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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:01

le président du "comité des sages" de l'AFM


Portrait   Dimanche 5 octobre 2008, il est près de 23 heures. Arte diffuse « Affaires de grandes familles ». Ce documentaire de Samuel Gantier apporte un éclairage très précis sur la vie et les rites des dynasties industrielles nordistes, celles des Motte, Tiberghien, Dufour et … Mulliez. Pour Marc Mulliez, président du conseil de surveillance de l'AFM, le comité des sages du clan roubaisien, c'est un véritable cauchemar qui commence. A l'écran, pendant de longues minutes, vont se succéder les témoignages de ses deux enfants et de leur mère. Les propos tenus face à la caméra n'ont pourtant rien de dérangeant ni de polémique. Pour l'intéressé, néanmoins, entendre son ex-épouse évoquer leur première rencontre ou son fils exposer les avantages du système entrepreneurial Mulliez sont un véritable supplice. Parmi les membres du clan impliqués dans les affaires, Marc Mulliez est non seulement l'un des plus secrets, il est aussi l'un des tenants de la ligne dure en matière de non communication et de distance à tenir vis à vis de l'extérieur.

Marc Mulliez a eu 71 ans au printemps. Il est né en avril 1938 et fait partie de la branche des Louis, dont les représentants, sur les photos de famille, occupent à eux seuls pratiquement la moitié du cliché. Il a grandi entouré de 12 frères et soeurs (dont Gonzague, le fondateur de Saint-Maclou ou encore André, le créateur de Réseau Entreprendre). Il a un frère jumeau, Luc. Contrairement à la branche des Gérard, qui donna naissance à Phildar puis Auchan, les Louis ont toujours conservé un penchant plus industriel. Propriétaire à titre personnel, en marge du pacte familial donc, des sociétés textiles Customagic (tissus d'ameublement) et Pierre Dubost (linge de maison), Marc Mulliez perpétue à sa manière cette tradition familiale. Après des études à l'Institut Technique Roubaisien, le jeune homme est envoyé en stage en Allemagne dans une entreprise de fibres synthétiques, la Vereinigte Glanzstoff Fabriken (VGF). S'en suit un service militaire en Algérie puis, au retour, diverses expériences au sein des entreprises familiales, notamment chez Phildar. (ci-dessus Marc Mulliez en 1964, photo d'archives, Kurt Nacken).

Tout au long de sa carrière, Marc Mulliez a mené en parallèle ses affaires personnelles, à Tourcoing, regroupées dans la holding Alema (ci-contre), et le suivi des enseignes textiles détenues collectivement par la famille. C'est ainsi qu'il a présidé les conseils de surveillance de Phildar, Cannelle mais également des deux enseignes de prêt-à-porter masculin, Jules et Brice. De 1998 à 2006, il a assuré deux mandats au sein du conseil de gérance de l'association familiale. Le 17 mai 2008, il a été élu à la présidence du conseil de surveillance de l'AFM, une charge moins prenante que la gérance mais un fauteuil des plus symbolique. Véritable conseil constitutionnel de la "nation" Mulliez, cette instance est chargée de valider les choix stratégiques des gérants commandités, de réfléchir à l'avenir de l'AFM - à la fois en termes de développement et de maîtrise du risque pour les actionnaires - et de préparer les évolutions réglementaires. Elle est systématiquement représentée dans les conseils de surveillance des entreprises. Renouvelé tous les quatre ans, ce conseil présente la particularité de ne regrouper que des élus ayant obtenu au moins des 50 % des suffrages. C'est ce qui explique que le dernier bureau sorti des urnes familiales ne compte que quatre membres au lieu de six précédemment.

Les deux enfants de Marc Mulliez travaillent non loin de lui : Alexis dirige Customagic (16 millions d'euros de chiffre d'affaires, 50 salariés à Halluin) tandis que Camille, sa fille, est en poste chez Phildar. Son gendre, Aymeric Poutiers, est quant à lui DRH de l'enseigne Agapes Express (kiosques So Good et Pizza Paï).

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Published by Bertrand Gobin - dans Portraits
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 16:57

le nouveau président du Conseil de surveillance d'Oxylane ?

Trente trois ans après avoir fondé Décathlon, Michel Leclerq a laissé ses fonctions en mars à la tête du groupe nordiste. Son successeur n'est autre que l'un de ses quatre fils, Olivier, 45 ans. Le Blog Mulliez dresse le portrait de cet entrepreneur atypique qui n'est pas sans détonner au sein du clan Mulliez.
Cet article inaugure une nouvelle série baptisée "Portraits", visant à mieux faire connaître les dirigeants de la galaxie Mulliez.
Olivier Leclercq, au centre sur la photo, accueille dans son hôtel Olivarius deux des Champions du Monde de 1998 : Christophe Dugarry et Zinedine Zidane.
Il y a un proverbe, dans le Nord, qui dit que lorsqu'un Roubaisien gagne de l'argent, il le dépense alors que le Tourquennois, lui, le montre. Bien que n'ayant jamais vécu à Tourcoing, le berceau de sa famille, Olivier Leclercq est une bonne illustration de cet adage populaire. Moins complexé vis-à-vis de l'argent que ne le sont ses cousins Mulliez qui viennent aux réunions à Roubaix en 207 diesel, il ne se gêne pas pour rouler en Audi A8 ou multiplier les escapades familiales à Londres ou Miami. Sur un autre registre, son brevet de parachutiste (le seul diplôme qu'il ait obtenu) et son passé de sous-officier des forces spéciales contribuent un peu plus à la distinguer. Que ce soit au sein de l'association familiale Mulliez ou, plus globalement, de ses homologues exerçant de hautes fonctions dans la vie économique.
Car même s'il lui arrive peut-être encore de se pincer pour s'en rendre compte, Olivier Leclercq fait bel et bien partie aujourd'hui de ce cercle restreint des grands patrons. Certes, chez Oxylane, c'est Yves Claude qui reste aux commandes du groupe et qui pilote au quotidien le navire Décathlon. Il n'empêche, cette présidence de surveillance de la troisième plus importante des entreprises de la galaxie Mulliez est une vraie responsabilité.
Olivier Leclercq connaît bien l'entreprise fondée par son père en 1976, particulièrement la partie "production", qui, en amont des magasins, organise la fabrication des gammes  revendues ensuite sous l'une des signatures Quechua, B'Twin, Kipsta, etc. Ces marques "Passion" qui fondent la spécificité de Décathlon  Pendant 13 ans, de 1987 à 2000, Olivier Leclercq a sillonné l'Asie, y installant équipes d'ingénieurs et bureaux de production qui chaque année déversent sur l'Europe des milliers de containers de produits exclusifs aux prix imbattables
et qui sont devenus les symboles de l'identité de Décathlon et les clés de sa rentabilité.
Tout au long de ces années,
l'aîné des quatre fils Leclercq a passé beaucoup de temps  entre les avions et les chambres d'hôtels. Ce qui l'a amené à s'intéresser aux prestations destinées aux voyageurs d'affaires. En bon Mulliez "piquousé" à la création d'entreprise, il monte son propre projet et inaugure en 2004 à Villeneuve d'Ascq son premier Olivarius, un concept d'appart'-hôtel innovant doublé de parti-pris ethétiques des plus avant-gardistes. Devenu au fil des ans un passionné d'hôtellerie, il ne rate pas, dit-on, une occasion de mettre à profit ses déplacements à l'étranger pour séjourner dans les plus grands établissements. Et dire que son cousin Vianney, le patron de la surveillance chez Auchan, lui se contente des deux étoiles d'un Ibis !
Résident en Belgique, marié à une championne d'athlétisme d'origine bamiléké (laquelle a monté sa propre boutique d'art africain), Olivier Leclercq, à en croire son entourage, revendique ouvertement sa différence par rapport au reste de la tribu Mulliez. "Avec lui, explique un proche, tout est beaucoup plus rock'n roll que la normalité estampillée "gens du Nord" qui prévaut chez les associés de l'AFM". Formant une véritable "bande" avec ses frères, il se retrouve également en proximité du courant que représente au sein de l'association familiale l'axe Gérard / Patrick / Gonzague, des autodidactes eux aussi, respectivement fondateurs d'Auchan, Kiabi et Saint-Maclou. Autant de fortes têtes - accessoirement richement pourvus en droits de vote - qui donnent régulièrement du fil à retordre aux membres de la gérance de l'AFM. Une gérance à laquelle Olivier Leclercq a été élu - très confortablement, paraît-il - en juin 2006. L'intéressé y a retrouvé Thierry Mulliez, actuel président du conseil familial. Vingt ans plutôt, les deux hommes avaient travaillé ensemble dans le tout premier Pizza Paï : Thierry Mulliez en était le directeur ; Olivier Leclercq y préparait les salades et des tonnes de taboulé.
En choississant le fils de Michel Leclercq pour lui succéder à la présidence de la surveillance, le conseil familial de l'association Mulliez a renouvelé d'une certaine manière le pacte tacite qui prévalait jusque-là entre les deux familles : à savoir un actionnaire majoritaire avec 43 % du capital d'un côté, l'AFM et, de l'autre, la holding du fondateur, l'AFIR, "minoritaire" avec 42 % des titres, mais à qui revient la présidence. Reste qu'en théorie, les statuts de l'association ne permettent pas de cumuler un siège à la gérance avec une présidence d'entreprise. En théorie ...
Prochainement au sommaire de la série "Portraits", un article consacré à Marc Mulliez, l'actuel président du "comité des sages" de l'AFM et assurément l'un des membres les plus secrets du clan nordiste.
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Published by Bertrand Gobin - dans Portraits
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La face cachée de l'empire Mulliez

Entrez dans les coulisses de cette famille aux 700 cousins, découvrez qui est vraiment Gérard Mulliez, le fondateur d'Auchan, quelles sont les méthodes du groupe en Russie, ses cachotteries en Chine, ses relations inavouables outre-Atlantique.

Au sein de la tribu roubaisienne, le malheur des uns et les principes des autres ont fait la fortune de tous. Par-delà l’exceptionnelle réussite entrepreneuriale du clan, la saga Mulliez est d’abord une histoire familiale des plus romanesques. Riche en anecdotes et en confidences, l’enquête prend ici des allures de fresque historique où les révélations le disputent aux affaires de famille.

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L'empire des Mulliez

AFM2Fort de ses 600 000 salariés et de ses 86 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (ci-dessus la photo du siège de l'AFM à Roubaix).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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