profité pour adopter des solutions économes en énergie (lumières basse consommation, etc.) et il a réduit de près de 3 % sa facture d’électricité.
Si le concept Simply Market est transposable dans des magasins de 1 000 à 1 500 m2 (il a été pensé pour), il trouve ses limites dans les unités les plus grandes du parc. Des petits hypers ont déjà été convertis, à Vitry/Seine (94) sur 3 400 m2, Montfermeil (93) sur 2 900 m2 ou Montdidier (80) sur 2 500 m2. En interne, on les appelle les « maxi ». Jusqu’à présent, le développement de l’offre non-alimentaire pose problème dans ces magasins.
En soi, ouvrir ces rayons est possible, puisque la branche supermarchés s’adosse à la centrale Auchan. Mais leur gestion sort de la mécanique bien huilée mise en place par Simply Market, notamment sur un plan logistique. La direction d’AuchanSuper n’a pas encore tranché. Il le faudra bien, pour régler le sort des 22 unités du parc dont la surface est comprise entre 2 500 et 4 000 m2. Cette difficulté, au passage, illustre une autre particularité d’Auchan : son absence sur le créneau des petits hypers, qui focalise pourtant bien des attentions chez la concurrence.
Sur le petit supermarché urbain, en revanche, le distributeur nordiste est entré dans la course. Bien avant Carrefour City ou U Express, Auchan avait ouvert un Simply City sur 800 m2, à Paris, dès 2007 (boulevard des Batignolles). Le concept urbain a été validé, mais le nom spécifique de l’enseigne ne devrait pas être retenu. En 2008, l’Atac de Daumesnil, toujours à Paris, a pris le nom de Simply Market, tout simplement.

Benoît Merlaud

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 06:49


Dans la foulée des propos télévisés de Nicolas Sarkozy le 5 février visant à encourager les entreprises à reverser 1/3 de leurs profits aux salariés, Auchan a été cité en exemple par plusieurs médias. Notamment le 20 heures de France 2 du mercredi 18 février. A l'antenne, une hôtesse de caisse a ainsi expliqué gagner 15 mois et demi de salaire par an grâce à l'intéressement et à la participation.
A l'écran également, une infographie montrant que chez Auchan 41 % des profits reviennent aux salariés, un chiffre effectivement au-delà de la règle évoquée par le chef de l'Etat. L'enseigne-phare des Mulliez est incontestablement pionnière en la matière et se classe parmi les sociétés françaises redistribuant le plus à ses collaborateurs. Quelques précisions méritent tout de même d'être apportées :
- le chiffre communiqué aux journalistes est celui de l'exercice 2006. En 2007, sur les mêmes bases, la part des profits reversés aux salariés était de 36 %. Pour l'exercice 2008, il faut encore attendre quelques semaines avant de connaître le ratio.
- surtout, la présentation en "parts de gâteau" et la méthode de calcul pour aboutir à ce chiffre de 41 % manquent de rigueur. Oui, les 306 millions redistribués aux collaborateurs en 2006 représentent l'équivalent de 41 % des 754 millions d'euros du résultat net. Mais ils n'en sont pourtant en rien issus, puisque préalablement déduits. Pour être exact, le calcul aurait dû être 306 / (306 + 754) = 28,9 %. Un taux tout à fait honorable, mais éloigné des 41 % mis en avant.
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 13:38
Un sujet qui n'est pas en lien avec les Mulliez mais qui renvoie au thème du partage des profits, de l'appétit des actionnaires et du train de vie et des passions des plus aisés d'entre eux.
Dans son numéro du 19 février, Challenges présente un tableau indiquant, pour les entreprises du CAC40, la part du résultat net après impôts distribuée aux actionnaires. Le groupe PPR est en 11e position avec des dividendes qui représentent 53,4 % des bénéfices. Hasard du sommaire, on trouve quelques pages plus loin un article à propos de l'utilisation faite de ces dividendes par le patron-fondateur de PPR via sa collection d'oeuvres d'art (photo DR). Une passion dans laquelle François Pinault engloutit des sommes colossales. Toujours dans le même numéro, comme pour bien montrer dans quel monde évolue la famille du milliardaire breton, une photo très glamour du fils Pinault et de son épouse, l'actrice Salma Hayek, qui viennent de convoler. Bien sûr, n'importe qui a le droit d'acquérir des oeuvres d'art (après tout, mieux vaut cela que de flamber au Casino) ou de se marier avec une star d'Hollywood. Cela n'enlève en outre rien aux qualités d'entrepreneurs dont on peut faire preuve par ailleurs. Il n'empêche, certains télescopages sont parfois brutaux. Le jour même de la parution de ces articles dans Challenges, PPR présente ses résultats 2008 à la presse. Du côté des activités grand public, l'heure est à la réduction de la voilure aussi bien à La Redoute qu'à la Fnac ou chez Conforama. Ce matin, La Voix du Nord a rapporté les propos de syndicalistes particulièrement remontés : "Les résultats de PPR sont en hausse.Pinault a pour objectif d'augmenter la marge nette, la rentabilité et le cash-flow. C'est seulement cela que visent les plans de licenciement. C'est scandaleux." Et un autre de poursuivre : "Il y a 450 millions d'euros versés aux actionnaires, dont 40 % à la famille Pinault. Avec une partie, PPR pourrait satisfaire les salariés". On imagine le courroux de ces délégués quand ils vont tomber sur Challenges...

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 05:21


Ce mardi matin, Auchan France va communiquer à ses collaborateurs le taux de participation aux résultats de l'entreprise pour l'exercice 2008. Il s'établit à 8,5 %. Un chiffre sensiblement équivalent à celui de l'exercice 2007 (8,10 %) mais qui devrait néanmoins nourrir certaines déceptions en interne. En effet, au vu des bons résultats dégagés l'an passé par les hypermarchés hexagonaux du groupe - qui ont dépassé leur objectif de cash flow brut (voir ma note du 12 février) - les salariés s'attendaient à un meilleur taux. La participation est calculée non seulement sur la base des résultats des magasins intégrés mais elle inclut aussi les performances d'Immochan, de la centrale d'achat et d'une quote-part de la holding.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 17:10



En 2008, révèle le mensuel Linéaires dans son édition de février, Auchan France a enregistré des ventes en hausse de 1,7 %, un chiffre sensiblement supérieur à ceux publiés ces dernières semaines par Carrefour et Casino, dont les hypers hexagonaux ont respectivement enregistré des baisses de chiffre d'affaires de 0,7 % et 2,4 %. Des écarts, explique en substance le magazine, qui montrent que la méforme actuelle des hypers est d'abord affaire d'enseigne plutôt que de format. De sources internes, c'est à la très bonne tenue de ses ventes en alimentaire qu'Auchan France doit son supplément de dynamique commerciale. Car sur les autres rayons, l'enseigne a, comme ses concurrents, beaucoup souffert en 2008.
Par delà cette progression des ventes, c'est surtout un autre chiffre qui est à l'origine des larges sourires affichés ces dernières semaines dans les couloirs du siège. Auchan France a en effet dépassé d'environ 10 millions d'euros l'objectif de 890 millions de cash flow brut sur lequel Philippe Baroukh (photo ci-contre) s'était engagé en début d'année.
Au printemps, alors que le compteur accusait un sérieux retard sur l'objectif, le directeur général avait d'une main de fer enclenché un rigoureux programme de réduction des coûts, notamment des frais de personnels. Dans les mois qui suivirent, le redressement des comptes fut spectaculaire. Avec donc cette conséquence d'un cash flow brut en fin d'exercice qui ressort à 900 millions d'euros, en hausse de 1,2 % par rapport à 2007.

Bonus pour les uns, I-Phone pour les autres...


En marge des tensions avec les organisations syndicales liées à la mise en oeuvre des mesures d'économies décidées par P. Baroukh, les conditions dans lesquelles le directeur général avait négocié la réalisation de "son" objectif n'ont pas été sans faire de vagues. En cause, le montant de l'enveloppe financière et les modalités - très discrétionnaires - de sa distribution via des bonus dont seulement quelques dizaines de directeurs de magasins savaient qu'ils pourraient en profiter. Une fois l'objectif atteint, les autres, eux, ont du se contenter d'un I-Phone...

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:50


Après la liquidation de la Camif et le plan social à la Redoute, c'est au tour des 3 Suisses d'annoncer une restructuration. Ebranlée elle aussi par la crise qui frappe de plein fouet la vente par correspondance, la filiale commune de l'Allemand Otto Versand et de la famille Mulliez (45 %) a présenté ce mercredi matin un plan dont l'une des conséquences est la suppression de 674 emplois. D'après La Voix du Nord, aucun licenciement sec n'est prévu. La réorganisation de l'entreprise se traduit notamment par la fermeture de cinq centres régionaux d'appels et par des réductions d'effectifs aux services courrier et logistique. Dans le même temps, un centre unique de relations clients va être créé à Croix, au siège de l'entreprise, avec à la clé 150 emplois.
En 2008, le vépéciste a enregistré une perte de 28 millions d'euros. L'un des objectifs de son plan de relance est de faire passer la part de ses ventes sur internet à deux tiers de son chiffre d'affaires contre à peine la moitié aujourd'hui.

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 14:56


Exclusif
- Ce lundi 9 février, à 14 heures, la société alsacienne Adler a déposé son bilan auprès du tribunal de commerce de Strasbourg. L'entreprise, spécialiste de la conception et de la revente aux particuliers de radiateurs électriques et de pompes à chaleur, emploie environ 200 salariés, répartis entre son siège de Hoenheim (Bas-Rhin) et ses 25 agences commerciales. Son chiffre d'affaires est estimé à 20 millions d'euros.
Actionnaire majoritaire depuis seulement juin 2008, le fonds Créadev - la filiale d'investissement en fonds propres de la famille Mulliez - n'a pas souhaité poursuivre ses investissements dans cette société dont la trésorerie a été mise à mal depuis novembre 2008 et la forte chute des ventes. Les salaires de janvier n'ont pas été versés.
Il y a huit mois, pourtant, au moment de l'annonce de son entrée au capital, à hauteur de 80 %, Bruno Donville (photo ci-contre), le patron de Créadev, mettait en avant une stratégie d'investissement "dans la durée, sans échéancier de sortie" et donc, on pouvait le penser, avec de moindres exigences de rentabilité à court terme. Il n'en a rien été. Ce renoncement est d'autant plus surprenant qu'Adler avait semble-t-il bien préparé l'avenir au plan de sa stratégie produits avec, notamment, une diversification en direction des énergies renouvelables et des équipements d'isolation, des métiers plus porteurs que les traditionnels radiateurs électriques.
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La face cachée de l'empire Mulliez

Entrez dans les coulisses de cette famille aux 700 cousins, découvrez qui est vraiment Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, quelles sont les méthodes du groupe en Russie, ses cachotteries en Chine, ses relations inavouables outre-Atlantique.

Au sein de la tribu roubaisienne, le malheur des uns et les principes des autres ont fait la fortune de tous. Par-delà l’exceptionnelle réussite entrepreneuriale du clan, la saga Mulliez est d’abord une histoire familiale des plus romanesques. Riche en anecdotes et en confidences, l’enquête prend ici des allures de fresque historique où les révélations le disputent aux affaires de famille.

 

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L'empire des Mulliez

AFM2Fort de ses 600 000 salariés et de ses 86 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (ci-dessus la photo du siège de l'AFM à Roubaix).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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