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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 17:14
Filiale du groupe Adeo, l'enseigne Objets et Cie, positionnée sur le créneau de l'accessoirisation / décoration de la maison, affiche sa volonté d'expansion. Dans la foulée du premier magasin (3 000 m²) inauguré en décembre 2007 à Massy, deux autres points de vente vont ouvrir début 2009, à Melun et Lille.
Ce qui n'est pour l'instant qu'une start-up de 40 personnes annonce des projets très ambitieux : "en 2020, nous espérons compter plus de 100 magasins en France et être présent dans 5 pays avec 5 000 collaborateurs", indique le site Internet de l'enseigne. Autrement dit, le prototype de Massy a été validé et la direction du groupe Adeo a donné son feu vert au déploiement du concept.
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 09:09

C’est dans un climat particulier que Tapis Saint Maclou fête cette année son 45e anniversaire. Fondée en 1963 par Gonzague Mulliez, l’entreprise est à un tournant. Cela faisait déjà quelques années que l’actionnaire majoritaire, l’association familiale Mulliez (AFM), avait exprimé le souhait de voir le fondateur (74 ans cette année) prendre du champ. Mais non seulement l’intéressé ne semblait guère pressé de céder la présidence du conseil de surveillance, il demandait en outre à se renforcer au capital de la société. Face au refus de l’AFM, le bouillant Gonzague a même menacé de vendre les titres qu’il détient en direct (environ 15 % du capital) à des investisseurs non familiaux. Il aurait pu s’agir de Georges Gaspard, le patron de Lyreco.

C’est donc une véritable partie de bras de fer - qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler les circonstances du départ de Gérard Mulliez de la présidence d’Auchan, en 2006 -, que Thierry Mulliez, le patron de l’AFM a du livrer face à son oncle. L’enjeu n’était pas seulement capitalistique mais opérationnel. Gonzague Mulliez ne s’était pas privé ces derniers temps de critiquer les choix de l’entreprise et en particulier les options marketing de la filiale française. Par exemple, le fondateur se désolait de voir l’enseigne abandonner son slogan historique, « Saint Maclou, Evidemment », remplacé par un « Saint Maclou habille la maison » à son goût trop marqué décoration et pas suffisamment « discount ». C’est semble-t-il l’une des raisons qui ont conduit à la mise à l’écart, au début de l’été, d’Eric Baseden, un « familial » qui dirigeait la France depuis plusieurs années.

Depuis, l’AFM semble avoir repris la situation en main. Un nouveau président du conseil de surveillance a finalement été nommé en remplacement de Gonzague Mulliez. Il s’agit de Christophe Ribault (photo ci-contre), familial également, et par ailleurs président du directoire de Norauto et membre du conseil d’Adéo. Il est à noter que Ribault, tout comme Baseden, sont des gendres de Philippe Duprez, qui fut dans les années 70 le tout premier DRH du groupe Auchan. Pour sa part, Vincent Fauvet, qui est quant à lui le gendre de Gonzague Mulliez, conserve la présidence du directoire de l’entreprise. L’une de ses tâches prioritaires consiste à remettre sur pied la filiale britannique Allied Carpets, toujours en proie à des difficultés. Il lui incombe également de réussir l'intégration dans le groupe des 40 magasins Mondial Moquette rachetés au début de l'été.

En 2007, le groupe Saint Maclou a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 681 millions d’euros, en hausse de 4,4 % et dégagé un résultat net de 13 millions d’euros.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 16:28

Au sein de la galaxie Mulliez, le créneau des réceptions et évènements était jusqu’à présent occupé par la sociét Aktuel, créée par Franky Mulliez, également à l’origine du réseau Kiloutou. Un autre membre de la famille a récemment annoncé des projets dans le même secteur, quoique sur un registre plus festif ou disons le … plus tropézien. Et ce ne sont pas Les Echos ni Le Figaro qui l’annoncent mais Paris Match. Dans un de ses derniers numéros, l’hebdomadaire people nous apprend en effet que Thomas Leclercq, l’un des trois fils du fondateur de Décathlon, a d’ambitieux projets de soirées. C’est tout du moins ce qu’il a laissé filtrer auprès de Paul-Loup Sulitzer (au centre sur la photo - droits réservés) lors d’une fête donnée par Massimo Gargia où il s’était rendu accompagné de sa compagne, la ravissante Magda Lenova. Au passage, la jeune femme, top model, n’est pas une inconnue dans le monde de la distribution. Elle avait posé il y a quelques mois pour un prospectus lingerie vantant les nouvelles collections, non pas d’Auchan ni même de Décathlon, mais du concurrent Cora !

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 10:22

 C’est l’une des conséquences de la nouvelle directive européenne sur la transparence : même non cotées, les entreprises faisant appel au marché obligataire sont dorénavant tenues de publier leurs comptes semestriels. Pour la première fois, le groupe Auchan s’est donc plié à l’exercice et les informations communiquées à cette occasion sont des plus intéressantes. 

Par delà la progression globale du chiffre d’affaires, qui ressort à + 9,4 %, plusieurs éléments sont à mettre en évidence.

-         Sur la France, avec des ventes en hausse de 6,2 %, Auchan a réalisé un meilleur semestre que Carrefour et Casino qui affichent respectivement de + 1,2 % et + 4,8 %. Sur le très stratégique format hypermarchés, l’enseigne du groupe Mulliez réalise une croissance de 5,5 %, nettement supérieure à celle de son principal concurrent, Carrefour, dont  les hypers ont vu leur chiffre d’affaires se replier de 0,9 %. A l’évidence, au premier semestre 2008, Auchan a continué de bénéficier de la forte dynamique commerciale enclenchée à l’automne 2007 et qui lui avait permis de terminer l’année sur les chapeaux de roues.

-         La confirmation de ce que l’on savait déjà mais que la seule publication des résultats annuels ne permettait pas jusque là d’apprécier pleinement : Auchan est un groupe dont la rentabilité se construit très majoritairement au second semestre. Ainsi, sur la base des données publiées, on s’aperçoit par exemple qu’en 2007 Auchan a fait plus des trois quarts de son résultat annuel sur les six derniers mois alors que chez Carrefour, la contribution du second semestre n’est que de 60 %. Les raisons de cette saisonnalité  très marquée : la forte contribution des rayons non-alimentaires et la puissance des opérations promotionnelles (particulièrement la rentrée des classes, les foires aux vins et Noël), deux des caractéristiques d’Auchan et de ses très grandes surfaces de ventes.

-         Le repli, sur la France, de 6,6 % du résultat d’exploitation (Ebitda), une baisse certes, mais moins importante que ce qui était attendu. En mai et juin, la direction d’Auchan France avait en effet tiré la sonnette d’alarme face aux représentants du personnel. En cause : une forte baisse des marges imputable notamment à une dérive des la masse salariale qui aurait progressé de 8 %. La direction avait alors pris argument du retard de 25 % du cash flow brut par rapport à l’objectif pour faire pression sur les directeurs de magasins et leur demander dans l’urgence de réduire leur frais de personnel. Une méthode qui n’avait pas été du goût des élus, lesquels auraient préféré un plan plus global à ces dégraissages magasin par magasin.

 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 12:35

L’accession au rang de première fortune de France (voir ma note du 9 juillet) et le coup de projecteur qui en résulte n’y sont pour rien. Il n’empêche : l’association familiale Mulliez semble enfin prête à assumer publiquement son statut de premier acteur non coté de l’économie française. Elle est en effet en train de mettre en place une structure d’investissement en fonds propres très ambitieuse, Indev. Celle-ci aura pour mission de réaliser des acquisitions et de prendre des participations à long terme dans des entreprises, notamment en dehors des métiers de la distribution. L’objectif est non seulement d’accroître le périmètre économique familial mais également de le diversifier.
L’AFM a confié la direction d’Indev à une personnalité bien connue dans le monde des affaires, Bertrand de Talhouët (photo ci-dessus, ©La Voix Eco), Agé de 43 ans, diplômé de Polytechnique et de l’ENA, ce transfuge du groupe PPR accompagnait François Pinault depuis 1994. Il avait quitté au printemps la direction de La Redoute. D'origine bretonne, il a démarré sa carrière au Ministère de l’Economie, dans le corps de l’Inspection Générale des Finances. Son profil est évidemment très inhabituel chez des Mulliez qui réservent d’ordinaire les plus hautes fonctions à d’anciens chefs de rayon. A l’évidence, ce recrutement et la visibilité qu’il ne va pas manquer de conférer aux premiers pas d’Indev, sont le signe d’une nouvelle ère pour la dynastie roubaisienne.
J’aimerais à ce propos rapporter une anecdote qui en dit long sur le changement en train de s’opérer. C’était il y a deux ans, peu avant la sortie du livre « Le secret des Mulliez ». Apprenant que j’allais publier la liste des entreprises de la pépinière Créadev dans lesquelles l’AFM était actionnaire, Thierry Mulliez, le patron du conseil central familial, m’avait en substance tenu ce langage : « ce que vous faites est nuisible pour ces entreprises. Ca n’est pas les aider que de révéler que nous sommes présents à leur capital ». Manifestement, les mentalités ont évolué depuis et les responsables de la dynastie roubaisienne se sont enfin - un peu - décrispés en matière de communication. En effet, il y a quelques semaines, Créadev a mis en ligne son propre site. On y trouve non seulement la liste exhaustive des start’up et PME dans lesquelles la famille Mulliez a pris des participations mais également des informations sur sa stratégie d’investissements et des détails sur l’équipe qui pilote la structure. En particulier Jérome Mulliez et Séverine Tapié, le frère et la sœur d’un certain … Vianney Mulliez, big boss d’Auchan depuis la retraite de l’oncle Gérard.
Ces derniers mois, les Mulliez se sont rendu à l’évidence qu’il était vain de vouloir à tout prix cacher telle ou telle de leurs activités économiques. Vain et contre-productif. Pour exister, réaliser les bons investissements, un fonds doit avoir un minimum de visibilité. Avancer masqué, c’était se de priver d’une vraie caution. D’ailleurs, en faisant son coming-out, Créadev ne manque pas de mettre en avant tout l’avantage qu’il y a pour les entreprises de leur réseau à être adossé à un tel partenaire. Extrait du site : « S'associer avec Créadev, c'est pouvoir accéder à l'environnement de la fédération d'entreprises de la Famille Mulliez. Ces entreprises forment un exceptionnel réseau de compétences professionnelles et d'occasions d'échanges. »

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 22:00
And the winner is … Le classement 2008 des fortunes professionnelles hexagonales établi par l’hebdomadaire Challenges a rendu son verdict. Avec un patrimoine familial de 21 milliards d’euros, Gérard Mulliez et ses cousins viennent de détrôner Bernard Arnault, le patron de LVMH, dorénavant n°2 avec 18 milliards d’euros. Certes, individuellement, les 550 propriétaires d’Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon et autre Kiabi sont beaucoup moins riches que ne l’est l’empereur du luxe. Il n’empêche, cette accession du clan Mulliez à la tête de ce hit-parade a valeur de symbole.
Contrairement aux propriétaires d’entreprises cotées (Bernard Arnault est au capital de LVMH et de Carrefour, deux valeurs qui ont respectivement chuté en Bourse de 23 % et 40 % depuis le début de l’année), les Mulliez - réputés pour leur gestion de père de famille - se sont toujours tenus à l’écart des marchés financiers. Par conséquent, la valeur de leur patrimoine n’a pas été affectée par la récente crise financière et la défiance des investisseurs. Au contraire, leurs actifs continuent de s’apprécier au rythme sonnant et trébuchant des performances économiques de leurs entreprises (au global 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 2 milliards de résultat net réalisés avec le concours de plus de 300 000 salariés) et non pas de la confiance - aléatoire - des analystes ou du moral des boursicoteurs.
En interne, les experts de l’Association Familiale Mulliez ont revalorisé cette année leur capital de 11 %, un chiffre inférieur à la progression dont les crédite pourtant Challenges. L’écart s’explique notamment par le fait que, dans le passé, l’hebdomadaire économique avait sensiblement sous évalué le patrimoine du clan nordiste. D’où cette forme de rattrapage. Pour certains salariés actionnaires (chez Leroy-Merlin, ils détiennent jusqu’à 18 % du capital de l’enseigne), ces évaluations restent cependant inférieures à la valeur réelle des entreprises. En particulier, les actifs immobiliers du clan (10 millions de m² de surfaces de vente répartis dans une quinzaine de pays) seraient, dit-on, sous-évalués.
De manière plus anecdotique, le chassé-croisé à la tête du classement entre ces deux entrepreneurs emblématiques que sont Gérard Mulliez et Bernard Arnault illustre la revanche du commerce de la France d’en bas sur celui de la France d’en haut. En ces temps de pouvoir d’achat en berne, l’information a, là aussi, valeur de symbole. Les actifs familiaux de l’un, placés depuis 40 ans dans la grande distribution, se sont davantage appréciés que les titres boursiers de l’autre investis, eux, historiquement dans les marque de luxe. En faisant fi des trois milliards d’euros qui séparent les deux familles, on ne peut s’empêcher de mettre en parallèle ces deux formidables réussites patrimoniales. Qui pourtant reposent sur des modèles économiques opposés : l’un a choisi de vendre très cher à une petite élite des produits de grand luxe tandis que l’autre faisait le choix de discounter à grande échelle et pour le plus grand nombre les produits du quotidien. Dernier détail : Bernard Arnault est né à Croix, à quelques centaines de mètres de l’endroit où se trouve aujourd’hui le siège d’Auchan et où réside son successeur à la tête du classement des fortunes françaises…
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 22:00
Six mois tout juste après la reprise des 14 magasins du réseau Ramstore, Auchan Russie est sur le point de finaliser une nouvelle opération de croissance externe. D’après le quotidien russe Kommersant, le groupe de la famille Mulliez s’apprête à mettre la main sur une trentaine d'hypers du distributeur sibérien Alpi. Une opération qui propulsera Auchan au rang de numéro 2 de la distribution en Russie, derrière X5 Retail, avec plus de 60 hypers. Pour prendre la pleine mesure de cette expansion à marche forcée, une comparaison s’impose : en seulement six ans, Auchan se sera doté en Russie d’un parc correspondant déjà à la moitié de son réseau français, constitué lui sur plus de quatre décennies …
A l’heure où la Douma, le parlement russe, s’apprête à légiférer sur le plafonnement des parts de marché des enseignes par zone de chalandise, Auchan fait donc le choix de privilégier les investissements en province. Il est vrai qu’avec une vingtaine d’hypers sur la capitale, l’enseigne y est omniprésente. Une domination qui n’est pas sans agacer localement : depuis quelques mois, le groupe doit faire face à divers contentieux concernant notamment l’immobilier de deux de ses hypers moscovites.
Venant s’ajouter aux points de vente déjà exploités sur St Pétersbourg, Ekaterinbourg, Nijni-Novgorod, Krasnodar et Rostov-sur-le-Don, l’acquisition des magasins d’Alpi, tous situés en Sibérie (Novosibirsk, Omsk, Krasnoïarsk, etc.) conforte le développement national de l’enseigne. Autant dire que s’ils veulent un jour tenter de contester la suprématie d’Auchan dans ce pays, Wal-Mart, Carrefour et Tesco, les leaders mondiaux du secteur, devront mettre les bouchées doubles.
Initialement composé de très grands hypers, le réseau Auchan va présenter, à la faveur des opérations Ramstore et Alpi, un profil plus hétérogène avec de plus petits magasins. Pour ces supermarchés, le groupe a élaboré un concept spécifique, « Auchan City », qui lui permet à la fois de capitaliser sur la forte notoriété de sa marque et de déployer une offre adaptée à des magasins de 4 000 m². Il ne serait pas très étonnant, si le concept Auchan City est validé, qu’il soit à l’avenir également décliné sur la dizaine de supermarchés Atak actuellement exploités par le groupe.
A lire sur le même sujet :
Les bonnes affaires d'Auchan en Russie (site Lineaires.com, mai 2008) 
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 22:00
Les inaugurations de magasins revêtent toujours un caractère festif. Mais en ce jeudi 15 mai, les raisons de la douce euphorie qui régnait pour l'ouverture du 81e Boulanger (photo ci-dessus) à Montévrain (Seine-et-Marne) étaient ailleurs. La cinquantaine de salariés de ce nouveau point de vente, tout comme les 5 915 collaborateurs de l'entreprise, étaient encore sous le coup de l'annonce qui leur a été faite mardi 13 mai. Ce soir-là, à 20.30 précises, sur une émission TV interne diffusée dans l'ensemble des magasins, ils ont pris connaissance de la nouvelle valeur de la part Valboulanger, le fonds sur lequel les salariés actionnaires placent les sommes perçues au titre de la participation aux bénéfices. En un an, les collaborateurs ont vu la valeur de leur patrimoine progresser de 40,54 % ! De loin la meilleure performance annuelle de toutes les enseignes de la galaxie Mulliez. Rappelons, à titre de comparaison, les taux d'évolution des FCP d'Auchan  (+ 6,25 %), de Kiabi (+ 18,76 %) ou d'Atac (- 4,46 %). Chez Boulanger, la surprise est d'autant plus grande que l'an passé, les experts qui définissent les valeurs de part n'avaient accordé que + 1,1 % au titre Valboulanger.
Sur l'année 2007, Boulanger a enregistré un chiffre d'affaires TTC de 1,31 milliards d'euros, en hausse de 12,9 % (+ 8,7 % à surfaces comparables). Ce retournement de situation, qui intervient après plusieurs exercices difficiles, serait le fruit de la politique mise en place par Francis Cordelette, le directeur général, qui a profondément remanié l'entreprise depuis sa prise de fonction il y a quatre ans.
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:01
(Photo Pierre Le Masson) Il y a des jours où les Mulliez doivent se demander s’ils ont bien fait de soutenir  la campagne de Nicolas Sarkozy. Car en dépit de l’adhésion globale du clan nordiste à la politique de réformes du chef de l’Etat, sur plusieurs sujets, les initiatives du président de la République ou de son gouvernement ont véritablement de quoi les contrarier. Et on ne parle pas ici de son côté bling-bling, à l'opposé des habitudes de discrétion en vigueur au sein de la dynastie roubaisienne.  Il y a d’abord eu, cet hiver, l’affaire du déblocage anticipé de la participation dans le cadre de la loi sur le pouvoir d’achat. Arnaud Mulliez, président d’Auchan France, s’était d’ailleurs fendu d’une tribune dans Le Monde pour expliquer, en substance, que l’actionnariat salarié n’était pas une cagnotte dans laquelle on puisait tous les quatre matins mais bel et bien une épargne qu’il convenait de laisser fructifier.
Rebelote ces derniers jours avec le projet de loi pour la modernisation de l’économie qui sera débattu à l’Assemblée à la fin mai. Certes, globalement, à en juger par les réactions des uns et des autres, cette future loi fait davantage le jeu des distributeurs que des fournisseurs. La possibilité, pour les premiers, de pouvoir négocier les tarifs des industriels devrait leur redonner davantage de marge de manœuvre pour faire baisser les étiquettes en rayon (ou du moins pour en limiter la hausse compte tenu de l’inflation actuelle sur les matières premières). La mesure contribuera évidemment à doper l’attractivité commerciale des enseignes mais elle pèsera lourd sur leurs comptes d’exploitation. D’ailleurs, les représentants des salariés ne sont pas sans s’inquiéter et craignent de devoir faire les frais des investissements qui seront consentis par les enseignes pour financer les baisses de prix. De ce point de vue, Auchan est placé sur le même plan que ses concurrents.
En revanche, en marge de la négociabilité, deux autres volets du projet de loi pourraient, s’ils étaient votés, s’avérer lourds de conséquences pour le géant nordiste. Cela concerne tout d’abord l’assouplissement des conditions d’ouvertures de nouveaux magasins. Avec le nouveau texte, il ne sera plus nécessaire d’obtenir d’autorisation pour ouvrir des points de vente de moins de 1 000 m² (actuellement, le seuil est à 300 m). La mesure, de l’aveu même des promoteurs du texte, vise en particulier à doper le hard-discount qui, de par son format de prédilection, devrait ressortir comme le premier créateur de m² sur la nouvelle tranche « libérée » des 300 à 1 000 m². Les Allemands Lidl et Aldi, tout comme les groupes français Carrefour, Casino et Intermarché, qui possèdent leurs propres enseignes de maxi-discompte (respectivement Ed, Leader-Price et Netto) seront évidemment les premiers à tirer profit de la situation. A l’inverse des acteurs déjà en place, Auchan, qui n’est pas présent sur le créneau du hard-discount, ne sera pas en mesure de surfer sur la vague. Surtout, ses gros paquebots vont faire face à un encerclement en règle de la part des nouveaux hard-discounts qui naîtront dès que seront parus les décrets d’application. Et il serait surprenant que les hypers ainsi attaqués n’y abandonnent pas quelques parts de marché.
Un autre article de la loi de modernisation de l’économie est dans le collimateur d’Auchan. Pour donner des gages au commerce de centre-ville, le projet de loi présentée par Christine Lagarde prévoit d’alléger la taxation sur le chiffre d’affaires (TACA) pour les plus petites surfaces et, en contrepartie, de majorer celle des hypermarchés et de magasins implantés dans les centres commerciaux. Compte tenu de la nature de son parc de magasins, de leur taille et de leur chiffre d’affaires par mètre carré et de la contribution de ses hypermarchés à ses  résultats sur l’Hexagone, Auchan est le distributeur français qui devrait le plus durement ressentir ces 25 % d’augmentation de la TACA. Le groupe a embauché il y a quelques mois un lobbyiste. Inutile de dire que son programme pour les semaines qui viennent est particulièrement chargé...
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 15:05
(Photo El Pais) Une fois n’est pas coutume, Kiabi a organisé le 25 avril une conférence de presse. L’occasion pour Jean- Christophe Garbino, le nouveau directeur général de l’entreprise (photo ci-dessus) de présenter les résultats 2007 et le plan de développement de cette enseigne fondée en 1978 par Patrick Mulliez.
Pour 2007, Kiabi annonce un chiffre d’affaires de 792 millions d’euros, en progression de 18 % sur un an. Le résultat net, pour sa part, ressort à 49 millions d’euros (+ 17 %). Le groupe exploite aujourd’hui 209 magasins : 168 en France (dont 15 affiliés) et 41 à l’étranger (36 en Espagne, 4 en Italie et 1 en Chine, ouvert à l’automne 2007). Les effectifs globaux  s’établissent à 6 578 salariés. Plus de 1 000 postes ont été créés en 2007. L’actionnariat salarié, en place depuis 1988, concerne 94 % des collaborateurs, qui détiennent globalement 5 % du capital. Leur patrimoine a été multiplié par deux en quatre ans avec une évolution de la valeur de la part, sur le dernier exercice, de + 18,76 %.
En France, Kiabi est n°1 des grandes surfaces spécialisées de prêt-à-porter avec 24,5 % de part de marché. L’an passé, 27 points de vente ont été ouverts sur l’Hexagone, un record historique pour l’enseigne.
En termes de développement, le groupe vise le cap des 400 magasins à l’horizon 2011. Cette année, Kiabi va prendre pied dans un nouveau pays, la Russie. Le premier point de vente, affilié, ouvrira en mai à Novossibirsk. Trois autres suivront dans l’année. L'objectif 2008 annoncé par Jean-Christophe Garbino lors de la conférence de presse : un chiffre d'affaires à 942 millions d'euros et un volume de pièces vendues supérieur à celui de Carrefour, le premier vendeur de vêtements de France.
Au plan capitalistique, outre les 5 % détenus par les salariés, l’AFM possède 33 % des titres de Kiabi tandis que Patrick Mulliez (le fondateur) et son frère Gérard contrôlent chacun 31 %. Une configuration particulière (expliquée dans le livre « le secret des Mulliez », page 228) et qui vaut également pour les différentes sociétés-sœurs de Kiabi que sont Top Office (matériel de bureau), Tape à l’œil (vêtements pour enfants), Isabelle Atkins (parfumeries) ou encore Granita (lingerie) ou Choyo (textile discount).
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La face cachée de l'empire Mulliez

Entrez dans les coulisses de cette famille aux 700 cousins, découvrez qui est vraiment Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, quelles sont les méthodes du groupe en Russie, ses cachotteries en Chine, ses relations inavouables outre-Atlantique.

Au sein de la tribu roubaisienne, le malheur des uns et les principes des autres ont fait la fortune de tous. Par-delà l’exceptionnelle réussite entrepreneuriale du clan, la saga Mulliez est d’abord une histoire familiale des plus romanesques. Riche en anecdotes et en confidences, l’enquête prend ici des allures de fresque historique où les révélations le disputent aux affaires de famille.

 

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L'empire des Mulliez

AFM2Fort de ses 600 000 salariés et de ses 86 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (ci-dessus la photo du siège de l'AFM à Roubaix).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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