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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 05:39



Dans quelques semaines, le 1er juillet précisément, le taux de TVA dans la restauration va tomber de 19,5 % à 5,5 %. Un abaissement qui était réclamé à cor et à cri depuis des années par les professionnels. Alors que le secteur subit de plein fouet la crise économique, les clients peuvent-ils s'attendre à voir baisser significativement le montant des additions ? Quel va être l'impact de ce changement au sein des enseignes d'Agapes, n°2 de la restauration commerciale en France derrière McDonald's ?
Agapes Restauration n'ayant de groupe que le nom, chacune de ses enseignes est libre d'appliquer comme elle l'entend les directives du "contrat d'avenir" négocié par la profession avec le gouvernement. De la même manière qu'il n'existe pas de synergies entre les différentes chaînes, il n'y a pas eu non plus de consignes globales données au sujet de la répercussion de la baisse de TVA. A priori, Les 3 Brasseurs devraient se contenter du minimum légal, à savoir sept produits en baisse. Tout comme Amarine, qui est en grande difficulté. A la faveur de ses menus "board" amovibles, Flunch devrait pour sa part jongler en fonction des évènements. Quant à Pizza Paï, qui a le vent en poupe, l'enseigne pourrait afficher 14 produits en baisse plutôt que sept. 
Globalement, l'impact sur l'addition sera très peu perceptible par le consommateur, de l'ordre de - 2 % sur la note. L'esprit de l'accord passé entre les restaurateurs et le gouvernement est de redistribuer le bonus de TVA en trois tiers : 1/3 pour le consommateur, 1/3 pour les salariés et 1/3 pour l'investissement. Le groupe Agapes Restauration ayant largement les moyens de son développement, ce dernier tiers deviendra donc du bénéfice et compensera partiellement la baisse de résultat attendue sur 2009 du fait de la crise.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 09:35



Fondée en 1999 par un ex-Décathlon, Thierry Mayolle, la chaîne Terres et Eaux vient d’être rachetée par le groupe Oxylane. Spécialiste de la chasse et de la pêche, également dotée d’un rayon équitation, l’enseigne compte quatre points de vente à Lille-Seclin, Amiens-Boves, Witry-les-Reims et Caen-Fleury (photo © Ouest-France). Un cinquième est attendu à Rennes-Cap Malo mais le dossier a pris du retard.

En 2007, Oxylane s’était positionné sur ce même marché avec Fonisto, qui compte aujourd’hui deux magasins, à Barentin (Seine-Maritime) et sur la zone d’Englos (Nord). En fait, il semblerait que le géant nordiste ait été informé des difficultés rencontrées par son ancien cadre pour gagner de l’argent (d'où le retard sur Rennes). En lançant sa propre enseigne, Oxylane l’encourageait, d’une certaine manière, à lui céder son entreprise. Ce qui vient donc d’être fait. Les deux enseignes vont prochainement fusionner.

Logiquement, vu son ancienneté et son parc, Terres et Eaux devrait être conservé en tant que bannière. Au plan du concept, en revanche, la formule de Fonisto a l’avantage d’une offre plus discount, plus en phase avec le savoir-faire d’Oxylane. « Proposant moins de services et une largeur d’offre réduite, elle est d’autre part plus facile à rentabiliser », explique un bon connaisseur du dossier.

La distribution des équipements pour la chasse et la pêche se caractérise par son stock très coûteux. La rotation des produits est lente et certains articles, telles que les armes, sont à des prix élevés qui pèsent au niveau du bilan. C’est notamment pour cette raison que Fonisto ne vend pas de fusils. Le marché des armes, en outre, est en forte baisse du fait de l’érosion des effectifs de chasseurs. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si chez Décathlon, le rayon est à 80 % composé de textile / chaussant et d’aliments pour chien de chasse.

Depuis les difficultés hexagonales de la chaîne allemande Kettner (qui ne compte plus que deux magasins à Paris et Metz), il n’y a plus de grande enseigne d’envergure nationale  sur ce marché. Mis à part les petits rayons de Décathlon, seuls subsistent dorénavant les armuriers de quartier et donc cette nouvelle entité qu’Oxylane entend développer en fusionnant Terres et Eaux et Fonisto.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 04:48


La France ne représente plus que la moitié de l'activité d'Auchan. Même si l'Hexagone reste le creuset des initiatives du groupe, un nombre croissant de nouveaux concepts démarrent dans les filiales étrangères. Par exemple, c'est l'Italie qui, il y a cinq ans, avait développé l'enseigne Simply, devenue depuis la
bannière du groupe sur le format supermarchés. Cette fois, c'est au tour d'Auchan Russie d'exporter son savoir-faire. Apparu à Moscou l'an passé, Auchan City va faire son entrée en France l'an prochain. Conçue initialement pour relancer les petits hypermarchés de centre-ville rachetés à Ramstore, cette déclinaison de l'enseigne au rouge-gorge a obtenu de tels résultats que la direction générale du groupe a souhaité en élargir le déploiement à d'autres pays. En France, c'est Tourcoing qui, à l'automne 2010, accueillera sur 4 000 m² la première unité dans le cadre du nouveau centre commercial (maquette ci-contre) développé par le promoteur Altarea. Par rapport au grand hypermarché de périphérie à forte capacité d'attraction qui constitue le coeur de métier d'Auchan, cette variante urbaine se distingue à la fois par la taille réduite de sa surface et par son implantation de coeur de ville.
Autant que l'exploitation de petits hypers, c'est la vocation urbaine qui, à Tourcoing, représente le challenge à relever. Contrairement au projet d'Aucha
n Gourmand attendu en 2012 à Marseille, dans la cité textile nordiste Auchan City devrait adopter un positionnement plus populaire. C'est tout le travail d'optimisation de l'offre et de mise au point du concept auquel s'attache Marc Lambert, l'ancien directeur régional Nord en charge du dossier.
La nouvelle enseigne Auchan City vient enrichir la palette des concepts dont s'est dotée le groupe pour les magasins de taille intermédiaire. Il y a tout d'abord Les Halles d'Auchan (8 unités en région parisienne centrées sur une offre discount de produits frais et sur les gros conditionnements). Il y a également en Italie les prototypes Maxi Simply et Iper Simply développés par Sma.
Parallèlement, la version standard de l'enseigne Auchan est aussi exploitée sur des points de vente de la tranche 3 500 / 5 000 m². Notamment par le franchisé Schiever, qui possède 7 petits Auchan en Bourgogne. Sur le même créneau, quelques gros Atac (des anciens Mammouth en fait) vont prendre l'enseigne Auchan d'ici la fin de l'année. Il s'agit notamment des magasins de Péronne, dans la Somme, de Brives-la-Gaillarde, en Corrèze et d'Aussillon-Mazamet, dans le Tarn.
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 08:37


C'est mercredi 8 avril, en pleine séance de comité central d'entreprise que l'affaire avait éclatée. Interpellée par les représentants du personnel, la direction d'Auchan avait été contrainte de lever une partie du voile sur l'existence, depuis 2003, d'un plan d'attribution  de stocks-options dans l'entreprise. Les élus avaient laissé éclater leur mécontement lorsqu'ils s'étaient aperçu que les provisions comptables relatives à ces bonus avaient amputé d'1,2 million d'euros le montant global de la prime de participation redistribuée aux salariés. Leur mobilisation a payé. Le 6 mai, la direction du groupe a proposé de "neutraliser le contre-coup financier" de ces stocks-options.
Pour autant, le plan d'attribution n'est pas remis en cause et, surtout, le flou le plus total continue de régner sur les modalités de cette distribution d'actions gratuites. Selon des sources internes, tout indique que les titres octroyés aux dirigeants bénéficiaires n'ont pas été pris sur la partie "familiale" du capital du groupe mais prélevés dans Valauchan, directement au niveau de la caisse de rachat dédiée aux entrées / sorties des actionnaires salariés. Contacté, le service communication se refuse à tout commentaire. Dans quelle proportion ces prélèvements ont-ils contribué à la baisse de la part de capital détenu par les salariés, tombée en cinq ans de 16 % à 11 % ? Mystère ! Dans les documents Valauchan, le sujet est soigneusement évité. Ce défaut de transparence renvoie à un problème plus global de gouvernance du FCP et de responsabilités des élus siégeant à son conseil d'administration.
Mais de manière assez surprenante, ces carences préoccupent assez peu en interne. Avec 110 000 porteurs de parts et un milliard et demi d'euros de capitalisation, Valauchan est pourtant l'un des principaux FCP de salariés-actionnaires de France.


Depuis 30 ans, les soirées Valauchan, au cours desquelles sont annoncées les valeurs de parts, sont un élément fort de la culture du groupe Auchan. Il n'empêche, l'intérêt des salariés porté à la gouvernance du FCP est tout relatif.


Bien que reposant sur l'élection dans chaque magasin de représentants de porteurs de part (les RPP), la désignation des élus Valauchan est, dans les faits, souvent affaire de cooptation. Une situation facilitée par le fait que les délégués du personnel se tiennent à l'écart des élections Valauchan. Par nature en délicatese avec un système qui amène les salariés à s'intéreser à la rémunération de leur capital au lieu de celle de leur seul travail, les syndicats n'ont jamais été en situation de peser sur la gouvernance du FCP. D'où leur incapacité, par exemple, à amener la direction du groupe ou les élus du conseil de Valauchan à davantage de transparence. Y compris concernant la juste évaluation des actifs de l'entreprise par les experts "indépendants" en charge de déterminer annuellement les valeurs de part.
Il y a quelques mois, Arnaud Mulliez avait signé dans Le Monde une tribune dans laquelle il mettait en garde le gouvernement contre le déblocage anticipé des sommes issues de la participation légale aux bénéfices. Selon le patron d'Auchan France, en permettant les retraits avant le terme des cinq ans, Nicolas Sarkozy, tout à sa volonté d'encourager la consommation et de soutenir les dépenses des ménages, a remis en question la notion d'épargne à moyen ou long terme qui prévalait jusque là.
Le gouvernement n'a pas le monopole du déboulonnage des principes fondamentaux qui régissent l'actionnariat salarié. Les dirigeants d'Auchan doivent savoir qu'à chaque fois qu'ils organisent l'opacité autour d'une décision relative au FCP, ils se mettent en situation de rompre le pacte de confiance passé avec leurs salariés actionnaires. Déjà que sur une population de collaborateurs payés majoritairement peu au dessus du Smic, la tentation est grande pour beaucoup de retirer les sommes. Alors si en plus, ceux qui sont en mesure de placer se mettent à douter ...
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 08:07



And the winner is ... Boulanger
. Les valeurs 2009 des parts des principaux FCP de la galaxie Mulliez ont été annoncées aux salariés-actionnaires. Cette année, parmi les enseignes dont une part significative du capital est aux mains des collaborateurs, ce sont ceux de Boulanger qui enregistrent la meilleure valorisation de leur épargne salariale , devançant de peu ceux de Kiabi. Alors qu'il y a quelques années, ces deux enseignes étaient à la peine, aujourd'hui, ce sont elles dont les experts en charge des évaluations ont estimé qu'elles étaient les plus créatrices de valeur. A l'inverse, Adéo et Oxylane, qui affichaient régulièrement les meilleures progressions, enregistrent cette année des croissances nettement plus timides. Quant à Auchan, on a déjà eu l'occasion de commenter ici la portée historique de sa première baisse de valeur.
Dans d'autres enseignes de la galaxie Mulliez, en proie à de réelles difficultés comme  Saint-Maclou ou Pimkie, les replis atteignent la barre des - 30 %. Mais il s'agit d'entreprises dont les dirigeants n'ont jamais véritablement cherché à développer l'actionnariat salarié. Chez Pimkie, par exemple, cela représente seulement 0,2 % du capital de la société.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 11:11
Evoquées sur ce blog dès le 20 avril, les suppressions de postes chez Pimkie ont été annoncées au comité central d'entreprise jeudi 14 mai. Le projet de réorganisation concerne les deux entrepôts Diramode de Neuville-en-Ferrain et Wasquehal. 138 des 275 postes vont disparaître, soit une division par deux des effectifs. Au siège, 52 postes seront supprimés dans dans les services informatique, ressources humaines, clientèle, inventaire et travaux.
Le 28 mai, la direction va faire des propositions aux représentants du personnel dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi. Des reclassements devraient y être proposés, notamment dans certaines autres enseignes de la galaxie Mulliez, commercialement plus dynamiques.
Les points de vente ne sont pas concernés par la réorganisation. Cependant, les différentes directions nationales vont être supprimées et remplacées par des directions internationales par zone. Elle seraient au nombre de quatre, avec les périmètres suivants :  France, Belgique, Luxembourg et Allemagne ; Espagne et Italie ; Europe de l'Est ; Moyen-Orient. Par ailleurs, les services achats vont être regroupés dans une centrale unique en lieu et place des centrales nationales.
Plus d'infos sur Pimkie dans ma note du 3 février 2009 relative à l'arrivée surprise de Richard Maurice, ex-Kiabi, ex-Camaïeu, à la tête du conseil de surveillance de l'enseigne.
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:51

La valeur de la part d'Agap'action a été communiquée mercredi 13 mai. Alors que de nombreux collaborateurs s'attendaient à une évolution négative, c'est une progression de 2,48 % qui a été annoncée au sein d'Agapes restauration, la branche restauration de l'empire Mulliez. Elle est néanmoins en retrait par
rapport aux années précédentes (+16 % l'année dernière). Les experts en charge de l'évaluation se sont réunis avant la décision de baisser la TVA à 5,5 % au 1er juillet, ils n'ont dons pas intégré cette bonne nouvelle dans leur cotation de la part. Cela laisse augurer un rattrapage l'année prochaine.
A noter que, pour la deuxième année consécutive, l'enseigne Pizza Paï verse une participation légale nettement supérieure à celle de Flunch (6,76 % vs 3,58 %). Pizza Paï n'avait plus fait de participation depuis 1997 et vient d'enchaîner deux taux très performants à 11,58 % et 6,76 %. Les salariés du siège Agapes (compta, paye, informatique, ...) touchent contractuellement la participation de Flunch. Nul doute qu'ils préféreraient celle de Pizza Paï...
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 14:11
Pendant plusieurs années, les salariés-actionnaires de Boulanger sont restés à la traîne de leurs collègues des autres grandes enseignes de la galaxie Mulliez en matière de valorisation de leur épargne salariale. Avec une progression de sa valeur de part de + 16,09 %, HTM Invest, nouveau nom de Valboulanger, se distingue cette année comme le plus performant de tous les FCP de l'empire nordiste. En fait, la rupture remonte à 2008 : déjà, l'an passé, les experts en charge des estimations avaient noté un retournement de tendance et revalorisé l'entreprise de 40 %. Le retrait du marché espagnol et les bonnes performances des différents "métiers" (Boulanger France, Electro-Dépôt, B-dom, Webdistrib.com, activité grossiste, marque propre Essentiel B) permettent en l'occurrence une forme de rattrapage. Reste qu'il aura tout de même fallu attendre cinq ans pour voir se concrétiser pleinement les effets du plan de relance engagé en 2003 par Francis Cordelette.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:05

D'ici quelques semaines, Christophe Dubrulle (à droite sur la photo), le président du directoire d'Auchan, va être en mesure de faire valoir ses droits à la retraite. Le choix du successeur de ce fidèle compagnon de Gérard Mulliez va constituer un acte fort pour Vianney Mulliez, président du conseil de surveillance depuis le départ, en 2006, du fondateur du groupe.
Ce choix sera d'autant plus scruté, en interne, que Vianney Mulliez (à gauche sur la photo) a montré en trois ans qu'il avait une conception très opérationnelle de son mandat. Présent sur de multiples fronts, il n'hésite pas à s'impliquer personnellement sur des dossiers où l'on attendrait davantage Arnaud Mulliez, patron de la France, ou justement Christophe Dubrulle, également en charge de la branche hypermarchés. Il est d'ailleurs vraisemblable que le départ de celui-ci signe la fin du cumul de ces deux fonctions. Pour ces deux postes à pourvoir, deux hommes sont en lice :
- Benoît Lheureux, ancien patron de l'Italie, entré en 2007 au directoire avec comme responsabilités le développement, les ressources humaines et Immochan. Un périmètre de nature à lui donner la hauteur de vue nécessaire à la présidence du directoire.
- Patrick Coignard, actuel président de la filiale espagnole, en charge des synergies hypermarchés, un poste stratégique au regard du poids de ce format (80 % du CA du groupe). Malgré les difficultés d'AlCampo sur 2008, il est favori pour la branche hypers.
Un troisième homme est également dans les starting-blocks : Philippe Saudo, actuel directeur général des supermarchés. "Programmé" pour succéder à Benoist Cirotteau à la présidence de cette branche, il doit d'abord réussir le passage sous l'enseigne Simply Market de l'intégralité du parc de supermarchés. D'ailleurs, il se pourrait bien que ce soit la date d'achèvement de ce vaste chantier, tout autant que l'anniversaire des 65 ans de Christophe Dubrulle (à la fin août), qui marque l'officialisation des promotions.


         
Benoît Lheureux  -
  Patrick Coignard  -  Philippe Saudo -   
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 15:21

Exclusif -
Deux jours après l'annonce de la création du groupe multimarque Brice / Jules / Bizzbee (voir ma note du 28 avril), LeBlogMulliez.com révèle un autre mouvement important au sein de l'activité prêt-à-porter de la galaxie Mulliez. Kiabi est en discussions avancées avec le groupement des Mousquetaires afin d'accueillir sous son enseigne les adhérents exploitant les magasins Vêti.
Propriété du groupement des Mousquetaires, l'ex-Vêtimarché compte 150 points de vente en France, pour la majorité implantés à proximité d'un Intermarché. Soucieuse de consolider son leadership (25 % de part de marché sur les grandes surfaces spécialisées textile) et de conforter son implantation par le biais de la franchise, l'enseigne des Mulliez négocie actuellement un rapprochement avec ce réseau. Elle se donne ainsi les moyens de densifier considérablement son parc hexagonal qui passerait de 200 à 350 points de vente. La négociation en cours vise à permettre le basculement des contrats liant actuellement les adhérents Vêti à leur centrale au profit d'un contrat de franchise avec Kiabi, sous l'égide des Mousquetaires.
Autant sur l'alimentaire, avec Intermarché, le groupement occupe un rôle majeur, autant dans le textile, il reste cantonné aux seconds rôles. Problèmes de positionnement, d'attractivité, d'image, de notoriété, de savoir-faire, etc. : Vêti est clairement à la peine. Plus d'un magasin sur deux est déficitaire avec pour conséquence des impayés en augmentation constante auprès de la centrale. Il y a 18 mois, déjà, c'est précisément à cause de ce passif encombrant qu'une première négociation entre les deux parties avait échoué, Kiabi refusant de prendre en charge l'intégralité de l'apurement des comptes. Depuis, la dégradation des performances commerciales de l'enseigne a semble-t-il amené les Mousquetaires à se montrer moins exigeants.
Initialement développée sous forme intégrée, l'enseigne Kiabi s'est ouverte à la franchise depuis quelques années. C'est notamment pour elle la possibilité de s'implanter dans des villes moyennes et sur de surfaces inférieures à celles des magasins exploités en propre.
Kiabi a été fondé en 1978 par Patrick Mulliez, frère de Gérard Mulliez (Auchan). Ils détiennent à eux deux les deux tiers du capital, le solde étant contrôlé par l'association familiale Mulliez. L'entreprise est aujourd'hui dirigée par Jean-Christophe Garbino. En 2008, Kiabi a ouvert une trentaine de points de vente et enregistré des ventes globales en hausse de 15 %.
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La face cachée de l'empire Mulliez

Entrez dans les coulisses de cette famille aux 700 cousins, découvrez qui est vraiment Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, quelles sont les méthodes du groupe en Russie, ses cachotteries en Chine, ses relations inavouables outre-Atlantique.

Au sein de la tribu roubaisienne, le malheur des uns et les principes des autres ont fait la fortune de tous. Par-delà l’exceptionnelle réussite entrepreneuriale du clan, la saga Mulliez est d’abord une histoire familiale des plus romanesques. Riche en anecdotes et en confidences, l’enquête prend ici des allures de fresque historique où les révélations le disputent aux affaires de famille.

 

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L'empire des Mulliez

AFM2Fort de ses 600 000 salariés et de ses 86 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (ci-dessus la photo du siège de l'AFM à Roubaix).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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