L'empire des Mulliez


Fort de ses 300 000 salariés et de ses 60 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Xanaka, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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Vendredi 10 juillet 2009



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- Ce vendredi 10 juillet, la commission départementale d'aménagement commercial d'Ille-et-Vilaine a autorisé par cinq voix pour, trois voix contre, la construction au nord de Rennes d'un ensemble comprenant un hypermarché Auchan non-alimentaire de 10 000 m². Le projet (photo Auchan) comprend également un Auchan Drive ainsi qu'une galerie marchande de 11 650 m². Aux termes d'intenses tractations, les élus bretons se sont finalement rangés derrière les maires de Betton et Rennes qui soutenaient le projet. Les éventuels recours contre cette décision doivent être déposés devant la commission nationale (CNAC) dans un délai d'un mois, laquelle a alors quatre mois pour faire connaître son avis.
Concernant le
rapport d'instruction défavorable de la préfecture, il a fait l'objet, à la veille du vote, de compléments de nature à assouplir son avis. Cela faisait de nombreuses années que le groupe Auchan cherchait à s'implanter sur Rennes. A Betton, il cotoiera un Leroy-Merlin et un Décathlon, ouverts, eux, depuis deux ans.
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Jeudi 9 juillet 2009


A la veille de son passage en CDAC, le dossier du futur Auchan non-alimentaire au nord de Rennes n'en finit pas de semer la zizanie entre les élus des différentes collectivités territoriales appelés à voter vendredi en commission. Soutenant le projet, le maire et les barons locaux du PS doivent faire face à des opposants très déterminés, y compris au sein de leur propre majorité. Qui plus est, mardi, un élément imprévu est venu perturber les élus. D'ordinaire réservé à la seule lecture des membres de la CDAC, le rapport d'instruction rédigé par la direction départementale de l'équipement s'est retrouvé diffusé à une liste de destinataires plus longue que prévu... Et il apparaît que ce document "confidentiel" consiste en une sévère critique du projet présenté. Les services de la préfecture estiment notamment que cet hyper au milieu des champs (voir la photo) ne répond pas aux nouvelles exigences en matière de développement durable. Alors qu'Auchan et ses alliés de Rennes Métropole tablaient sur un rapport globalement neutre, ils se retrouvent avec une synthèse à charge. Si, comme il est probable, la décision de vendredi - qu'elle soit favorable ou non - fait l'objet d'un recours en CNAC, c'est sur ce même rapport que la commission nationale s'appuira le moment venu. Du coup, il n'est pas à exclure que pour éviter de faire monter à Paris cet encombrant dossier, Auchan retire in extremis son projet en CDAC... et attende quelques mois de plus l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'urbanisme commercial.
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Lundi 6 juillet 2009

 


Vendredi 10 juillet, la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) d'Ille-et-Vilaine va se prononcer sur l'ouverture d'un centre commercial Auchan prévu à Betton, au nord de Rennes (photo DR / Ouest France). Bien que le projet soit d'un rayonnement commercial local, ce dossier a valeur de test national.
Tout d'abord, si Auchan obtient le feu vert, il s'agira de son premier hyper non-alimentaire, une nouvelle enseigne "
Auchan Home" qui s'inscrit dans la stratégie de diversification des concepts chère au groupe nordiste.
Surtout, depuis l'entrée en vigueur à l'automne dernier de la loi de modernisation de l'économie, le dossier rennais est devenu d'une certaine manière emblématique. D'une part parce que dans un pays présentant la plus forte densité européenne d'hypermarchés, les créations ex-nihilo sont désormais très rares. D'autre part, du fait des contraintes imposées par la charte locale d'urbanisme commercial qui proscrit toute nouvelle ouverture d'hyper sur l'agglomération. Une disposition du type de celles contre lesquelles s'était précisément élevé le député Charié, rapporteur de la LME, au motif qu'elles contenaient des critères "économiques" que le législateur ne veut plus voir pris en compte dans les délibérations.
Reste qu'en remplaçant les anciennes CDEC par les CDAC, les députés ont renforcé le pouvoir des élus au détriment des structures consulaires. Et là encore, le cas rennais est très intéressant. Sur les 8 membres de la CDAC, 5 sont des élus locaux. Il se trouve que s'agissant du dossier d'Auchan Betton, l'homogénéité politique est de règle puisque les 5 collectivités concernées (Ville, métropole, commune, EPCI et département) sont toutes du même bord politique, en l'occurrence socialiste. Il n'empêche, entre les "pro" et les "anti" de cette même majorité, la fracture est réelle. Témoin le conse
il de Rennes Métropole avec d'un côté un adjoint au commerce opposé au projet mais de l'autre des poids lourds qui y sont favorables.

Profitant de la controverse, certains s'invitent au débat. C'est par exemple le cas des commerçants du centre-ville, regroupés au sein du Carré Rennais, qui faute de pouvoir peser en commission sur l'issue du vote, ont convié la presse pour exprimer leur opposition au projet. C'est aussi le cas de la CFDT, qui a envoyé en fin de semaine un courrier aux membres de la CDAC les mettant en garde contre les conséquences d'un vote favorable.

Une chose semble acquise, quelle que soit l'issue du vote de vendredi, ceux qui auront perdu exerceront un recours devant la commission nationale (la CNAC).

Pour l'heure, voici les grandes lignes du projet tel qu'il va être défendu en fin de semaine par Auchan :

  • un hypermarché non-alimentaire de 10 000 m²,

  • une galerie marchande à ciel ouvert de 11 650 m² au global

  • sept restaurants, un Auchan Drive

  • 250 emplois créés, 30 millions d'euros d'investissements

  • un objectif de chiffre d'affaires compris entre 80 et 100 millions d'euros.


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Jeudi 2 juillet 2009


La filiale d’Auchan prévoit 12 ouvertures cette année. Géré en totale autonomie par rapport aux hypers, Chronodrive se déploie nationalement. Le pionnier du « clic and drive » vient en outre de rénover son site web.    

                  En partenariat avec

Signe de la dimension désormais nationale de l’enseigne, la page d’accueil du nouveau site web de Chronodrive arbore fièrement une carte de France de ses implantations. Dix sites étaient ouverts à la fin juin et quatre autres le seront prochainement. D’ici la fin de l’année, à en croire un plan d’expansion qui n’a pas été remis en question par la crise, le réseau devrait atteindre le seuil des 20 établissements. En termes d'emplois, les effectifs vont doubler dans les six mois, passant de 500 à 1 000 personnes.

A la faveur des 5 ouvertures de 2008 et des 12 prévues cette année, la filiale du groupe Auchan, pionnier du « clic and drive » est clairement passée en mode déploiement. Outre celles de son berceau nordiste, l’enseigne compte des unités en Bretagne, Touraine, région parisienne, Champagne et Sud-Ouest. La formule « commande en ligne + enlèvement sur site » séduit un nombre croissant de clients qui apprécient l’accès facile aux Chronodrive. Situés en dehors des centres commerciaux, directement en bordure des grands axes sur les trajets domicile / travail, ils se distinguent de ce point de vue des drives adossés à des magasins classiques.

Deux Chronodrive à Rennes en 2010

Bien que contrôlé à 95 % par Auchan, Chronodrive fonctionne comme une entreprise autonome. De manière assez surprenante, jusqu’à peu, il n’y avait aucune concertation avec le service qui pilote le développement des Auchan Drive adossés aux hypers. C’est ainsi, par exemple, qu’un directeur de magasin a appris par le maire de sa commune à qui il venait présenter son projet de Drive que Chronodrive était sur le point de déposer un permis de construire à seulement quelques kilomètres de son hyper. A chacun ses études de marché, à chacun ses équipes d’expansion, et donc à chacun ses projets.

On aurait pu imaginer que l’entreprise privilégie d’abord les agglomérations dont Auchan est absente, histoire de ne pas venir grignoter des parts d’un même gâteau. Il n’en a rien été, témoin les quatre unités ouvertes sur Nantes et Bordeaux, deux villes où Auchan est bien présent. Sur Rennes, une ville dont l’enseigne au rouge-gorge est absente, deux projets Chrondodrive vont se concrétiser au cours de ce second semestre.

Mise en place d’un programme de fidélité

L’indépendance des deux concepts se vérifie également au plan de la politique commerciale. Un point commun tout de même : le service est gratuit. Pour le reste, prix et assortiment notamment, là encore, l’autonomie est de règle. Globalement, les 7 500 références de Chronodrive sont en moyenne de 1 à 3 % plus chères que sur AuchanDrive.fr (6 000 références). La nouvelle version du site de vente en ligne de Chronodrive est des plus marchande. Au sein du magasin virtuel, en plus de l’entrée classique des traditionnels rayons, l’internaute peut se diriger directement vers des corners promo, nouveautés, espace bio ou encore boutique hard-discount (250 références). A signaler la mise en avant du programme de fidélité Chrono + : 5 % de réduction sur les produits Auchan, Mmm ! et Rik & Rok et des réductions à cagnotter sur une sélection mensuelle de références de grandes marques. En page d’accueil, les visiteurs se voient aussi proposer une sélection d’une dizaine de références de petit électro-ménager premier prix. Une manière de faire savoir que l’offre de Chronodrive est dorénavant élargie à de nouvelles familles de produits, y compris également une gamme de fournitures scolaires.

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Mercredi 1 juillet 2009


Ce 1er juillet, l'abaissement du taux de la TVA à 5,5 % dans les restaurants fait l'actualité. J'ai eu l'occasion d'évoquer dans ma note du 9 juin les stratégies prix mises en place dans les enseignes d'Agapes, n°2 en France de la restauration commerciale avec Flunch, Pizza Paï, Amarine, etc.
Ces dernières années, faute du feu vert bruxellois nécessaire à cette baisse de la TVA, l'Etat français avait mis en place un système de subventions qui avait pris la forme d'une aide à l'emploi. Ce qu'on appelait les aides HCR (pour hôtels, cafés et restaurants). Plafonnées à 30 équivalents temps plein par établissement, ces aides étaient essentiellement destinées aux entreprises indépendantes, y compris les franchisés type McDonald's. Organisées en structure succursaliste intégrée, les enseignes d'Agapes ne pouvaient pas en bénéficier au-delà de 30 employés. Constatant que les concurrents
dotés de structures juridiques distinctes par établissement étaient, eux, éligibles aux aides, Agapes a calculé qu'en 2007, ce sont ainsi près de 12 millions d'euros d'aides que le groupe n'a pas été en mesure de capter.
L'an passé, deux des enseignes (Flunch et Amarine) ont donc décidé d'aller "chercher les aides" en procédant à un changement de statut juridique. Les autres ont reculé devant la charge de travail et les coûts administratifs conséquents, préférant miser sur la baisse de la TVA (et ils ont eu raison !). Flunch a déployé des moyens très importants et mobilisé ses services centraux pour gagner un an d'aides... mais qui disparaissent aujourd'hui avec la TVA à 5,5 %. Cela faisait partie des contreparties demandées par le gouvernement. Autrement dit, le jeu en valait la chandelle, mais ça ne sert maintenant plus à rien...
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Jeudi 25 juin 2009


C'est à un exercice délicat de communication que s'est livrée aujourd'hui la direction d'Auchan France. Confronté à des objectifs de cash qui n'ont pas été atteints au premier semestre - ce que le communiqué de presse se garde néanmoins d'indiquer -, l'entreprise a choisi de tailler dans ses coûts et de supprimer 1 400 postes dans certains métiers notamment conseillers de vente, livreurs, personnels administratifs et autres employés des sytèmes d'information. Pour faire passer plus facilement l'annonce de cette réduction d'effectifs, Auchan France a choisi de mettre en avant sa démarche de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences. Présenté hier au comité central d'entreprise, le nouveau volet de cette GEPC court jusqu'en 2012 et inclut la création de 2 500 postes, notamment dans les relais de croissance que sont les filiales dites "multicanal" (Auchan Drive, AuchanDirect) et les ouvertures de magasins (Kremlin-Bicètre ainsi que les nouveaux concepts Auchan City à Tourcoing et Auchan Gourmand à Marseille).
Au global, sur trois ans, et en laissant de côté les recrutements liés au turn-over naturel (4 500 employés), le solde reste positif et devrait permettre à l'entreprise d'atteindre 51 000 salariés contre 50 100 actuellement. Signée précédemment en mars dernier par 4 des 5 syndicats représentés chez Auchan (ci-dessus la page des signatures, seul manque le paraphe de la CGT), la GEPC vise à "adapter l'organisation de l'entreprise tout en maintenant un cadre de plein emploi pour ses collaborateurs".
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Jeudi 25 juin 2009


Le blocage de l'entrepôt de Brice au Mans a été levé mardi 23 juin en fin de journée. Dans la foulée des nouvelles propositions faites par la direction, "bien au-delà des propositions initiales" d'après des salariés, la fin de la grève a été votée à l'unanimité. Les négociations ont repris.
Non évoqués dans un premier temps, d'éventuels reclassements au sein de magasins sarthois de la galaxie Mulliez pourraient être mis sur la table. Une précision : la société Artediem (enseigne Cadréa), qui a elle aussi son siège au Mans, n'est pas concernée par cette jurisprudence de bon cousinage. Bien que propriété d'un membre de la famille Mulliez (Patrick Bayart), elle est - contrairement à Brice - totalement indépendante du périmètre de l'association familiale Mulliez.
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Lundi 22 juin 2009
Comme des millions de Français, les salariés du siège de Brice au Mans ont sans doute vu "Bienvenue chez les Ch'tis". Dans la vraie vie, pourtant, la perspective qui leur est offerte de rejoindre Roubaix ne les fait pas franchement rire. Consécutive au rapprochement de l'enseigne avec Jules et Brice, la décision de déménager le siège sarthois ne plaît guère aux employés. Depuis la semaine passée, 71 des 104 salariés concernés sont en grêve (photo Le Mans TV) et bloquent l'entrepôt. Alors que la plupart des salariés ont décliné les propositions de mutation dans le Nord, le conflit porte sur les mesures d'accompagnement : congés de reclassement et indemnités de licenciement. La direction propose 10 000 euros ; les syndicats réclament 15 000 euros plus 3 000 euros par année d'ancienneté.


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Mercredi 17 juin 2009

Le lien vers l'interview de Hugues Mulliez mise en ligne par le Journal du Net suite à la conférence de presse de ce mardi 16 juin. A cette occasion, le patron fondateur de Youg's a indiqué que les deux réseaux seraient exploités sous la seule enseigne Surcouf. Rénovés
, les 5 points de vente de l'ancienne filiale de PPR vont adopter une politique commerciale fondée d'une part sur un élargissement de l'offre et d'autre part sur une baisse des prix de manière à ce que les prix en magasin soient au niveau de ceux pratiqués sur les sites de vente en ligne.
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Jeudi 11 juin 2009


C'est fait. Dans un très bref communiqué le groupe PPR a annoncé ce jeudi 11 juin avoir cédé sa filiale Surcouf à Hugues Mulliez, propriétaire de l'enseigne Youg's. Une transaction atypique du fait de l'écart considérable de taille et de notoriété entre ces deux entreprises spécialistes de la distribution de matériel informatique. Une fois n'est pas coutume, c'est le petit qui croque le gros. Fondé en 1999 par Hugues Mulliez, fils de Stéphane (pour sa part créateur de l'enseigne Picwic), Youg's compte trois magasins à Villeneuve d'Ascq (59), Hénin-Beaumont (62), Lieusaint (77) et peine à ouvrir son 4e (voir ma brève du 4 juin). Surcouf, de son côté, a été créé en 1992, repris par PPR en 2000, et a réalisé l'an passé au travers de ses cinq points de vente (dont deux "locomotives" parisiennes) un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros.
Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. On sait seulement 1) que François-Henri Pinault avait un besoin urgent de séparer de cette enseigne qui enchaînait les pertes depuis quatre ans 2) que les Mulliez ne sont pas du genre à surpayer leurs rares acquisitions.
Hugues Mulliez intervient ici à titre individuel, en marge de l'association familiale. Il était même en concurrence potentielle avec deux autres entités concernées par la distribution d'informatique (reliées, elles, à l'AFM) et qui avaient toutes les raisons de s'intéresser à ce dossier : Grosbill, la filiale d'Auchan, et Boulanger.
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Mardi 9 juin 2009



Dans quelques semaines, le 1er juillet précisément, le taux de TVA dans la restauration va tomber de 19,5 % à 5,5 %. Un abaissement qui était réclamé à cor et à cri depuis des années par les professionnels. Alors que le secteur subit de plein fouet la crise économique, les clients peuvent-ils s'attendre à voir baisser significativement le montant des additions ? Quel va être l'impact de ce changement au sein des enseignes d'Agapes, n°2 de la restauration commerciale en France derrière McDonald's ?
Agapes Restauration n'ayant de groupe que le nom, chacune de ses enseignes est libre d'appliquer comme elle l'entend les directives du "contrat d'avenir" négocié par la profession avec le gouvernement. De la même manière qu'il n'existe pas de synergies entre les différentes chaînes, il n'y a pas eu non plus de consignes globales données au sujet de la répercussion de la baisse de TVA. A priori, Les 3 Brasseurs devraient se contenter du minimum légal, à savoir sept produits en baisse. Tout comme Amarine, qui est en grande difficulté. A la faveur de ses menus "board" amovibles, Flunch devrait pour sa part jongler en fonction des évènements. Quant à Pizza Paï, qui a le vent en poupe, l'enseigne pourrait afficher 14 produits en baisse plutôt que sept. 
Globalement, l'impact sur l'addition sera très peu perceptible par le consommateur, de l'ordre de - 2 % sur la note. L'esprit de l'accord passé entre les restaurateurs et le gouvernement est de redistribuer le bonus de TVA en trois tiers : 1/3 pour le consommateur, 1/3 pour les salariés et 1/3 pour l'investissement. Le groupe Agapes Restauration ayant largement les moyens de son développement, ce dernier tiers deviendra donc du bénéfice et compensera partiellement la baisse de résultat attendue sur 2009 du fait de la crise.
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Jeudi 4 juin 2009



Fondée en 1999 par un ex-Décathlon, Thierry Mayolle, la chaîne Terres et Eaux vient d’être rachetée par le groupe Oxylane. Spécialiste de la chasse et de la pêche, également dotée d’un rayon équitation, l’enseigne compte quatre points de vente à Lille-Seclin, Amiens-Boves, Witry-les-Reims et Caen-Fleury (photo © Ouest-France). Un cinquième est attendu à Rennes-Cap Malo mais le dossier a pris du retard.

En 2007, Oxylane s’était positionné sur ce même marché avec Fonisto, qui compte aujourd’hui deux magasins, à Barentin (Seine-Maritime) et sur la zone d’Englos (Nord). En fait, il semblerait que le géant nordiste ait été informé des difficultés rencontrées par son ancien cadre pour gagner de l’argent (d'où le retard sur Rennes). En lançant sa propre enseigne, Oxylane l’encourageait, d’une certaine manière, à lui céder son entreprise. Ce qui vient donc d’être fait. Les deux enseignes vont prochainement fusionner.

Logiquement, vu son ancienneté et son parc, Terres et Eaux devrait être conservé en tant que bannière. Au plan du concept, en revanche, la formule de Fonisto a l’avantage d’une offre plus discount, plus en phase avec le savoir-faire d’Oxylane. « Proposant moins de services et une largeur d’offre réduite, elle est d’autre part plus facile à rentabiliser », explique un bon connaisseur du dossier.

La distribution des équipements pour la chasse et la pêche se caractérise par son stock très coûteux. La rotation des produits est lente et certains articles, telles que les armes, sont à des prix élevés qui pèsent au niveau du bilan. C’est notamment pour cette raison que Fonisto ne vend pas de fusils. Le marché des armes, en outre, est en forte baisse du fait de l’érosion des effectifs de chasseurs. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si chez Décathlon, le rayon est à 80 % composé de textile / chaussant et d’aliments pour chien de chasse.

Depuis les difficultés hexagonales de la chaîne allemande Kettner (qui ne compte plus que deux magasins à Paris et Metz), il n’y a plus de grande enseigne d’envergure nationale  sur ce marché. Mis à part les petits rayons de Décathlon, seuls subsistent dorénavant les armuriers de quartier et donc cette nouvelle entité qu’Oxylane entend développer en fusionnant Terres et Eaux et Fonisto.

Par BG, avec Antoine de Lafange - Ecrire un commentaire
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Mardi 2 juin 2009


La France ne représente plus que la moitié de l'activité d'Auchan. Même si l'Hexagone reste le creuset des initiatives du groupe, un nombre croissant de nouveaux concepts démarrent dans les filiales étrangères. Par exemple, c'est l'Italie qui, il y a cinq ans, avait développé l'enseigne Simply, devenue depuis la
bannière du groupe sur le format supermarchés. Cette fois, c'est au tour d'Auchan Russie d'exporter son savoir-faire. Apparu à Moscou l'an passé, Auchan City va faire son entrée en France l'an prochain. Conçue initialement pour relancer les petits hypermarchés de centre-ville rachetés à Ramstore, cette déclinaison de l'enseigne au rouge-gorge a obtenu de tels résultats que la direction générale du groupe a souhaité en élargir le déploiement à d'autres pays. En France, c'est Tourcoing qui, à l'automne 2010, accueillera sur 4 000 m² la première unité dans le cadre du nouveau centre commercial (maquette ci-contre) développé par le promoteur Altarea. Par rapport au grand hypermarché de périphérie à forte capacité d'attraction qui constitue le coeur de métier d'Auchan, cette variante urbaine se distingue à la fois par la taille réduite de sa surface et par son implantation de coeur de ville.
Autant que l'exploitation de petits hypers, c'est la vocation urbaine qui, à Tourcoing, représente le challenge à relever. Contrairement au projet d'Aucha
n Gourmand attendu en 2012 à Marseille, dans la cité textile nordiste Auchan City devrait adopter un positionnement plus populaire. C'est tout le travail d'optimisation de l'offre et de mise au point du concept auquel s'attache Marc Lambert, l'ancien directeur régional Nord en charge du dossier.
La nouvelle enseigne Auchan City vient enrichir la palette des concepts dont s'est dotée le groupe pour les magasins de taille intermédiaire. Il y a tout d'abord Les Halles d'Auchan (8 unités en région parisienne centrées sur une offre discount de produits frais et sur les gros conditionnements). Il y a également en Italie les prototypes Maxi Simply et Iper Simply développés par Sma.
Parallèlement, la version standard de l'enseigne Auchan est aussi exploitée sur des points de vente de la tranche 3 500 / 5 000 m². Notamment par le franchisé Schiever, qui possède 7 petits Auchan en Bourgogne. Sur le même créneau, quelques gros Atac (des anciens Mammouth en fait) vont prendre l'enseigne Auchan d'ici la fin de l'année. Il s'agit notamment des magasins de Péronne, dans la Somme, de Brives-la-Gaillarde, en Corrèze et d'Aussillon-Mazamet, dans le Tarn.
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Jeudi 28 mai 2009


C'est mercredi 8 avril, en pleine séance de comité central d'entreprise que l'affaire avait éclatée. Interpellée par les représentants du personnel, la direction d'Auchan avait été contrainte de lever une partie du voile sur l'existence, depuis 2003, d'un plan d'attribution  de stocks-options dans l'entreprise. Les élus avaient laissé éclater leur mécontement lorsqu'ils s'étaient aperçu que les provisions comptables relatives à ces bonus avaient amputé d'1,2 million d'euros le montant global de la prime de participation redistribuée aux salariés. Leur mobilisation a payé. Le 6 mai, la direction du groupe a proposé de "neutraliser le contre-coup financier" de ces stocks-options.
Pour autant, le plan d'attribution n'est pas remis en cause et, surtout, le flou le plus total continue de régner sur les modalités de cette distribution d'actions gratuites. Selon des sources internes, tout indique que les titres octroyés aux dirigeants bénéficiaires n'ont pas été pris sur la partie "familiale" du capital du groupe mais prélevés dans Valauchan, directement au niveau de la caisse de rachat dédiée aux entrées / sorties des actionnaires salariés. Contacté, le service communication se refuse à tout commentaire. Dans quelle proportion ces prélèvements ont-ils contribué à la baisse de la part de capital détenu par les salariés, tombée en cinq ans de 16 % à 11 % ? Mystère ! Dans les documents Valauchan, le sujet est soigneusement évité. Ce défaut de transparence renvoie à un problème plus global de gouvernance du FCP et de responsabilités des élus siégeant à son conseil d'administration.
Mais de manière assez surprenante, ces carences préoccupent assez peu en interne. Avec 110 000 porteurs de parts et un milliard et demi d'euros de capitalisation, Valauchan est pourtant l'un des principaux FCP de salariés-actionnaires de France.


Depuis 30 ans, les soirées Valauchan, au cours desquelles sont annoncées les valeurs de parts, sont un élément fort de la culture du groupe Auchan. Il n'empêche, l'intérêt des salariés porté à la gouvernance du FCP est tout relatif.


Bien que reposant sur l'élection dans chaque magasin de représentants de porteurs de part (les RPP), la désignation des élus Valauchan est, dans les faits, souvent affaire de cooptation. Une situation facilitée par le fait que les délégués du personnel se tiennent à l'écart des élections Valauchan. Par nature en délicatese avec un système qui amène les salariés à s'intéreser à la rémunération de leur capital au lieu de celle de leur seul travail, les syndicats n'ont jamais été en situation de peser sur la gouvernance du FCP. D'où leur incapacité, par exemple, à amener la direction du groupe ou les élus du conseil de Valauchan à davantage de transparence. Y compris concernant la juste évaluation des actifs de l'entreprise par les experts "indépendants" en charge de déterminer annuellement les valeurs de part.
Il y a quelques mois, Arnaud Mulliez avait signé dans Le Monde une tribune dans laquelle il mettait en garde le gouvernement contre le déblocage anticipé des sommes issues de la participation légale aux bénéfices. Selon le patron d'Auchan France, en permettant les retraits avant le terme des cinq ans, Nicolas Sarkozy, tout à sa volonté d'encourager la consommation et de soutenir les dépenses des ménages, a remis en question la notion d'épargne à moyen ou long terme qui prévalait jusque là.
Le gouvernement n'a pas le monopole du déboulonnage des principes fondamentaux qui régissent l'actionnariat salarié. Les dirigeants d'Auchan doivent savoir qu'à chaque fois qu'ils organisent l'opacité autour d'une décision relative au FCP, ils se mettent en situation de rompre le pacte de confiance passé avec leurs salariés actionnaires. Déjà que sur une population de collaborateurs payés majoritairement peu au dessus du Smic, la tentation est grande pour beaucoup de retirer les sommes. Alors si en plus, ceux qui sont en mesure de placer se mettent à douter ...
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Mardi 26 mai 2009

le nouveau président du Conseil de surveillance d'Oxylane ?

Trente trois ans après avoir fondé Décathlon, Michel Leclerq a laissé ses fonctions en mars à la tête du groupe nordiste. Son successeur n'est autre que l'un de ses quatre fils, Olivier, 45 ans. Le Blog Mulliez dresse le portrait de cet entrepreneur atypique qui n'est pas sans détonner au sein du clan Mulliez.
Cet article inaugure une nouvelle série baptisée "Portraits", visant à mieux faire connaître les dirigeants de la galaxie Mulliez.
Olivier Leclercq, au centre sur la photo, accueille dans son hôtel Olivarius deux des Champions du Monde de 1998 : Christophe Dugarry et Zinedine Zidane.
Il y a un proverbe, dans le Nord, qui dit que lorsqu'un Roubaisien gagne de l'argent, il le dépense alors que le Tourquennois, lui, le montre. Bien que n'ayant jamais vécu à Tourcoing, le berceau de sa famille, Olivier Leclercq est une bonne illustration de cet adage populaire. Moins complexé vis-à-vis de l'argent que ne le sont ses cousins Mulliez qui viennent aux réunions à Roubaix en 207 diesel, il ne se gêne pas pour rouler en Audi A8 ou multiplier les escapades familiales à Londres ou Miami. Sur un autre registre, son brevet de parachutiste (le seul diplôme qu'il ait obtenu) et son passé de sous-officier des forces spéciales contribuent un peu plus à la distinguer. Que ce soit au sein de l'association familiale Mulliez ou, plus globalement, de ses homologues exerçant de hautes fonctions dans la vie économique.
Car même s'il lui arrive peut-être encore de se pincer pour s'en rendre compte, Olivier Leclercq fait bel et bien partie aujourd'hui de ce cercle restreint des grands patrons. Certes, chez Oxylane, c'est Yves Claude qui reste aux commandes du groupe et qui pilote au quotidien le navire Décathlon. Il n'empêche, cette présidence de surveillance de la troisième plus importante des entreprises de la galaxie Mulliez est une vraie responsabilité.
Olivier Leclercq connaît bien l'entreprise fondée par son père en 1976, particulièrement la partie "production", qui, en amont des magasins, organise la fabrication des gammes  revendues ensuite sous l'une des signatures Quechua, B'Twin, Kipsta, etc. Ces marques "Passion" qui fondent la spécificité de Décathlon  Pendant 13 ans, de 1987 à 2000, Olivier Leclercq a sillonné l'Asie, y installant équipes d'ingénieurs et bureaux de production qui chaque année déversent sur l'Europe des milliers de containers de produits exclusifs aux prix imbattables
et qui sont devenus les symboles de l'identité de Décathlon et les clés de sa rentabilité.
Tout au long de ces années,
l'aîné des quatre fils Leclercq a passé beaucoup de temps  entre les avions et les chambres d'hôtels. Ce qui l'a amené à s'intéresser aux prestations destinées aux voyageurs d'affaires. En bon Mulliez "piquousé" à la création d'entreprise, il monte son propre projet et inaugure en 2004 à Villeneuve d'Ascq son premier Olivarius, un concept d'appart'-hôtel innovant doublé de parti-pris ethétiques des plus avant-gardistes. Devenu au fil des ans un passionné d'hôtellerie, il ne rate pas, dit-on, une occasion de mettre à profit ses déplacements à l'étranger pour séjourner dans les plus grands établissements. Et dire que son cousin Vianney, le patron de la surveillance chez Auchan, lui se contente des deux étoiles d'un Ibis !
Résident en Belgique, marié à une championne d'athlétisme d'origine bamiléké (laquelle a monté sa propre boutique d'art africain), Olivier Leclercq, à en croire son entourage, revendique ouvertement sa différence par rapport au reste de la tribu Mulliez. "Avec lui, explique un proche, tout est beaucoup plus rock'n roll que la normalité estampillée "gens du Nord" qui prévaut chez les associés de l'AFM". Formant une véritable "bande" avec ses frères, il se retrouve également en proximité du courant que représente au sein de l'association familiale l'axe Gérard / Patrick / Gonzague, des autodidactes eux aussi, respectivement fondateurs d'Auchan, Kiabi et Saint-Maclou. Autant de fortes têtes - accessoirement richement pourvus en droits de vote - qui donnent régulièrement du fil à retordre aux membres de la gérance de l'AFM. Une gérance à laquelle Olivier Leclercq a été élu - très confortablement, paraît-il - en juin 2006. L'intéressé y a retrouvé Thierry Mulliez, actuel président du conseil familial. Vingt ans plutôt, les deux hommes avaient travaillé ensemble dans le tout premier Pizza Paï : Thierry Mulliez en était le directeur ; Olivier Leclercq y préparait les salades et des tonnes de taboulé.
En choississant le fils de Michel Leclercq pour lui succéder à la présidence de la surveillance, le conseil familial de l'association Mulliez a renouvelé d'une certaine manière le pacte tacite qui prévalait jusque-là entre les deux familles : à savoir un actionnaire majoritaire avec 43 % du capital d'un côté, l'AFM et, de l'autre, la holding du fondateur, l'AFIR, "minoritaire" avec 42 % des titres, mais à qui revient la présidence. Reste qu'en théorie, les statuts de l'association ne permettent pas de cumuler un siège à la gérance avec une présidence d'entreprise. En théorie ...
Prochainement au sommaire de la série "Portraits", un article consacré à Marc Mulliez, l'actuel président du "comité des sages" de l'AFM et assurément l'un des membres les plus secrets du clan nordiste.
Par Bertrand Gobin - Ecrire un commentaire
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A lire bientôt

- La nation Mulliez a aussi ses "grands serviteurs"
-
Qui est vraiment Marc Mulliez, le patron du "comité des sages" de l'AFM

... EN BREF

Auchan : licenciement contesté d'un salarié syndiqué

4 juillet 2009 Nord-Eclair rapporte la manifestation qui a regroupé vendredi 3 juillet une cinquantaine de personnes à l'entrée du centre commercial Auchan V2 à Villeneuve d'Ascq. Ils protestaient contre le licenciement d'un salarié qui venait d'être mandaté par la CFDT. Le syndicat crie à la discrimination syndicale. La direction du magasin rétorque que le licenciement a été fait pour des motifs seulement professionnels. Une enquête de l'inspection du travail est en cours.

 

3 Suisses France change (encore) de directeur général

 

15 juin 2009 La Voix du Nord annonce la décision du groupe 3 Suisses International de nommer à la direction générale de sa filiale française Laurence Paganini (photo ci-dessus), 45 ans, ex-Marionnaud, ex-Carrefour. Elle remplace Pascal Gires, lequel ne sera finalement resté que 7 mois à la tête du n°2 de la vente à distance. En début d'année, il avait présenté un plan social et annoncé 674 suppressions de postes.


Le conférencier Gérard Mulliez n'aime pas improviser
 8 juin 2009 Le site Internet de L'Express annonce que Gérard Mulliez participera à Lille fin novembre au Forum mondial de l'économie responsable. Le fondateur d'Auchan interviendra sur les thèmes de l'argent et de la rémunération des dirigeants. Eu égard aux bonnes relations qu'il entretient avec Philippe Vasseur, le patron du Forum, sa participation ne constitue pas une surprise. En revanche, une autre partie de l'info révélée par L'Express est  plus étonannte : Gérard Mulliez aurait programmé avec les organisateurs la bagatelle de 9 séances de travail de 4 heures chacune, un véritable marathon,  pour préparer son intervention.


Adeo reporte le démarrage des travaux de son futur siège

7 juin 2009  Les services centraux du groupe Adeo ont prévu de quitter l'actuel siège de Lezennes pour emménager en 2011 à Ronchin, toujours en périphérie de Lille, sur le site de l'ancien entrepôt Camif. La Voix du Nord annonce que, compte tenu de la crise et de son impact sur la trésorerie du groupe, le démarrage des travaux, prévu ce printemps, est repoussé à la fin de l'été.

Youg's en conflit à Villeneuve d'Ascq

4 juin 2009  La Voix du Nord fait état des mésaventures qui empêchent Hugues Mulliez d'ouvrir son 4e magasin Youg's. Le propriétaire de cette enseigne de micro-infomatique (par ailleurs en train de racheter à PPR l'enseigne Surcouf) devait inaugurer en février un point de vente au sein du Heron Parc de Villeneuve d'Ascq. Un double conflit avec le bailleur (sur le bâtiment) et la mairie (au sujet des accès) est à l'origine de ce retard.

Russie : Auchan veut séduire les PME

3 juin 2009  Désireux de montrer en Russie le visage d'une organisation plus souple, moins centralisée, Auchan a annoncé la semaine passée que les fournisseurs locaux pourraient dorénavant travailler en direct avec ses hypermarchés. L'annonce, faite par Pascal Delval, nouveau patron des achats de la filiale russe, a été bien reprise dans les médias russes. Elle est perçue comme une volonté de développer les partenariats avec des petits fournisseurs parfois rebutés à l'idée d'aller négocier leur référencement à Moscou.
...et faire entrer ses salariés au capital
Autre initiative, à destination des collaborateurs cette fois : l'annonce de la mise en place de l'actionnariat salarié au sein de la filiale russe. Le groupe emploie 20 000 personnes dans ses 33 hypermarchés. En Russie, où le turn-over est très élevé, la direction espère que cette possibilité de devenir actionnaire de Valauchan est de nature à inciter les salariés à rester dans l'entreprise.

Les discussions chez Pimkie sont reportées

29 mai 2009 Les deux réunions prévues hier au sujet de Pimkie ont tourné court. Le matin, le comité d'entreprise consacré au plan de restructuration consécutif à l'annonce des 190 suppressions de postes a été écourté. Deux des cinq syndicats présents ont contesté la légitimité d'Isabelle Lemoine, DRH groupe, pour présider la réunion. L'après-midi, c'est Eric Van den Driessche, le directeur général, qui a décidé de repousser l'assemblée générale plutôt que de la tenir sous la pression des 250 salariés rassemblés pour l'occasion. Une manifestation qui constituait une première dans la vie de l'entreprise.


L'AFM est bien "au courant" de Sonepar

27 mai 2009 Marie-Christine Coisne-Roquette, PDG de Sonepar n'aime guère en parler. La famille Mulliez fait pourtant partie des actionnaires de ce groupe qui figure parmi les leaders mondiaux de la distribution de matériel électrique. A côté des familles armentiéroises fondatrices Coisne et Lambert, le clan Mulliez possède 18 % du capital. L'an passé, Sonepar, qui s'est entendu avec son concurrent Rexel pour se partager les actifs d'Hagemeyer, a enregistré un chiffre d'affaires de 13,6 milliards d'euros.


Tél and Com, n°2 des mobiles multi-opérateurs

25 mai 2009 Développée par Bertrand Tréhu en 1997 initialement au sein de Norauto, l'enseigne Tél and Com, spécialiste de la téléphonie mobile, a pris son autonomie en 2003. Elle apparatient désormais à Grégory Sartorius, gendre d'Eric Derville, le fondateur de Norauto. Fort d'un réseau de plus de 200 boutiques, Tél and Com est le n°2 en France des enseignes spécialistes multi-opérateurs derrière The Phone House (350 agences).


  Simply confond vitesse et précipation

18 mai 2009 Depuis l'annonce en janvier du basculement de l'intégralité des magasins Atac au profit de l'enseigne Simply Market, la branche supermarchés du groupe Auchan mène la transformation de son réseau tambour battant. Mais plusieurs des réouvertures se font dans la précipitation avec des réimplantations baclées et, plus embêtant, des positionnements prix qui ne sont pas à la hauteur des promesses discount de l'enseigne.

Comment Carrefour pique un slogan chez Auchan
15 mai 2009  Depuis deux ans, Auchan travaille sur un vaste chantier visant à déployer en magasin de nouveaux rayons ou concepts, les partis-pris d'enseigne. Le programme a été baptisé "Ré-enchanter l'hyper". Conçu comme un nom de code pour l'interne, cette "marque" n'est pas visible en magasin et ne fait pas l'objet de communication. Elle a néanmoins séduit Lars Olofsson, le nouveau patron de Carrefour, sans doute bien informé, qui en a fait le slogan de la rénovation de ses propres hypers.

Les Mulliez sont (aussi) au parfum

14 mai 2009 Deux enseignes de parfumerie cohabitent au sein de la galaxie Mulliez. Il y a d'une part les 15 boutiques Isabelle Atkins, filiale de la branche Acadie (qui comprend aussi Top Office, Granita et Tape à l'Oeil). Il y a également Oïa Beauté, développé par l'associé savoyard Nam Kia. Jusque-là, les 15 boutiques de sa société Socopar arboraient l'enseigne Beauty Success, une franchise abandonnée l'an passé au profit de cette nouvelle signature.


Vendido, spécialiste du déstockage sur eBay
11 mai 2009  Indépendamment du Groupe Oxygem, anciennement Adistar, la fédération d'entreprises spécialistes du marketing électronique rattachée au fond familial Créadev, plusieurs membres du clan Mulliez développent leur propre affaire de e-commerce.
C'est par exemple le cas de Thibault Bayart, fondateur de Vendido. Cette jeune société aide industriels ou distributeurs à revendre sur eBay fin de séries et queues de promo.

Auchan gagne 30 places au Top 100 des marques mondiales

8 mai 2009 Le Financial Times a publié l'édition 2009 du classement Millward-Brown  des plus grandes marques mondiales. Si Google consolide son leadership, deux des plus fortes progressions sont à mettre à l'actif d'enseignes à la stratégie discount affirmée : Aldi et Auchan. Le groupe nordiste voit sa valeur de marque progresser de 48 % sur un an et fait un bon spectaculaire au classement, passant de la 95e à la 65e place.

Décathlon : à fond les chaussures
4 mai 2009  Impressionnante offensive de Décathlon en ce printemps sur les chaussures
. Il est vrai que l'enseigne a les coudées franches sur ce marché - l'un des rares avec les lunettes - sur lequel la galaxie Mulliez ne compte pas d'enseigne spécifique. Signe des ambitions de la marque propre Kalenji : deux  de ses modèles font actuellement l'objet de campagnes de pub TV : la chaussure running Eliofeet et la ballerine Newfeel.


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Une enquête au coeur de la plus incontournable des enseignes de grande distribution
(y'a pas que les Mulliez dans la vie)    

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EN BREF archives

Comment Carrefour pique un slogan chez Auchan
15 mai 2009  Depuis deux ans, Auchan travaille sur un vaste chantier visant à déployer en magasin de nouveaux rayons ou concepts, les partis-pris d'enseigne. Le programme a été baptisé "Ré-enchanter l'hyper". Conçu comme un nom de code pour l'interne, cette "marque" n'est pas visible en magasin et ne fait pas l'objet de communication. Elle a néanmoins séduit Lars Olofsson, le nouveau patron de Carrefour, sans doute bien informé, qui en a fait le slogan de la rénovation de ses propres hypers.

Les Mulliez sont (aussi) au parfum

14 mai 2009 Deux enseignes de parfumerie cohabitent au sein de la galaxie Mulliez. Il y a d'une part les 15 boutiques Isabelle Atkins, filiale de la branche Acadie (qui comprend aussi Top Office, Granita et Tape à l'Oeil). Il y a également Oïa Beauté, développé par l'associé savoyard Nam Kia. Jusque-là, les 15 boutiques de sa société Socopar arboraient l'enseigne Beauty Success, une franchise abandonnée l'an passé au profit de cette nouvelle signature.


Vendido, spécialiste du déstockage sur eBay
11 mai 2009  Indépendamment du Groupe Oxygem, anciennement Adistar, la fédération d'entreprises spécialistes du marketing électronique rattachée au fond familial Créadev, plusieurs membres du clan Mulliez développent leur propre affaire de e-commerce.
C'est par exemple le cas de Thibault Bayart, fondateur de Vendido. Cette jeune société aide industriels ou distributeurs à revendre sur eBay fin de séries et queues de promo.

Auchan gagne 30 places au Top 100 des marques mondiales

8 mai 2009 Le Financial Times a publié l'édition 2009 du classement Millward-Brown  des plus grandes marques mondiales. Si Google consolide son leadership, deux des plus fortes progressions sont à mettre à l'actif d'enseignes à la stratégie discount affirmée : Aldi et Auchan. Le groupe nordiste voit sa valeur de marque progresser de 48 % sur un an et fait un bon spectaculaire au classement, passant de la 95e à la 65e place.

Décathlon : à fond les chaussures
4 mai 2009  Impressionnante offensive de Décathlon en ce printemps sur les chaussures
. Il est vrai que l'enseigne a les coudées franches sur ce marché - l'un des rares avec les lunettes - sur lequel la galaxie Mulliez ne compte pas d'enseigne spécifique. Signe des ambitions de la marque propre Kalenji : deux  de ses modèles font actuellement l'objet de campagnes de pub TV : la chaussure running Eliofeet et la ballerine Newfeel.





Gérard Mulliez est prêt à affronter la grippe porcine
28 avril 2009 Il y a une dizaine d'années, Gérard Mulliez et deux de ses frères ont racheté, en marge de l'AFM, la société nordiste MacoPharma, spécialiste des poches de sang pour transfusions. Depuis trois ans cette entreprise développe des masques respiratoires et notamment ceux de la fameuse classe FFP2, recommandée par les instances médicales contre la grippe porcine.

Kiabi a l'expansion sélective

24 avril 2009 La plus importante des enseignes de prêt-à-porter de la galaxie Mulliez est aussi l'une des plus dynamiques. En 2008, Kiabi a ouvert une trentaine de points de vente et enregistré des ventes en hause de 15 %. Mais l'entreprise a l'expansion sélective. Il y a deux ans, elle s'était retiré du Moyen-Orient. L'an passé, elle a fermé son unique magasin chinois. Kiabi concentre désormais ses efforts sur la France (200 magasins), l'Espagne (46), l'Italie (12) et la Russie (3).

 

La Ferme du Sart inquiète des paysans

24 avril 2009 Développée à Villeneuve d'Ascq par Mathieu Leclercq, l'un des fils du fondateur de Décathlon, la Ferme du Sart est un concept inspiré des magasins où les agriculteurs écoulent eux-mêmes leur production. La Voix du Nord se fait l'écho de l'inquiétude de la Confédération paysanne. Le syndicat craint que l'expansion de la formule (un chiffre de 15 unités est avancé) se fasse aux détriments des exploitations qui vivent de la vente directe.


Auchan change (encore) de slogan

20 avril 2009 Exit "La vie Auchan, elle change la vie", place à "Vivons mieux, vivons moins cher". Trois ans après avoir déboulonné son slogan historique "Auchan, la vie, la vraie", l'enseigne d'hypermarchés se dote d'une nouvelle signature. On y retrouve toujours la notion de vie, mais dorénavant associée à une promesse discount clairement affirmée.


Norauto investit dans le covoiturage

17 avril 2009 Le groupe nordiste annonce avoir pris une participation de 20 % au capital de la société Green Cove Ingénierie, n°1 français du covoiturage via le site 123envoiture.com. Il s'est pour l'occasion associé à la SNCF qui prend également 20 % au travers d'Eco-Mobilité Partenaires.


Accord de GPEC chez Auchan
15 avril 2009
 Le site spécialisé WK-RH détaille l'accord de GPEC (gestion prévisionelle des emplois et des compétences) signé à la fin mars chez Auchan. En ligne sur le site les 16 pages du document co-signé par quatre organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO).

Auchan poursuivi pour non respect du Smic horaire
14 avril 2009
Le Parisien évoque le procès verbal dressé par l'Inspection du Travail à l'encontre de Auchan Cergy (95) pour non respect du Smic horaire. Le Parquet poursuit le distributeur, l'audience a été repoussée au 11 juin. En novembre dernier, dans le Rhône, Carrefour a été sévèremment condamné pour des raisons similaires : amputation des temps de pause sur les salaires, soit - 5 % sur les fiches de paie.


11 boutiques ouvertes pour Alice Délice
8 avril 2009 En 2008, l'enseigne Alice Délice, développée par Wilfrid André et dont l'AFM est actionnaire à 33 % via le fonds Créadev, a doublé le nombre de ses boutiques. On en trouve désormais 10 en France et une première en Belgique, à Anderlecht. Le concept : la cuisine au quotidien avec une offre associant ustensiles, livres et épicerie fine.

Auchan a trouvé 1 milliard d'euros en 30 minutes

7 avril 2009  Comme l'an passé à pareil époque, Auchan a fait appel au marché obligataire et émis un emprunt global d'1 milliard d'euros. L'engouement a été tel que les ordres ont représenté plus de 6,5 fois la somme demandée et qu'il a fallu refermer le carnet d'ordres 30 minutes après son ouverture. L'enthousiasme des investisseurs n'a donc pas eu à souffrir de la récente révision par Standard & Poors, de "stable" à "négative" de la perspective d'Auchan après l'affaiblissement de ses mesures crédit.


La Vignery passe en mode expansion

6 avril 2009 2009 est une année faste pour les fils de Stéphane Mulliez, le patron de Picwic. Après Hugues, dont l'enseigne Youg's est en train de négocier la reprise de Surcouf (lire ci-dessous), c'est Romain qui développe son réseau de caves libre-service La Vignery. LSA annonce en effet l'ouverture de deux nouveaux points de vente, dans le Nord, qui viendront cet automne s'ajouter aux trois déjà exploités en région parisienne à Rambouillet, Corbeil-Essonnes et Cesson. Il est à noter que, comme leur père, Romain et Hugues Mulliez développent leurs affaires à titre personnel, en marge de l'AFM.


Youg's négocie la reprise des magasins Surcouf à PPR

2 avril 2009  Le groupe PPR annonce être entré en négociations exclusives avec Hugues Mulliez, patron de l'enseigne Youg's, en vue de lui céder ses cinq magasins de matériel informatique Surcouf. Créé en 1999 par l'un des fils de Stéphane Mulliez (fondateur de Picwic), Youg's compte trois points de vente, à Villeneuve d'Ascq (59), Hénin-Beaumont (62) et Lieusaint (77).

 

Décathlon reporte l'ouverture de son usine de vélos
28 mars 2009  Rapportant des propos tenus à Taipei, les sites Bike Biz et Bike Europe indiquent que Décathlon pourrait retarder de deux ans l'ouverture de son usine de vélos intégrée au B'Twin Village de Lille. Raison invoquée : un stock de vélos qui atteignait fin 2008 le million d'exemplaires. Information démentie par la direction du groupe

Leroy-Merlin, l'enseigne où il fait bon vivre

25 mars 2009 Le classement 2009 des Best Workplaces vient d'être publié. Leroy-Merlin y conserve son titre de première entreprise française. Au hit-parade général des entreprises où il fait bon travailler, l'enseigne-phare du groupe Adéo gagne deux places et se classe dorénavant en 4e position. Evidemment, les bonnes performances du FCP maison (avec une valeur de part multipliée par 2,4 en cinq ans) n'e sont pas étrangères à l'indice de satisfaction des collaborateurs enquêtés.


Oxylane confirme l'installation de Kipsta à Tourcoing

23 mars 2009 Dans le cadre de sa stratégie visant à doter chacune de ses marques de ses propres installations, le groupe Oxylane (Décathlon) a annoncé officiellement vendredi 20 mars l'implantation du futur siège de Kipsta (sports collectifs) sur la zone de l'Union, située à Tourcoing. Présente à la conférence de presse, Martine Aubry, présidente de Lille Métropole, s'est félicitée : "Ce groupe est un joyau pour notre agglomération" a-t-elle déclarée, rapporte les Echos.

 


Challenges évalue la fortune des Mulliez en chute de 29 %
19 mars 2009 
Challenges.fr a mis à jour le palmarès des 10 premières fortunes françaises. Depuis l’été 2008, crise oblige, leur patrimoine professionnel a fondu de près de 37 milliards d’euros. Gérard Mulliez conserve la première place du classement avec 14,9 milliards d'euros, un montant en repli de 29 % par rapport à juillet 2008. Reste à espérer pour les salariés actionnaires d'Auchan que les experts roubaisiens qui d'ici quelques jours vont donner leur verdict concernant la part Valauchan seront moins pessimistes que les journalistes de Challenges.   

Le 44e Cultura a ouvert ses portes dans le Nord

17 mars 2009  La Voix du Nord annonce l'inauguration par Philippe Van der Wees, patron fondateur de l'enseigne, du premier magasin Cultura dans le département du Nord. Le point de vente fait partie du  nouveau centre Heron Parc développé sur les communes de Villeneuve d'Ascq et de Lezennes. Il s'agit du 44e magasin de cette chaîne qui, bien que développée par un membre de l'AFM, présente la particularité de ne pas avoir son siège dans le Nord mais en région bordelaise. D'après le quotidien nordiste, il n'est pas prévu d'autres ouvertures de magasins Cultura en 2009. 

 

Un ancien d'Amazon nommé à la tête du Groupe 3 Suisses

17 mars 2009  Dans un communiqué de presse, François Migraine, PDG du géant de la vente à distance, annonce la nomination au poste de directeur général délégué de Denis Terrien. Agé de 44 ans, il avait été en 1999 le fondateur d'Amazon.fr. Une expérience qui lui sera des plus utiles à l'heure où, comme tous les acteurs de la VPC, les 3 Suisses voient la vente en ligne prendre le pas sur les catalogues.



Kiabi inaugure les premiers soldes flottants
13 mars 2009  Le site LSA.fr révèle que l’enseigne de prêt-à-porter fondée par Patrick Mulliez va organiser une semaine de soldes du 18 au 24 mars. Kiabi est la première chaîne à mettre en œuvre la nouvelle règlementation, en vigueur depuis le premier janvier, qui offre aux distributeurs la possibilité d’organiser jusqu’à deux semaines de soldes en saison.

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