Le blog Mulliez, de Bertrand Gobin

Mercredi 6 janvier,11.20 - Une dépèche de l'AFP annonce la conclusion d'un accord entre la direction et les syndicats chez Pimkie : Les salariés de l'enseigne de prêt-à-porter Pimkie (famille Mulliez), en grève sur deux sites du Nord depuis le 19 décembre au sujet d'un plan social, ont obtenu une indemnité supra-légale d'au moins 20.000 euros par personne, au terme d'un accord avec la direction annoncé mercredi.
15.21
  Reprise du travail à Pimkie Logo_Europe1-copie-2.png
Mer 6 jan 2010 21 commentaires
20.000 € une misère comparativemebt à ceux des cadres qui sont "partis" avec des enveloppes bourrées, après des années d'inexpériences. Les Syndicats ont une fois de plus "baissés leurs culottes deavant les patrons, honteux ?????
Toto - le 06/01/2010 à 16h59
c'est pas "les syndicats", mais la CFDT-FO, CGC, CFTC

La CGT est minoritaire

Qui s'est fait "fluidifier" ?
Patrice Bardet - le 06/01/2010 à 21h33
la cgt n'a pas signé cet accord, qui a été signé dans le dos des grévistes par les autres organisations syndicales

il ne faut pas croire aux erreurs sans doute volontaires, propagées par la presse bourgeoise

aux yeux des grévistes, la cgt a fait son boulot, et ce sont des cartes cfdt que certains grévistes ont déchirées

la cgt a reçu des marques de sympathie nombreuses sur les piquets, pour avoir toujours agi dans la transparence, en se basant toujours sur la volonté des grévistes; ces marques de sympathie venaient, notamment ce mercredi, de la part de plusieurs grévistes syndiqués à la cfdt
cgt tourcoing - le 07/01/2010 à 10h15
avant de conclure un accord il faudrait consulter la "base"!!! ce qui n'a pas été fait, en autre!! la CGT N'a rien à se reprocher courage pour l'avenir...
fab - le 07/01/2010 à 16h52
Concernant les messages de la CGT ci-dessus.
Vous donnez un sens à la signature, dans ce contexte, différent de celui qu'il est en réalité. Cette signature actait les avancées obtenues et l'engagement de la direction.
Elle n'engageait nullement les salariés et la fin de la gréve. Ces propositions ont ensuite été approuvées à une très large majorité par les grévistes. Si cela n'avait pas été le cas, et bien les représentants seraient retourné signifier cette fin de non recevoir à la direction.
Rien n'empêche ceux qui ne sont pas d'accord de poursuivre la grêve. La gréve est un droit individuel. De plus si vous êtes plusieurs mécontents, qu'attendez-vous ?
Eric - le 07/01/2010 à 17h29
une petite question à notre camarade de la cgt .depuis quand la cgt signe telle des accords? car de mémoire j'ai rarement vu en bas des accords la signature de la CGT (au sein de la galaxie Mulliez).Alors de grâce ne venez pas donné des leçons.
lantua - le 07/01/2010 à 21h26
Précision concernant la signature : l'intersyndicale CFDT-FO avait demandé une clause suspensive à l'accord. Celui-ci ne s'appliquait qu'avec le vote positif de l'AG.
Mais sans signature de l'accord, il n'y avait pas de propositions de la direction !
Eric - le 08/01/2010 à 11h34
eric,

vous n'êtes pas sans savoir que la signature, une fois présentée aux grévistes, avec ce qui a été vécu comme un chantage (c'est ça ou rien), et alors que les négociateurs avaient promis de consulter les grévistes AVANT, cette signature donc avait bel et bien le sens que nous lui donnons.

on peut toujours se placer sur le terrain de la direction, mais dans cette grève, les salariés avaient l'opportunité de la faire plier davantage, et le voulaient; la CGT se place sur ce terrain-là, celui du rapport de force établi par les grévistes.

la négociatrice cgt s'est vue menacée personnellement par la direction en cas de continuation de la grève; les grévistes ont voté la reprise mais avec le sentiment très fort de s'être fait blousés, et ça vous ne pourrez le nier

alors peut-être ne sont-ils pas assez mûrs et responsables pour apprécier à sa juste valeur l'accord signé

je vous laisse libre de ce jugement
cgt - le 09/01/2010 à 11h12
CGT,
Vous faite de la désinformation.
Quand on obtient un résultat suppérieur aux propositions initiales, on le consolide par une signature qui était d'ailleurs plus engageante pour la direction que pour le syndicat puisqu'il y avait cette clause. Ce sont les salariés qui ensuite décide de prendre ou de laisser et de continuer la grève. Il y en a toujours pour dire "on aurait pu avoir plus".
Eric - le 09/01/2010 à 15h40
vous ne répondez pas aux propos écrits plus haut; si la direction était si engagée que cela dans cette signature, pourquoi CFDT et FO ont présenté cet accord comme celui de la dernière chance, disant que si les grévistes le refusaient, la proposition serait retirée ?

Vous suggérez que nous sommes "jusqu'au boutistes", et qu'il était impossible d'obtenir mieux. Selon quels critères ? Si c'est la détermination et la volonté des grévistes, ils étaient bien prêts à tenir un jour ou deux de plus, et les soldes arrivaient. Si le critère que vous retenez c'est les "moyens" de Pimkie-Mulliez, alors les grévistes pouvaient obtenir 10 fois plus

Je tiens à préciser à un commentateur précédent que si, la cgt signe parfois : les congés payés, l'augmentation générale des salaires en 1968, et quelques autres détails du même genre, qui ont toujours donné envie au patronat de contrebalancer son influence (cf les conditions de naissance de certains syndicats)
cgt - le 10/01/2010 à 01h39