Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 17:23
Démarrée le 16 décembre, la grève des salariés Pimkie se poursuit. En plus du blocage de l'entrepôt, les salariés en colère multiplient les actions avec, hier, une opération escargot sur l'A 22 et, ce matin, des manifestations devant les magasins lillois de l'enseigne.


Le blog Mulliez reproduit la note interne page 1 et page 2 diffusée le 28 décembre par la direction aux salariés de Pimkie. Je publie également le
courrier envoyé ce jour par le député nordiste Alain Bocquet (PCF) à Gérard Mulliez.
Ci dessous, enfin, l'analyse du conflit par un observateur extérieur, bon connaisseur de la délégation syndicale, qui a souhaité conserver l'anonymat.
Comment se présente le front syndical à l'origine du mouvement ?
On remarque que dans ce conflit, ce sont les délégués de l'intersyndicale CFDT / FO qui affichent les revendications les plus élevées concernant les indemnités de licenciement. Pour sa part, l
a CGT formule des demandes vis-à-vis de la direction qui sont plus raisonnables. Peut-être plus réalistes ? Ce syndicat était un peu en retrait au début de l'action mais marque chaque jour un peu plus de points au niveau du conflit. Nombreux sont en effet les salariés déçus par les bizarreries et les contradictions de l'intersyndicale, dont les motions ont été récemment soutenues par la CGC et la CFTC, ce qui est étonnant.
Comment voyez-vous évoluer la situation depuis le 16 décembre ?
C'est d'une certaine manière un drôle de conflit. Au moment de l'annonce du plan social, les salariés étaient étonnamment résignés, soutenant très mollement les actions syndicales. Puis la revendication s'est enflammée comme une torche juste après l'annonce de sortie de conflit chez Xanaka. Les salariés de Pimkie en ont repris les chiffres bruts alors que le contexte est pourtant assez différent.
Quel scénario de sortie de crise voyez-vous se dessiner ?
L'impression qui ressort de tout ceci est que les salariés qui "sauveront" leur contrat ne seront paradoxalement peut-être pas les plus heureux car, affectés par le conflit tout autant que la direction pourra l'être, leur travail deviendra probablement un enfer ! D'autre part, s'il se présente par la suite un deuxième PSE (la fermeture de l'entrepôt de Neuville est d'ores et déjà programmée), voire un dépôt de bilan, dans quelles conditions partiront les salariés épargnés par le premier plan social ? Celles énoncées par un mandataire-liquidateur ?
Par Le Blog Mulliez - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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