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Exclusif - Trois mois après son ouverture, le magasin Auchan City de Tourcoing est contraint de revoir ses objectifs à la baisse. Il visait de
36 à 38 millions d'euros de chiffre d'affaires à 3 ans. Il table désormais sur 30 millions. Alors que les projections 12 mois calculées sur la base du premier trimestre ne dépassent pas 15
millions d'euros, la direction espère néanmoins que la fin d'année lui permettra de s'approcher du seuil des 20 millions en année pleine.
Avec seulement une dizaine d'articles, le panier moyen s'établit à 19 euros, soit 5 de moins que l'objectif. Peu de clients viennent en voiture. Les caisses accueillent davantage de paniers que de chariots.
Pourtant, comment espérer faire venir des clients de plus loin alors que les enseignes elles-même rechignent à s'implanter dans ce centre. Le promoteur Altaréa a eu beau offrir un an de loyer gratuit, il reste encore des cellules vides dans le centre commercial Saint-Christophe, une galerie au circuit compliqué avec trois entrées et un escalator masquant partiellement certaines vitrines.
Souhaitant se donner le temps et les moyens de tester à Tourcoing un concept de centre-ville, Auchan n'envisage pas pour l'instant de modifier sa copie. A quelques jours du 50e anniversaire du groupe, la direction n'oublie pas que dans les années 60, Gérard Mulliez a mis six ans avant que son premier magasin de Roubaix-Motte ne gagne de l'argent.
------------ En bref ------------------
La presse turque évoque ce matin le projet d'ouverture d'un premier magasin Auchan en Turquie. Un pays où sont déjà implantés Leroy-Merlin et Décathlon.
Fort de ses 395 000 salariés et de ses
68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une
galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar,
etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.
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Le rapport publié aujourd’hui montre que la position dominante des grandes centrales d’achat, de la grande distribution, impose ses conditions à l’ensemble du secteur productif, qu’il soit agricole ou industriel. La baisse des prix à la production, n’est jamais répercutée sur les prix à la consommation.
En dix ans la part du prix final allant aux producteurs est passée de 45% en 2000 à 36% en 2010. Dans le même temps, la part dévolue à la grande distribution est passée de 39% à 55%.
Actuellement le prix d’un kilo de cerises est facturé cinq fois plus cher aux consommateurs qu’elle n’a été payée aux producteurs.
La place prise par la grande distribution, au cœur du système économique et social, est l’outil le plus déstabilisateur du vivre ensemble. Pour s’assurer des marges, de plus en plus importantes, elle organise la baisse des prix de production ce qui entraîne une baisse des salaires, pour obtenir cela elle se fournit de plus en plus dans les pays à faible coût de main d’œuvre et accélère le phénomène de délocalisation et amplifie la hausse du chômage.
Son mode de fonctionnement, en plus des niveaux de marges prohibitifs, assure ses résultats en utilisant l’argent des consommateurs pour spéculer sur les marchés financiers en payant les producteurs à 90 jours.
Cette puissance financière, déstabilise le système productif agricole et industriel, tue la concurrence et les commerces de proximité, déséquilibre les territoires et l’outil de destruction du contrat social, car non content d’étouffer les producteurs, la grand distribution est le début de l’espace du non droit pour l’ensemble de ses salariés.
Les élus de droite comme de gauche sont hypnotisés par ce miroir aux alouettes. Ils savent, en particulier, que ce système, à tendance totalitaire, loin de créer des emplois en détruit. Dans ce cadre, il est intéressant de noter, par exemple, que le projet Europa City porté par le groupe Auchan, qui souhaite son implantation à la patte d’oie de Gonesse promet, à terme, la création de 8000 emplois précaires, sous rémunérés et dans le même temps le groupe PSA Peugeot Citroën prévoit la fermeture de 3600 emplois industriels à Aulnay sous bois. Il faut bien être naïf de ne pas voir une corrélation entre ces deux annoncent, surtout lorsque l’on connaît la nature du projet Europa City, 3600 ouvriers aussi près, voilà qui est dangereux et donc inacceptable pour la finance mondialisée.
Depuis de longs mois, ici, nous soulignons la dangerosité sociale, économique commerciale du développement de la grande distribution, nous sommes persuadés qu’ici, au Blanc-Mesnil l’espace commercial Plein Air aura globalement des retombées négatives, pour l’ensemble des commerces de proximités et une fois la concurrence disparue les Blanc-Mesnilois seront contraints, par la grand distribution. Le pouvoir d’achat déjà en berne, sera encore plus sacrifié et le solde d’emploi sera négatif une fois la majorité des petits commerces et des moyennes surfaces détruits.
Depuis de longs mois nous affirmons qu’il faut totalement inverser la donne. Aujourd’hui, cela devient de plus en plus urgent, les salariés et les consommateurs (ce sont les mêmes) doivent se réapproprier l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution, en mettant au cœur des priorités la qualité des produits, des services, l’emploi et la proximité.
Pour cela, nous devons produire des nouvelles formes de production et de distribution coopératives. Dans cette dynamique les villes, et plus particulièrement les villes de gauche, se doivent d’être imaginatives et militantes pour construire une autre voie.
Nous sommes à la fin d’un cycle politique. Nous sentons confusément les mouvements de transformation qui traversent, de manière horizontale, la société. Parmi eux, des leurres bien sur, mais nous percevons de nouvelles formes de réflexions et d’actions. Elles sont l’expression d’une prise de conscience de ce nouveau rapport de classe qui exige de nous, d’abandonner les schémas traditionnels des mobilisations, pour en inventer de nouveaux.
Nous essayons, avec Folio, d’y apporter notre contribution. Dans ce cadre, nous avons une vision précise du combat que nous devons entreprendre, il faut en finir avec la grande distribution, cet outil exclusivement formaté, pour alimenter en cash la machine à spéculer, pour réduire les libertés, pour accroître les inégalités.
Une dernière remarque : prends des cours d'initiation à l'économie et aux calculs de marges, après tu pourras causer.
JA
désolé cher Christian, mais les infos ont bien été vérifiées.
Bertrand
Pour info à Ramos, le paiement à 90 jours est désormais interdit par la loi LME. D'autre part, les marges nettes de la grande distribution sont en baisse constantes depuis plusieurs année à cause des hausses du prix des matières premières et une concurrence terrible sur les prix qui empêche une complète répercution.
une référence de cerise est vendue 5 fois plus cher qu'acheté ce n'est pas admissible, mais pour quelques kilos de cerises à prix prohibitifs, combien de miliers de salades achetées au producteur local sont vendues à une marge proche de zero ?
Nous pouvons bien sur revenir au commerce coopératif mais si je ne me trompe pas, les dernières Coop ont fermées il y a quelques années faute de succès car leur prix étaint plus élevés que la grande distibution. Alors qui faisaient le plus de marge ?
Les groupe de distribution réalise moins de 1 % de résultat net. Tous les grands industriels de l'agro alimentaire et de la grande consommation font des profits bien supérieur (Lactalis, Procter et Gamble, Candia soodial, Danone, Coca-Cola ...)
Arrêtons la démagogie, ne vous fiez pas à un rapport purement politique et populiste en période pré-électoral.
Ces reactions soulignent le bien fondé de mes propositions.
Deuxièmement, je ne savais pas que permettre au peuple chinois d'accéder à des biens de consommations et à l'actionnariat salarié c'était s'accommoder du communisme ou faire allégeance au PCC. Le communisme c'est effectivement ce que vous proposez, la mise sous tutelle de l'économie par la spoliation des biens de production et du capital.
t'es comptable chez Moody's ?