Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 15:53


Après l'annonce, au printemps, de la reprise d'une petite centaine de magasins Vêti en franchise, c'est sur une quinzaine de Leclerc Vêtements que Kiabi pourrait prochainement jeter son dévolu. Le groupement d'indépendants présidé par Michel-Edouard Leclerc a en effet annoncé à ses adhérents exploitant des Leclerc Vêtements ou des L Jeans son intention de mettre prochainement fin à leurs contrats d'enseignes. C'est semble-t-il un litige suite à un refus de reprise de dettes (400 000 euros au total) qui a provoqué cette décision.
Fort de l'expérience du dossier concrétisé avec le groupement Intermarché, Kiabi se retrouve évidemment en position favorable pour également accueillir dans son réseau les ex-Leclerc. A plusieurs reprises, Jean-Christophe Garbino (photo ci-contre), le patron de Kiabi, a indiqué que la franchise était pour son groupe un moyen de déployer son enseigne sur des formats plus petits que ceux de ses magasins succursalistes.
C'est l'adhérent exploitant les Leclerc Vêtements de Clermont-Ferrand qui pilote le changement d'enseigne. Une transition délicate à mettre en oeuvre, d'une part à cause de la baisse des ventes enregistrée dans les points de vente concernés (de l'ordre de 10 %) et, d'autre part, de la fragilité des bilans de certains des magasins Leclerc Vêtements. Au passage, ce retrait de Leclerc illustre bien les difficultés notoires du mouvement à imposer son enseigne sur des surfaces spécialisées en dehors de ses hypermarchés. Hormis les Espaces Culturels (160 magasins), la plupart des autres enseignes (centres auto, jardineries, magasins de bricolage, d'articles de sport, et de vêtements donc) ne sont jamais parvenues à vraiment s'imposer.
---------------- précision, au 15 janvier -----------
J'ai répondu ci-dessous, dans les commentaires, à Walter Paviolo, adhérent auvergnat, qui tenait à prendre ses distances vis à vis du rôle que mon article lui attribue, même s'il reconnaît "jouer un rôle important dans la sortie du mouvement ".
Par ailleurs, et alors que certains adhérents Leclerc démentent, à titre individuel, un rapprochement avec Kiabi (j'avais seulement écrit que Leclerc les poussait dans les bras de Kiabi, rien de plus), je maintiens l'information : Leclerc contraint ses adhérents exploitant l'enseigne en prêt-à-porter à décrocher le pannonceau. Ils doivent le faire d'ici 2012, ce qui leur laisse effectivement un peu de temps pour faire monter les enchères. "Et ça ne peut-être que Kiabi ou Défi-Mode, pas Zara, ni H&M ", comme l'indique Walter Paviolo.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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