Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 14:16


Locomotive historique du groupe Mulliez, Auchan France se retrouve aujourd'hui dans une situation paradoxale. Certes, les 116 hypermarchés hexagonaux du géant nordiste restent le premier pourvoyeur de cash de tout l'empire ; certes, ils conservent une attractivité que des concurrents comme Carrefour ou Géant leur envient ; certes leur modèle commercial repose sur des fondamentaux solides. Pourtant, sur les produits de grande consommation (PGC), le secteur le plus stratégique pour les grandes surfaces généralistes, Auchan France est sur une pente clairement descendante. La dernière livraison du Référenseigne TNS WorlPanel le confirme : au cours du premier trimestre, l'enseigne a vu sa part de marché diminuer de 0,2 point, à 8,5 %. Dépassé par Système U, qui lui a ravi la 4e place, Auchan est désormais 5e. Le champion des grands hypers pourrait même, au vu des progressions actuelles de Carrefour Market (actuel 6e), glisser encore un peu bas au classement.
Dans le nouveau contexte issu de la loi de modernisation de l'économie, la marginalisation rampante de l'enseigne a de quoi inquiéter ses dirigeants et ses collaborateurs. Les nouvelles libertés offertes par la législation en matière de différenciation tarifaire font le jeu des acteurs qui sont en situation de négocier les meilleures remises auprès des grands fabricants. Ce qui peut devenir difficile quand on perd des parts de marché. Au coeur de l'offre des magasins, les articles du quotidien, incontournables sur les listes de courses comme sur les prospectus distribués en boîte aux lettres, sont décisifs pour les enseignes. C'est d'abord pour eux que les clients viennent faire le plein de fin de semaine. Ce sont aussi des produits et des marques dont les consommateurs connaissent les prix par coeur...
Au sein de l'empire Mulliez, cet effritement des positions d'Auchan France contraste avec les performances des autres grandes enseignes. Leroy-Merlin, Décathlon, Kiabi, Flunch, etc. : autant d'entreprises leaders sur leur marché domestique et qui parfois ont même totalement laminé leurs concurrents. Le décalage subi par Auchan sur l'Hexagone sera difficile à remonter. Même une énorme opération de croissance externe (telle que par exemple la reprise des 110 Géant Casino ou des 60 Cora) ne suffirait pas à générer un supplément de part de marché susceptible de hisser l'enseigne sur le podium.
Par Bertrand Gobin
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Commentaires

Il faut toutefois bien garder en tête que le gain de parts de marché des groupes Système U et Leclerc est pour une trés grande partie dû à un accroissement conséquent du nombre de leurs points de vente en France.

Alors que dans le même temps, le groupe Auchan "plafonne" à 116 hypers sur le territoire national.

Même si les investissements pour maintenir attractif le parc d'hyper en France ne sont pas anodins, c'est l'international qui fait bien l'objet de la plus grande attention des dirigeants du groupe Auchan.
Commentaire n°1 posté par Un gars de la maison le 15/05/2009 à 20h40
C'est encore une fois de plus sur le dos des salariés que l'on va taper....
Efficacité opérationnel....
Ben voyons!!
Ceux qui ont fait la richesse du groupe...
Les vaches a lait
ça me fait penser a Germinal...
à suivre
Commentaire n°2 posté par Toudis les memes le 16/05/2009 à 20h45
Pendant encore combien de temps, allons nous faire confiance à nos dirigeants. Une question revient une fois de plus, faut-il laisser nos petites noisettes?
Commentaire n°3 posté par fred le 16/05/2009 à 22h44
Quand je lis les commentaires de certains, que ce soit sur ce post ou ailleurs, j'hallucine... Pendant des années, Auchan a performé et enrichi nombre de personnes qui ont eu le talent, l'intelligence de faire confiance. Au premières gouttes d'eau qui tombent, ça y est, on demande s'il faut encore faire confiance etc. On pourrait se demander ce qui empêche ces brillants esprits force de proposition d'aller créer autre chose, ou de changer de prairie voir si l'herbe est plus verte ailleurs ? Quand à l'évocation de Germinal, est-il besoin de commenter...
Un salarié du groupe, pas toujours heureux mais aux yeux ouverts...
Commentaire n°4 posté par Un gars du groupe le 17/05/2009 à 19h18
pas de panique ! la êrte de pdm du 1er quadrimestre fait suite à une prise de pdm qui avait été énooorme en 2008. Comme on dit chez nous, cher mr Gobin, on comptera les bouses à la fin de la foire...
Commentaire n°5 posté par Roger laleman le 17/05/2009 à 19h54

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L'empire des Mulliez

Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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