L'actualité de l'empire

Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 17:18

Au lendemain de l’annonce de ses résultats 2007, le groupe Auchan a communiqué à ses salariés actionnaires la nouvelle valeur de la part du Fonds Commun de Placement Valauchan. Elle s’établit désormais à 322 euros, soit une progression de 6,25 % par rapport à l’an passé.
Au regard des comptes publiés et des perspectives de développement de l’entreprise (notamment liées à l’ambitieux plan Vision 2015 et aux investissements réalisés en 2007 : 1,7 milliard d’euros, un montant en hausse de 45 %), on observe la déception de certains salariés qui s’attendaient à une revalorisation plus forte de leur portefeuille. A titre de comparaison, l’an passé, la valeur de la part avait progressé de 10,16 %.
Le fonds Valauchan est composé de titres Auchan (à hauteur de 82 %) et d'une caisse de rachat (18 %) destinée aux remboursements de parts en cours d'année et constituée de produits financiers. L'évolution de la part Valauchan est donc la résultante de l'évolution pondérée de ces deux catégories de titres. Si les experts ont revalorisé de 8 % la valeur des titres Auchan, en revanche, du fait de la crise financière, la caisse de rachat a perdu 1,9 % sur l'année, pénalisant proportionnellement la part Valauchan.
Les salariés d’Auchan qui ont choisi de placer leur capital dans Valauchan peuvent se consoler et se dire qu'ils ont enregistré de meilleurs résultats sur les douze mois écoulés que leurs collègues de Carrefour ou Casino, deux entreprises dont le capital est directement exposé aux aléas des places boursières. Les titres de ces deux groupes cotés se sont en effet respectivement repliés de 8,4 % et 1,6 % depuis avril 2007.
Résultant de la même estimation d’experts que celle retenue par la famille Mulliez pour ses propres titres, la valorisation de la part Valauchan reflète à la fois les performances du groupe sur l’année écoulée, la situation sur l’exercice en cours et les perspectives d’avenir. A défaut de cours de Bourse, c’est la seule communication qui permette d’apprécier l’évolution de la valeur de l’entreprise. Une information toujours très attendue s’agissant du premier groupe familial non coté de l’économie française.
Au sein du groupe nordiste, l’actionnariat salarié tient une place particulière. Mis en place dès 1977 par la famille Mulliez, il représente aujourd’hui 13 % du capital de l’entreprise, ce qui fait d’Auchan l’une des entreprises hexagonales les plus impliquées sur ce dossier. Un dossier qui est revenu sous les feux de l’actualité ces derniers mois à la faveur de deux prises de position contradictoires de Nicolas Sarkozy : 1) sa volonté d’encourager les entreprises à développer l’actionnariat salarié, facteur de stabilité capitalistique 2) le recours aux déblocages anticipés des sommes placées au titre de la participation afin de soutenir le pouvoir d’achat.
Chez Auchan, 97 % des collaborateurs sont actionnaires. Pour un tiers d’entre eux, les sommes capitalisées représentent plus d’un an de salaire. Le patrimoine moyen d’un actionnaire Valauchan s’établit à 29 102 euros.
En 2007, Auchan a étendu le bénéfice de l’actionnariat salarié à ses salariés chinois. Cette année, ce sont les collaborateurs russes qui vont expérimenter le système.

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 17:20
Le groupe Décathlon vient de publier une (petite) partie de ses résultats pour l'année 2007. Le chiffre d'affaires hors taxes ressort à 4,48 milliards d'euros, en hausse de 11,7 %. Cette croissance est due à la fois à l'ouverture de nouveaux magasins (32 unités créées l'an passé, principalement en France, Italie et Espagne) et à de bonnes performances (+ 7,5 %) dans les points de vente existants.
La France, qui représente 55 % de l'activité, a enregistré l'an passé des ventes en hausse de 6,9 %. Les responsables de l'enseigne y voient notamment l'effet bénéfique des vagues de publicité TV : 8 spots au total pour les différentes marques maison que sont Domyos, Quechua, Wed'ze, Kalenji, Forclaz, etc. Avant 2007, les enseignes de distribution n'avaient pas accès à la pub TV.
Tout comme l'an passé, le groupe Leroy-Merlin s'était changé en Adéo, Décathlon se dote à son tour d'une nouvelle identité de groupe, Oxylane. L'objectif est de bien marquer la distinction entre  l'enseigne-phare et les autres activités, appelées à se développer. Au plan éthymologique, le cousinage avec la structure Oxynvest et ses filiales Oxydev et Oxypar, est évident. Rappelons qu'Oxynvest est le fonds d'investissement de la holding de Michel Leclercq, le fondateur de Décathlon et qu'Oxydev et Oxypar sont respectivement dédiées au développement des nouvelles pistes et aux prises de participation.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 17:27
Le groupe Auchan a inauguré vendredi 27 mars son premier hypermarché ukrainien, dans la capitale Kiev. Le point de vente s'étend sur 14 200 m², compte 90 caisses et emploie 548 salariés. Pour faire venir les clients du centre-ville, l'enseigne propose des navettes par bus. On les voit en jaune sur la photo ci-dessus.
Deux autres magasins sont en cours de construction et devraient ouvrir dans le courant de l'année. Il y a un an, en mars 2007, le groupe avait annoncé avoir conclu un accord avec le groupe local Furshet, lui permettant ainsi de prendre pied dans ce nouveau pays.
Fort de ses 46 millions d'habitants, l'Ukraine présente un potentiel important pour les distributeurs. Pour Auchan, c'est une étape supplémentaire dans sa stratégie de développement en Europe de l'Est. Déjà présent en Pologne, Hongrie, Russie et Roumanie, le groupe de la famille Mulliez enregistre dans cette région du monde ses meilleurs taux de progression.
Un détail sur cette photo : on peut remarquer à droite, au-dessus des gondoles, un impressionnant empilement de palettes. Comme dans les autres pays de l'Est, Auchan joue à fond la carte du discount et de la massification de l'offre façon entrepôt.
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 10:07
A la manière de Cécilia ex-Sarkozy, qui réservait ses déclarations à l'Est-Républicain, c'est au Bien Public, le journal de Saône-et-Loire que Thierry Mulliez, le patron de l'AFM, a récemment accordé une interview. C'est la première fois en 10 ans de mandat que le président du conseil familial Mulliez s'exprime dans la presse. Le fait qu'il ait choisi ce petit quotidien régional plutôt que les prestigieuses colonnes des Echos, du Figaro ou du Monde est révélateur de ce provincialisme auquel les Mulliez sont tant attachés.
En fait, Thierry Mulliez intervenait à Dijon dans le cadre d'une réunion organisée par le Réseau Entreprendre, la structure d'aide aux créateurs d'entreprise fondée par son oncle, André Mulliez. En préambule au bref entretien publié dans l'édition du samedi 8 mars, le président de l'AFM avait expliqué à Berty Robert, journaliste au Bien Public : "Je rêve de pouvoir parler à un journaliste sans qu'il écrive quoi que ce soit sur moi"...
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 09:14
 Le magazine Linéaires a mis à jour son classement annuel des 100 hypermarchés français ayant généré les plus gros chiffres d’affaires. Au coude à coude, les deux enseignes Auchan et Carrefour placent chacune 44 points de vente dans le hit-parade 2007. Des magasins qui apportent évidemment une contribution décisive aux performances globales des groupes.
Illustration du bon millésime 2007 réalisé par l’enseigne au rouge-gorge : 41 des 44 magasins ont vu leurs ventes croître l’an passé alors que chez Carrefour, c’est seulement un hypermarché du Top 100 sur deux qui a progressé en 2007. L’écart de performance ne concerne pas seulement les plus gros magasins mais se vérifie sur l’ensemble du parc hexagonal avec un CA 2007 chez Auchan France en hausse de + 2,4 % soit exactement le double de Carrefour (+ 1,2 %). Par rapport à 2006, année de quasi-stabilité pour le CA Auchan France, 2007 est donc marqué par une reprise sensible de l’activité. En matière de rentabilité, la baisse du résultat net d’Auchan France amorcée en 2004 – avec le début de la réforme de la loi Galland – s’est poursuivie sur 2007. Cependant, alors qu’à la mi-octobre Arnaud Mulliez avait tiré la sonnette d’alarme, prédisant un recul de 10 %, les bonnes performances commerciales sur la fin d’année ont finalement permis de boucler sur l’exercice sur un repli limité à 3 %.
Dans l’attente de la publication officielle des résultats du groupe, annoncée pour le début avril, on peut encore citer l’évolution des ventes d’Atac France, + 0,3 %. Un chiffre qui peut surprendre au regard de la baisse des parts de marché de l’enseigne. L’explication : celle-ci est principalement due aux mauvaises performances enregistrées par les magasins franchisés, lesquels ne sont évidemment pas consolidés dans les comptes d’Atac France.
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 22:43
  « Il y a 20 ans, quand les jeunes diplômés de la région lilloise sortaient de l’école, ils rêvaient tous d’intégrer Auchan. Aujourd’hui, c’est chez Leroy-Merlin qu’ils ont le plus envie d’entrer ». Ce témoignage en dit long sur l’attractivité comparée de ces deux enseignes phares de la galaxie Mulliez. Performances, perspectives de croissance, culture d’entreprise : le groupe Adéo est aujourd’hui une très belle machine économique, positionnée – qui plus est – sur un secteur en plein dynamisme : le bricolage et l’aménagement de la maison.
Des différentes sociétés de la galaxie nordiste, le groupe Adéo a été la première à annoncer son chiffre d’affaires 2007. Il ressort à 8 milliards d’euros, soit une progression de près de 20 % par rapport à 2006. La valeur de la part du FCP Valadeo - qui sera annoncée en avril -  devrait à nouveau connaître une forte hausse. Pour mémoire, l'an passé, elle avait progressé de 22,6 %. Au cours des cinq dernières années, le patrimoine placé par les collaborateurs dans l'entreprise a vu sa valeur multipliée par 2,3. Ces forts taux de valorisation de l'actionnariat salarié ne sont d'ailleurs pas étrangers à l'attractivité du groupe.
En décembre, Adéo a lancé à Massy, dans l’Essonne, une nouvelle enseigne, centrée sur la décoration et « l’accessoirisation » de la maison : Objets et Cie. Sur la base des très bons résultats enregistrés en l’espace de quelques mois par ce premier point de vente, le concept a été validé et la direction du groupe a donné son feu vert pour le déploiement de nouvelles unités. Par rapport aux gammes de bricolage et au cœur de métier d’Adéo, la décoration présente l’avantage de générer non seulement du chiffre d’affaires additionnel mais également des marges supérieures.
Pour faire face à son développement, le groupe Adéo va quitter son siège de Lezennes et s’installer dans le courant de l’année dans de nouveaux locaux, à Ronchin, toujours en périphérie de Lille.
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 13:20

En 2008, Cultura fête ses 10 ans d’existence. Fondée par Philippe Van der Wees, un ancien cadre de Kiabi, la « petite Fnac qui monte » compte désormais 38 magasins sur l’Hexagone. Bien que n’étant pas détenue par l’association familiale Mulliez, l’enseigne n’en fait pas moins partie de la galaxie nordiste. L’épouse de Philippe Van der Wees, Muriel, est en effet l’une des filles d’André Mulliez, l'un des piliers du clan, et fait partie des sept associés familiaux élus au conseil central de l’AFM. Son mari, lui, préside le conseil de surveillance de l’enseigne de prêt-à-porter Xanaka. Jusqu’à présent, le couple actionnaire est parvenu à autofinancer le développement de l’entreprise, aidé - il est vrai - par quelques cousins qui interviennent à titre individuel, en marge du pacte collectif. De ce point de vue, la situation actionnariale de Cultura contraste avec celle qu’avait connue Décathlon en 1980. Michel Leclercq, le fondateur de l’enseigne, confronté à des problèmes de trésorerie pour financer son expansion, avait alors été contraint de faire souscrire une augmentation de capital par l’association familiale. Et par conséquent d’abandonner son statut d’actionnaire majoritaire. Une alternative qui n'est manifestement pas à l'ordre du jour chez Cultura.

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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 07:53

Norauto : Eric Derville cède la surveillance à un non-familialEric_derville
Pas de fauteuils réservés pour les héritiers. Ce principe cher aux Mulliez vient une nouvelle fois de se vérifier, en l’occurrence chez Norauto. Eric Derville (photo ci-contre), le patron-fondateur de l’enseigne a en effet abandonné la présidence du conseil de surveillance et l’a confiée à Joël Toulemonde, par ailleurs PDG du groupe Devianne. L’organigramme opérationnel de Norauto reste pour sa part inchangé : Christophe Ribault conserve la présidence du directoire où siège également Fabien Derville, le fils d’Eric Derville.

Agapes : J-L Landrieux place ses hommes
Quelques semaines après sa nomination à la tête d’Agapes, Jean-Louis Landrieux a déjà pas mal remanié l’état-major de la branche restauration de la galaxie Mulliez. C’est tout d’abord Jean Bentivenga (son ex-bras droit chez Flunch) qui s’est vu confier à la fois les rênes de Pizza Paï et la présidence de la filiale italienne tandis que Marc Bonduelle, lui, voyait ses prérogatives se limiter à la seule chaîne Il Ristorante. C’est ensuite Vincent Lemaître, directeur de la région Nord de Flunch qui a été promu de DG de l’enseigne. C’est encore Antoine Gabert, ex- responsable du service expansion, qui prend la présidence d’Agapes Espagne. Autant de changements qui viennent s’ajouter à celui, effectif depuis déjà quelques mois, à la tête d’Amarine : JL Landrieux avait nommé Jean-Marc Bailleux, son fidèle lieutenant, au poste de DG de l’enseigne de poissons. 

Gonzague Mulliez investit la côte d’Opale …
Fondateur de Tapis Saint-Maclou, Gonzague Mulliez (74 ans) est actionnaire, à titre individuel, de la société de promotion immobilière Vizzion Europe. Basée à Bruxelles, cette agence d’urbanisme vient de se positionner sur un projet très important qui concerne les communes du Touquet et d’Etaples, sur le littoral du Pas-de-Calais. En jeu : la création, sur 230 hectares, d’un vaste parc d’activités, baptisé Opalopolis, et d’un ensemble comprenant 1 600 logements. 

… tandis que Me Doussot vise la mairie du Touquet
Le célèbre avocat lillois, qui a longtemps été le défenseur attitré de Gérard Mulliez, pourrait troquer la robe contre l’écharpe tricolore. Patrick Doussot conduit en effet la liste « Vive la vie au Touquet », une liste sur laquelle figure Léonce Desprez, le maire sortant.

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 20:11



Chronodrive en pleine expansion
L'année 2008 sera celle de l'expansion nationale pour l'enseigne Chronodrive. Inauguré dans le Nord en février 2004, ce concept qui associe commandes sur internet et enlèvement sur site est entré en phase de démultiplication. Après Marcq-en-Baroeul, Croix et Hallennes-lez-Haubourdin, dans le Nord, la filiale d'Auchan a mis le cap sur la région nantaise (Orvault et Basse-Goulaine) et va prochainement ouvrir ses premiers sites en régions parisienne (Ballainvilliers) et bordelaise (Le Haillan). Ludovic Duprez et Martin Toulemonde, les co-fondateurs de Chronodrive, annoncent au total huit ouvertures pour l'année en cours.
Valauchan : un mois de gagné L'an passé, j'avais annoncé sur ce blog avec quelques jours d'avance sur le calendrier officiel les résultats  d'Auchan et la nouvelle valeur de la part du FCP Valauchan. Une initiative très mal vécue par la direction du groupe qui s'était même fendue de courriers aux quotidiens qui avaient repris l'info pour leur demander de ne plus diffuser à l'avenir d'extraits de ce site. Cette année, pour tenter de parer à toute fuite, Auchan a décidé d'avancer d'un mois la date de publication de ses résultats et la tenue de ses assemblées d'actionnaires salariés.
Une nouvelle enseigne : Objets & Cie Le groupe Adéo a ouvert à Massy (Essonne) en décembre dernier une nouvelle enseigne à proximité de Leroy-Merlin. Il s'agit d"Objets & Cie, un concept spécialisé sur "l'accessoirisation et la décoration de la maison". Le premier magasin s'étend sur 3 000 m² et propose des produits et équipements pour la cuisine, la salle de bain, la chambre et le rangement. A noter les gammes Zôdio, la marque propre de l'enseigne, et l'organisation d'ateliers cuisine et déco créative.
La galaxie Mulliez, n°1 pour la publicité S'il est un domaine où les Mulliez dérogent à leur légendaire culte du secret, c'est bien celui de la publicité. Autant les membres du clan savent se faire discrets, autant leurs marques aiment à se montrer. A nouveau, en 2007, les différentes enseignes de la galaxie nordiste ont été les championnes de l'investissement publicitaire en France. Budget cumulé : 330 millions d'euros investis en annonces presse, spots TV et radio, affichage et internet.

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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 10:15


Décidément, Décathlon devient le champion de la pub gratuite. Après les expositions très médiatiques de ses tentes Quechua distribuées par les associations aux sans-abris, c'est au tour de sa marque de vélo B'Twin de se voir projetée sous les feux de l'actualité. Vendredi 11 janvier, Nicolas Sarkozy était à Lille pour une cérémonie de voeux décentralisée. Connaissant le penchant du président pour la bicyclette, Martine Aubry, maire de Lille, l'a accueilli avec un vélo aux couleurs de l'enseigne nordiste. Un cadeau qu'elle a jugé "plus approprié que des gaufres ou un casque de mineur".
Le fait que le deux-roues offert au président soit de marque B'Twin n'a rien d'anodin. La ville de Lille vient en effet de signer avec le distributeur-fabricant un accord pour l'installation, en 2009, d'un vaste pôle dédié à la petite reine, le B'Twin Village (usine d'assemblage + services marketing et R&D + show-room), sur un site que la mairie cherchait à réindustrialiser. En pleine polémique sur la révision de la durée légale du travail, ce cadeau est une manière, pour la "dame des 35 heures", de dire à Nicolas Sarkozy qu'il se trouve tout de même, en France, des entreprises qui, malgré le déficit supposé de compétitivité, relocalisent des activités de production sur l'Hexagone.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 20:17


 (Photo Elodie Martel) Courant novembre, Auchan France a annoncé plusieurs changements au sein de son état-major : la nomination de deux nouveaux directeurs régionaux (pour les régions Sud et Ouest) et l’entrée au comité de direction générale des patrons des deux centrales d’achats (alimentaire libre-service et équipement). Il est néanmoins un changement important que le communiqué officiel ne signale pas : il s’agit des nouvelles attributions de Joël Fabiani (photo ci-dessus). L’ex-DRH d’Auchan France vient en effet d’être promu… directeur du magasin de Leers (59). En interne, certains font valoir que l’intéressé paierait peut-être un contrat social 2007 jugé, paraît-il, un peu généreux au regard de la situation actuelle. Pourtant, de bonnes sources, c’est bien un tout autre scénario qui serait en train de se jouer. Décodage. Joël Fabiani - qui conserve tout de même la présidence du comité central d’entreprise, ce qui est loin d’être anodin - est remplacé à la DRH par Jean-André Laffitte, jusque-là en charge du contrôle de gestion pour la branche hypermarchés du groupe. Les deux hommes sont très proches. Ils ont notamment travaillé ensemble à la direction opérationnelle de la région Ile de France et y ont obtenu de très bons résultats … sous la houlette d’un directeur régional qui était alors un certain Patrick Coignard (photo ci-dessous). Devenu depuis président de la filiale espagnole, Coignard est assurément l’un des hommes qui montent au sein du groupe et il est de plus en plus question de son prochain retour au siège nordiste. Le départ programmé de Christophe Dubrulle et la probable dissociation entre la direction de la branche hypers et la présidence du directoire ouvre des perspectives. Un jeu de chaises musicales est à prévoir. Il ne serait pas surprenant que Coignard en profite, et avec lui son ancien complice Fabiani. Or, pour prétendre à de nouvelles fonctions, celui-ci devait pouvoir ajouter une ligne « magasin » à son CV, un préalable indispensable chez Auchan. D’où cette mise en condition au magasin de Leers, accessoirement l’hyper le plus proche du siège.
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 00:00

 

 

Ayant fait le choix de ne pas regrouper dans une seule et même holding les entreprises qu’elle contrôle, l'Assocation Familiale Mulliez (ci dessus, la photo de son siège roubaisien) ne publie pas de comptes consolidés. Voici cependant la compilation des résultats des différentes enseignes du clan nordiste pour l’année écoulée. Globalement, le chiffre d’affaires cumulé des principales enseignes détenues par les membres de la famille atteint 56 milliards d’euros (+ 6,7 %), y compris l’intégration proportionnelle des sociétés au sein desquelles l’association familiale Mulliez (AFM) détient des participations minoritaires.

En 2006, au sein de l’empire familial roubaisien, la croissances de chiffre d’affaires la plus forte a été celle de Kiabi. L’enseigne de vêtements bon marché a en effet vu ses ventes progresser de + 25 %, à 700 millions d’euros. Autre branche à avoir le vente en poupe : le bricolage, avec un chiffre d’affaires en hausse de 17 %, à 6,8 milliards d’euros, pour Adéo, ex-groupe Leroy-Merlin. En marge du secteur grand public, les Mulliez peuvent par ailleurs se féliciter de leur participation à hauteur de 17 % au capital de Sonepar. Le distributeur de matériel électrique a réalisé un chiffre d’affaires en croissance de 23 % l’an passé.
En milieu de tableau, Décathlon affiche + 7,4 %, à 4 milliards d’euros, et Agapes (branche restauration sous enseignes Flunch, Pizza Paï, etc.) + 5,8 %, à 730 millions d’euros. Auchan, le véritable poids lourd de l’empire avec ses 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires, a quant à lui vu son chiffre d’affaires croître de + 4,2 %. La plupart des autres enseignes ont dû se contenter de croissances inférieures à 2 %. C’est par exemple le cas de Tapis Saint Maclou (+ 1,7 % à 660 millions d’euros), de Norauto (+ 1,7 % également, à 1,2 milliard) ou encore de 3 Suisses (+ 1,55 %) dont les Mulliez détiennent 44 %.

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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /Déc /2007 20:28


(photo AFP)

Pionnier de l’hypermarché en Russie, Auchan s’était jusque-là développé dans ce pays uniquement par le biais de la croissance organique. Une expansion néanmoins menée tambour battant, en témoignent les 17 magasins ouverts depuis 2002. Aujourd’hui, le groupe nordiste donne un coup d’accélérateur à sa politique d’expansion. Auchan vient de effet de signer la reprise des 14 hypermarchés Ramstore (de 3 000 à 10 000 m²) de la société Ramenka, ce qui - ajouté aux 17 magasins arborant déjà l’enseigne au rouge-gorge - porte son parc d’hypermarchés à 31 unités en Russie. Le passage des Ramstore sous enseigne Auchan devrait s’effectuer, selon Les Echos, au cours du 1er semestre 2008.
Déjà considérable, l’empreinte d’Auchan sur Moscou est donc encore appelée à se renforcer avec potentiellement un total de 19 hypermarchés sur la seule capitale russe. Il n’est toutefois pas à exclure que les autorités locales de concurrence obligent le distributeur français à relâcher quelques points de vente.
(photo Enjoy Prod /  Linéaires) A l’origine, Ramenka était le fruit d’un joint-venture entre deux groupes turcs Migros et Enka Insaat. En novembre dernier, Enka avait racheté pour 542,5 millions de dollars les 50 % de son ex-partenaire. Une opération qui donnait au conglomérat les mains libres pour envisager la cession de sa filiale russe et se désengager de cette activité de commerce de détail, éloignée de ses métiers de base que sont la construction, les grands travaux et la production d'énergie. Au cours des derniers mois, plusieurs noms de repreneurs potentiels avaient été évoqués parmi lesquels X5 Retail, le n°1 de la distribution russe, Mosmart ainsi que Carrefour. Une fois n'est pas coutume, les Mulliez (qui à plusieurs reprises ont raté des affaires parce qu'ils se refusaient à suivre le rythme des enchères imposés par leurs concurrents) se sont cette fois donné les moyens nécessaires à cette opération.

 (photo www.planetretail.net)
Nulle part, Auchan n’a connu un succès aussi fulgurant que celui rencontré en Russie. Non content d’avoir ceinturé la capitale, l'enseigne se déploie maintenant en province avec des magasins à Ekaterinbourg, Nijni-Novgorod, Saint-Pétersbourg et Rostov-sur-le-Don. Les raisons de cette expansion à marche forcée tiennent à l’accueil fait par les consommateurs russes au type de commerce proposé par Auchan. Grâce à sa stratégie discount et au gigantisme de ses points de vente, Auchan bénéficie en Russie d’une extraordinaire capacité d’attraction qui va bien au-delà de l’engouement pour le libre-service et la grande consommation. Dans certains magasins, ce sont pas moins de 20 000 passages en caisse qui sont enregistrés quotidiennement. Transformant ces cathédrales des temps modernes en de fabuleuses cash-machines. La preuve : les trois Auchan réalisant aujourd’hui les plus gros chiffres d’affaires au monde se trouvent …    à Moscou !
Mais ce n’est pas tout : le distributeur français est un adepte de la « marche en escadre ». Tant qu’à avoir les clients sur son parking, autant les encourager à repartir le coffre plein. Nourrir les estomacs, c’est bien ; mais habiller la famille et décorer la maison, c’est mieux. D’où l’intérêt pour les Mulliez, comme ils le font partout ailleurs, de proposer, à coté de l’hypermarché, un choix de magasins complémentaires. Les premières à avoir posé le pied en Russie sont Leroy-Merlin (bricolage, 3 magasins à Moscou), Décathlon (article de sports, 2 magasins), Atak (7 supermarchés de proximité) et Flunch (2 restaurants libre-service). Les centres-auto Norauto et les enseignes de prêt-à-porter Orsay et Brice devraient suivre sans trop tarder. Bref, pour la dynastie roubaisienne, le marché russe est un formidable territoire de conquête. Surtout, ils ont pris dans ce pays une avance décisive sur les autres grands distributeurs internationaux que sont Wal-Mart, Carrefour ou Tesco.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 20:33

 

 

L'information devrait bientôt être officialisée : Gérard Mulliez va quitter la présidence du conseil de surveillance d'Agapes, la branche restauration de la galaxie Mulliez (enseignes Flunch, Pizza Paï, Amarine, Trois Brasseurs, SoGood). Après la présidence d'Auchan en mai 2006, c'est donc son dernier fauteuil que l'emblématique sexagénaire s'apprête à abandonner. Il y a encore un an, il semblait acquis que la relève allait être assurée par Gaétan Mulliez. Coup de théâtre pourtant ces dernières semaines avec la décision prise par le conseil de gérance de l'association familiale Mulliez (l'AFM, actionnaire majoritaire d'Agapes) de nommer Jean-Louis Landrieu (jusque là directeur de l'enseigne Flunch) en remplacement de Gérard Mulliez. Autrement dit, Gaétan Mulliez, bien qu'actionnaire, a été écarté de cette fonction stratégique au profit d'un "non-familial".

Selon plusieurs sources internes, cette nomination inattendue est le fruit d'une âpre négociation entre Gérard Mulliez (qui ne voulait pas partir et encore moins laisser sa place à son neveu Gaétan) et Thierry Mulliez, le patron de l'AFM, qui a dû se résoudre à accepter le seul candidat que le patriarche lui proposait en échange de son départ. Plutôt que d'aller au clash avec son encombrant cousin - qui, rappelons-le, détient en direct (c'est à dire en marge du pacte familial) non seulement 10 % du capital d'Agapes mais autant d'Auchan ou encore de Leroy-Merlin - le président du conseil familial a donc privilégié le compromis sur un actif familial sans doute jugé moins stratégique que ne le sont les hypers ou le bricolage.
D'aucuns estiment que Jean-Louis Landrieu, 57 ans, (très poussé par Gérard Mulliez mais diversement apprécié  à l'AFM) pourrait n'être à ce poste que de manière transitoire et qu'une fois son mentor bel et bien éloigné, l'AFM pourrait alors nommer, dans un second temps, une personne dotée d'une plus grande légitimité. A moins que dans l'intervalle, l'intéressé ait su convaincre les associés de le laisser en place.
Premier acteur français sur le marché de la restauration commerciale, Agapes emploie 12 700 personnes et a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires hors taxes de 731 millions d'euros hors taxes (+ 5,8 %). Son parc inclut plus de 400 restaurants, dont les trois quarts se trouvent en France. Sur l'hexagone, les parts de marché cumulées des enseignes d'Agapes en font le troisième intervenant du secteur, derrière McDonald's et Quick.

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 20:41

Benoitlheureux

Un an après le remplacement du fondateur Gérard Mulliez par son petit cousin Vianney Mulliez à la présidence du conseil de surveillance du groupe Auchan, une autre page est en train de se tourner pour le distributeur nordiste et ses 175 000 salariés.
Dans le prolongement d’un vaste plan de réorganisation de ses structures dirigeantes (création de comités d’orientation stratégique par pays et de postes de responsable de synergies par métiers), le groupe renforce son directoire qui passe de trois à cinq membres. Cet élargissement s’explique notamment par la perspective de la succession de son président actuel, Christophe Dubrulle. Fidèle compagnon de route de Gérard Mulliez, Christophe Dubrulle, 63 ans, occupe ce poste depuis 1996.
Selon toute vraisemblance, c’est Benoît Lheureux (photo ci-dessus), 51 ans, que Vianney Mulliez choisira le moment venu pour le remplacer. En effet, celui qui était jusque-là président de la filiale italienne d’Auchan est le grand bénéficiaire de la vague de nominations qui vient d’avoir lieu. Non seulement il est l’un des deux nouveaux entrants au directoire mais il se voit simultanément confier la responsabilité du développement et des ressources humaines du groupe et, tout aussi stratégique, la présidence d’Immochan International. Avec un tel périmètre et de telles responsabilités, autant dire que l’homme est dans les starting-blocks pour, demain, prendre les rênes de l’exécutif d’Auchan. On observe au passage que Benoît Lheureux reprend pratiquement à l’identique les fonctions qui étaient celles de Vianney Mulliez avant sa nomination à la tête du conseil de surveillance. Tout laisse à penser que Dubrulle et Lheureux vont travailler ensemble quelques mois, un an peut-être, avant que le premier ne cède son fauteuil au second.
DubrulleLe départ programmé de Christophe Dubrulle (photo ci-contre) ne constitue pas une surprise. Agé de 63 ans, il formait avec Gérard Mulliez, qui l’avait embauché comme manutentionnaire dès 1964, un véritable tandem. La retraite de son mentor et la nomination de Vianney Mulliez, en juin 2006, laissaient présager son remplacement. Un an après son arrivée, le représentant de l’association familiale Mulliez, actionnaire majoritaire, a donc manifestement estimé que le moment était venu d’injecter du sang neuf à la tête du groupe. C’est tout le sens de cet élargissement du directoire et de la mise sur orbite de Benoît Lheureux.
Alors que jusqu’à présent, en interne, c’est le nom de Patrick Coignard, directeur général de la filiale espagnole, qui était le plus souvent cité pour succéder à Dubrulle, c’est donc finalement un autre patron de pays qui a été retenu. Benoît Lheureux a pour lui un parcours comme on les aime chez Auchan. Embauché en 1981, il a successivement été chef de rayon, chef de secteur, directeur de magasin puis directeur régional (en Ile de France, en 1992 et 1993) avant d’être nommé en Italie. Au sein de la filiale transalpine, il participe en 1997 aux négociations avec Ifil, la holding des Agnelli, puis avec Simon Property. Des expériences qui renforceront ses compétences dans la finance et l’immobilier. C’est d’ailleurs semble-t-il en raison de ce profil plus complet qu’il a été préféré à Patrick Coignard. Originaire du Nord, Benoît Lheureux est par ailleurs très apprécié de Thierry Mulliez, le patron de l’AFM, et est l’un des proches de Jean-Marie Deberdt, l’ex-DRH groupe aujourd’hui en charge du secrétariat général de l’association familiale Mulliez.
Alors qu’au conseil de surveillance, l’an passé, le remplacement d’un épicier (Gérard) par un financier (Vianney) avait marqué les esprits, cette fois, au sein du directoire, il convient de noter le parallélisme des profils, très « terrain » de Christophe Dubrulle et de son probable successeur. En choisissant Benoît Lheureux, Vianney Mulliez et les membres du conseil central de l’association familiale, émettent un signal fort qui confirme la primauté donnée, dans la gestion opérationnelle de l’entreprise, aux « hommes des magasins ».

Autre nouveau venu au directoire : Xavier de Mézerac, le directeur financier du groupe. Pour le reste, pas de changement. Les deux anciens membres qui accompagnent Christophe Dubrulle sont reconduits : Jérôme Guillemard, président de la Banque Accord, et Benoist Cirotteau, président de la branche supermarchés. En interne, on se prépare cependant au départ en retraite de ce dernier et à son remplacement par Philippe Saudo. C’est d’ailleurs sous cet angle qu’il faut interpréter la nomination de celui-ci au poste de directeur général des supermarchés. Compte tenu des difficultés d’Atac, Philippe Saudo est face à un véritable défi. Sa tache n’est pas facile et il aura certainement des décisions difficiles à prendre. Il devrait pouvoir compter sur le soutien des Mulliez qui en le nommant à ce poste, lui témoignent une belle marque de confiance.

 

 

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Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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