Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:36


Exclusif Des différentes enseignes de la galaxie Mulliez, Pimkie est loin d'être parmi les les plus dynamiques. Son chiffre d'affaires n'a cessé de se dégrader depuis 2002 tombant à 560 millions d'euros pour le dernier exercice.  Au cours des dix années écoulées, la valeur de l'entreprise a été divisée par deux alors que dans le même temps, la valeur des participations de l'association familiale a elle été multipliée par plus de deux, soit un rapport de 1 à 4 au plan de la valorisation.
Pour tenter d'enrayer la dégringolade et de remettre enfin la société sur de bons rails , le conseil de gérance de l'association familiale Mulliez a souhaité bénéficier d'une expertise nouvelle et extérieure, avec notamment comme objectif d'étudier les modalités d'une éventuelle remise à plat de l'organisation actuelle (4 centrales d'achats réparties dans 4 pays). L'homme qui vient de se voir confier cette délicate mission n'est pas un inconnu des Mulliez puisqu'il s'agit de Richard Maurice, l'ex-DG de Kiabi, parti en juin 2007 chez Camaïeu, mais dont il a démissionné en novembre 2008.
Il n'est pas improbable - si Richard Maurice parvient à présenter un plan de relance qui convienne aux actionnaires  - que l'AFM lui demande de continuer à superviser l'enseigne dirigée par Eric Vandendriessche. Auquel cas, il pourrait être nommé à la présidence du conseil de surveillance, une fonction assumée pour l'instant par Antoine Mayaud, mais de manière dérogatoire. En effet, celui-ci siège à la gérance de l'AFM, ce qui, d'après les règles établies à Ostende en 1955 par les pères fondateurs de l'association, n'est pas compatible avec une présidence d'entreprise majoritairement contrôlée par l'AFM. C'est d'ailleurs, entre autres, pour cette raison que Gérard Mulliez ou Michel Leclercq, respectivement présidents fondateurs d'Auchan et de Décathlon, n'ont jamais été en situation de se faire élire à la gérance de l'association.
Dans l'hypothèse du départ d'Antoine Mayaud (par ailleurs très occupé du fait de ses fonctions de "DRH familial"), il ne resterait plus qu'un seul membre de la gérance à présider de manière dérogatoire une entreprise : Thierry Mulliez, le patron de l'AFM, qui supervise Boulanger.
L'arrivée de Richard Maurice, qui n'est pas membre de la famille Mulliez, fait suite aux nominations récentes d'autres non-familiaux à des présidences de surveillance comme Jean-Louis Landrieux chez Agapes (Flunch), Marc Jaquet  chez Phildar ou Joël Toulemonde chez Norauto.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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L'empire des Mulliez

AFM2Fort de ses 470 000 salariés et de ses 80 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (ci-dessus la photo du siège de l'AFM à Roubaix).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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