Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 18:10



En 2008, révèle le mensuel Linéaires dans son édition de février, Auchan France a enregistré des ventes en hausse de 1,7 %, un chiffre sensiblement supérieur à ceux publiés ces dernières semaines par Carrefour et Casino, dont les hypers hexagonaux ont respectivement enregistré des baisses de chiffre d'affaires de 0,7 % et 2,4 %. Des écarts, explique en substance le magazine, qui montrent que la méforme actuelle des hypers est d'abord affaire d'enseigne plutôt que de format. De sources internes, c'est à la très bonne tenue de ses ventes en alimentaire qu'Auchan France doit son supplément de dynamique commerciale. Car sur les autres rayons, l'enseigne a, comme ses concurrents, beaucoup souffert en 2008.
Par delà cette progression des ventes, c'est surtout un autre chiffre qui est à l'origine des larges sourires affichés ces dernières semaines dans les couloirs du siège. Auchan France a en effet dépassé d'environ 10 millions d'euros l'objectif de 890 millions de cash flow brut sur lequel Philippe Baroukh (photo ci-contre) s'était engagé en début d'année.
Au printemps, alors que le compteur accusait un sérieux retard sur l'objectif, le directeur général avait d'une main de fer enclenché un rigoureux programme de réduction des coûts, notamment des frais de personnels. Dans les mois qui suivirent, le redressement des comptes fut spectaculaire. Avec donc cette conséquence d'un cash flow brut en fin d'exercice qui ressort à 900 millions d'euros, en hausse de 1,2 % par rapport à 2007.

Bonus pour les uns, I-Phone pour les autres...


En marge des tensions avec les organisations syndicales liées à la mise en oeuvre des mesures d'économies décidées par P. Baroukh, les conditions dans lesquelles le directeur général avait négocié la réalisation de "son" objectif n'ont pas été sans faire de vagues. En cause, le montant de l'enveloppe financière et les modalités - très discrétionnaires - de sa distribution via des bonus dont seulement quelques dizaines de directeurs de magasins savaient qu'ils pourraient en profiter. Une fois l'objectif atteint, les autres, eux, ont du se contenter d'un I-Phone...

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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