L'actualité de l'empire

Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /Mars /2009 14:04


Les différentes enseignes de la branche restauration de la galaxie Mulliez ont affiché en 2008 un chiffre d'affaires global en légère hausse : + 1,3 % à 777 millions d'euros hors taxes. Autant dire que sans l'apport des 11 nouveaux restaurants inaugurés l'an passé (dont 6 Flunch ouverts en France), Agapes aurait bouclé son exercice avec des ventes en recul. Ce qui est d'ailleurs le cas de la plupart de ses concurrents qui - hormis McDonald's et ses ... 11 % de croissance ! - ont vu leur activité à périmètre comparable se replier en 2008
Numéro 2 de la restauration commerciale en France, Agapes Restauration emploie 12 200 salariés. Le groupe gère 280 restaurants Flunch (dont 220 en France), 43 Pizza Paï, 34 Trois Brasseurs, 13 Amarine, 4 Il Ristorante, autant de Salad&Co et 19 Sogood Café. Il exploite également 26 fast-food en partenariat avec Quick et possède deux sites industriels : la Charcuterie de la Vallée de la Bruche (Bas-Rhin) et Le Petit Cusinier (Pas-de-Calais).
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 09:00

Ci dessous, un article paru sur le site du magazine Linéaires à propos de la branche supermarchés du groupe Auchan et du remplacement définitif de l'enseigne Atac par Simply Market. On apprend dans ce papier que pour redonner un peu de tonus à la part Valsuper, il a été décidé d'y inclure 28 % de Valauchan. Au vu des évolutions respectives de la valeur des deux parts ces dernières années, l'information est de nature à réjouir les collabaroteurs d'Atac / Simply. A voir si les porteurs de parts Valauchan accueilleront aussi favorablement cette mesure.

Auchan peut-il rouler au super ?
article de Benoît Merlaud (Magazine Linéaires)

Auchan n’a jamais paru à l’aise avec les supermarchés. Spécialiste des grands hypers, le Nordiste est quasiment le seul distributeur à ne pas profiter du succès des formats de proximité. Avec Simply Market, il espère inverser la vapeur.

Auchan est un cas à part dans le paysage français de la distribution. Deux grandes tendances animent aujourd’hui les formats de la concurrence : la gestion problématique des grands hypers (Carrefour et Casino n’ont plus honte de réduire des surfaces) et le succès croissant de la moyenne proximité (supermarchés et petits hypers). Chez Auchan, c’est tout l’inverse.
Le Nordiste est le seul à maîtriser la productivité de ses plus grands paquebots, avec des résultats qui suscitent l’envie (voir notre sujet de couverture). Mais il est aussi le seul, ou presque, à ne pas profiter de l’engouement pour les formats plus petits.
Auchan a pour ainsi dire découvert le supermarché en 1996, lors du rachat de Docks de France. Il a, à l’époque, récupéré un réseau de 224 magasins intégrés et 43 franchisés en France (sans compter le partenariat avec Schiever). En treize ans, Auchan n’a quasiment pas développé son parc hexagonal : 286 supermarchés intégrés et 39 franchisés au compteur début 2009 !
Ce petit réseau n’a jamais vraiment pesé sur le territoire national. La part de marché s’érode (2,7 % en 2008 et 2007, contre 2,9 % les années précédentes), de même que les performances économiques. Le distributeur ne détaille pas ses résultats par branche, mais un outil interne, lié à la participation, fournit de précieuses indications. Comme pour les hypers, les salariés des supermarchés du groupe peuvent placer leur participation dans le capital de leur société AuchanSuper, via un fonds maison. Et la valeur de ce fonds suit les performances de la branche, en vertu d’un audit extérieur réalisé chaque année.
Chez Auchan, les salariés détiennent ainsi 13 % du capital, à travers des parts « Valauchan » dont la valeur progresse d’année en année (+ 44 % entre 2004 et 2008). Chez Atac/Simply Market, les sommes investies par les salariés ne dépassent pas 3 % du capital. Pas étonnant : la valeur de la part « Valsuper » s’est dégradée plusieurs fois (- 5 % en 2005 et en 2006, encore - 4,5 % en 2008) ! Quand on sait que les salariés d’Atac connaissent évidemment le sort dont bénéficient les collègues d’Auchan, cela donne une idée de l’ambiance…

Remotiver les troupes

Pour remotiver ses troupes, AuchanSuper s’est résolu à accorder quelques coups de pouce. En 2008 (au titre de l’exercice 2007), le calcul de la participation a été revu de manière exceptionnelle : au lieu d’accorder, comme d’habitude, l’équivalent de 3 à 5 fois le minimum légal, la DRH a redistribué 17 fois plus. Les salariés n’ont pas touché des fortunes, mais la direction, au moins, a sauvé les meubles.
En 2009, ensuite, Valsuper va changer de visage. Pour arrondir les angles, sa valeur ne dépendra plus seulement des performances des supermarchés. 28 % de la part sera calée sur l’évolution du groupe Auchan dans son ensemble.
Ces précautions prises, la branche supermarchés n’en affiche pas moins de solides ambitions pour ses propres résultats. Son argument : Simply Market. Le premier magasin test avait ouvert en décembre 2005. Une dizaine ont suivi en 2006. Douze mois après la première ouverture, le déploiement de la nouvelle enseigne était acté, mais sans enterrer encore officiellement Atac.
Par la suite, le distributeur n’est d’ailleurs pas allé bien vite : l’objectif d’une centaine de Simply Market, fixé pour la fin 2007, n’a été atteint que fin 2008. « Le modèle a fait ses preuves dans la durée, justifie-t-on du côté d’AuchanSuper, évoquant ainsi la (patiente) culture maison du groupe. Les magasins transformés continuent de progresser en chiffre d’affaires, en nombre de clients et en nombre d’articles vendus, au cours de la deuxième et de la troisième année d’exploitation. »
Traditionnellement discret sur ses chiffres, Auchan livre pourtant que les volumes de ventes des Simply Market ont progressé de 13 % l’an dernier, quand ceux d’Atac reculaient de 1 %. Le prix moyen de l’offre est environ 10 % inférieur chez Simply Market (grâce à des marges serrées mais surtout par l’effet d’un mix plus discount, avec davantage de MDD). « L’objectif, en convertissant un Atac, est de faire progresser ses revenus de 5 % », conclut Denis Simon, le directeur général d’Atac/Simply Market.
Cette année, le distributeur arrête de tergiverser. Il met 50 M€ sur la table pour transformer les 180 Atac intégrés qu’il lui reste, d’ici la fin du premier semestre (ce qui représente en gros le même budget par magasin que le plan de conversion des Carrefour Market, alors que les chantiers Simply Market sont plus lourds). Et Auchan signe encore un autre chèque de 50 M€, pour faire sortir de terre 10 nouveaux supermarchés sur le sol français.
AuchanSuper a donc prévu de disposer, à la fin 2009, d’un parc de 296 Simply Market intégrés. A l’horizon 2015, l’objectif est porté à 400 magasins détenus en propre sur le sol français. Les franchisés et partenaires sont invités à basculer rapidement. Schiever (82 Atac) s’y prépare, mais se donne plus de temps. « Le principe de la conversion est validé, mais nous n’avons pas encore établi de calendrier, précise un porte-parole du groupe régional. Chaque magasin fait l’objet d’une réflexion complète. »

Ravi de sa nouvelle enseigne

« Les deux tiers des franchisés ont déjà signé le nouveau contrat », se félicite pour sa part Denis Simon. Les autres traînent un peu des pieds, mais les quatre franchisés déjà convertis pourraient aider à les convaincre. L’un d’entre eux, contacté par Linéaires, se montre en tout cas ravi de sa nouvelle enseigne.
A Montluçon (Allier), Denis Cozien a transformé son Atac de 1 000 m2 en novembre 2007. « Il est difficile de sortir un bilan chiffré du passage en Simply Market, parce que la zone est en plein bouleversement, avec des destructions d’immeubles, explique le franchisé. Mais les clients ont réservé un bon accueil au concept. Ils apprécient les rayons fruits et légumes, beauté-parfumerie. Les employés aussi sont satisfaits. Les gains de productivité passent par des assortiments plus réduits, des allées plus larges pour faciliter le travail. »
Denis Cozien a investi 250 000 € dans la transformation de son supermarché (la moyenne tourne plutôt autour de 300 000 €). Il en a profité pour adopter des solutions économes en énergie (lumières basse consommation, etc.) et il a réduit de près de 3 % sa facture d’électricité.
Si le concept Simply Market est transposable dans des magasins de 1 000 à 1 500 m2 (il a été pensé pour), il trouve ses limites dans les unités les plus grandes du parc. Des petits hypers ont déjà été convertis, à Vitry/Seine (94) sur 3 400 m2, Montfermeil (93) sur 2 900 m2 ou Montdidier (80) sur 2 500 m2. En interne, on les appelle les « maxi ». Jusqu’à présent, le développement de l’offre non-alimentaire pose problème dans ces magasins.
En soi, ouvrir ces rayons est possible, puisque la branche supermarchés s’adosse à la centrale Auchan. Mais leur gestion sort de la mécanique bien huilée mise en place par Simply Market, notamment sur un plan logistique. La direction d’AuchanSuper n’a pas encore tranché. Il le faudra bien, pour régler le sort des 22 unités du parc dont la surface est comprise entre 2 500 et 4 000 m2. Cette difficulté, au passage, illustre une autre particularité d’Auchan : son absence sur le créneau des petits hypers, qui focalise pourtant bien des attentions chez la concurrence.
Sur le petit supermarché urbain, en revanche, le distributeur nordiste est entré dans la course. Bien avant Carrefour City ou U Express, Auchan avait ouvert un Simply City sur 800 m2, à Paris, dès 2007 (boulevard des Batignolles). Le concept urbain a été validé, mais le nom spécifique de l’enseigne ne devrait pas être retenu. En 2008, l’Atac de Daumesnil, toujours à Paris, a pris le nom de Simply Market, tout simplement.

Benoît Merlaud

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 07:49


Dans la foulée des propos télévisés de Nicolas Sarkozy le 5 février visant à encourager les entreprises à reverser 1/3 de leurs profits aux salariés, Auchan a été cité en exemple par plusieurs médias. Notamment le 20 heures de France 2 du mercredi 18 février. A l'antenne, une hôtesse de caisse a ainsi expliqué gagner 15 mois et demi de salaire par an grâce à l'intéressement et à la participation.
A l'écran également, une infographie montrant que chez Auchan 41 % des profits reviennent aux salariés, un chiffre effectivement au-delà de la règle évoquée par le chef de l'Etat. L'enseigne-phare des Mulliez est incontestablement pionnière en la matière et se classe parmi les sociétés françaises redistribuant le plus à ses collaborateurs. Quelques précisions méritent tout de même d'être apportées :
- le chiffre communiqué aux journalistes est celui de l'exercice 2006. En 2007, sur les mêmes bases, la part des profits reversés aux salariés était de 36 %. Pour l'exercice 2008, il faut encore attendre quelques semaines avant de connaître le ratio.
- surtout, la présentation en "parts de gâteau" et la méthode de calcul pour aboutir à ce chiffre de 41 % manquent de rigueur. Oui, les 306 millions redistribués aux collaborateurs en 2006 représentent l'équivalent de 41 % des 754 millions d'euros du résultat net. Mais ils n'en sont pourtant en rien issus, puisque préalablement déduits. Pour être exact, le calcul aurait dû être 306 / (306 + 754) = 28,9 %. Un taux tout à fait honorable, mais éloigné des 41 % mis en avant.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 06:21


Ce mardi matin, Auchan France va communiquer à ses collaborateurs le taux de participation aux résultats de l'entreprise pour l'exercice 2008. Il s'établit à 8,5 %. Un chiffre sensiblement équivalent à celui de l'exercice 2007 (8,10 %) mais qui devrait néanmoins nourrir certaines déceptions en interne. En effet, au vu des bons résultats dégagés l'an passé par les hypermarchés hexagonaux du groupe - qui ont dépassé leur objectif de cash flow brut (voir ma note du 12 février) - les salariés s'attendaient à un meilleur taux. La participation est calculée non seulement sur la base des résultats des magasins intégrés mais elle inclut aussi les performances d'Immochan, de la centrale d'achat et d'une quote-part de la holding.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 18:10



En 2008, révèle le mensuel Linéaires dans son édition de février, Auchan France a enregistré des ventes en hausse de 1,7 %, un chiffre sensiblement supérieur à ceux publiés ces dernières semaines par Carrefour et Casino, dont les hypers hexagonaux ont respectivement enregistré des baisses de chiffre d'affaires de 0,7 % et 2,4 %. Des écarts, explique en substance le magazine, qui montrent que la méforme actuelle des hypers est d'abord affaire d'enseigne plutôt que de format. De sources internes, c'est à la très bonne tenue de ses ventes en alimentaire qu'Auchan France doit son supplément de dynamique commerciale. Car sur les autres rayons, l'enseigne a, comme ses concurrents, beaucoup souffert en 2008.
Par delà cette progression des ventes, c'est surtout un autre chiffre qui est à l'origine des larges sourires affichés ces dernières semaines dans les couloirs du siège. Auchan France a en effet dépassé d'environ 10 millions d'euros l'objectif de 890 millions de cash flow brut sur lequel Philippe Baroukh (photo ci-contre) s'était engagé en début d'année.
Au printemps, alors que le compteur accusait un sérieux retard sur l'objectif, le directeur général avait d'une main de fer enclenché un rigoureux programme de réduction des coûts, notamment des frais de personnels. Dans les mois qui suivirent, le redressement des comptes fut spectaculaire. Avec donc cette conséquence d'un cash flow brut en fin d'exercice qui ressort à 900 millions d'euros, en hausse de 1,2 % par rapport à 2007.

Bonus pour les uns, I-Phone pour les autres...


En marge des tensions avec les organisations syndicales liées à la mise en oeuvre des mesures d'économies décidées par P. Baroukh, les conditions dans lesquelles le directeur général avait négocié la réalisation de "son" objectif n'ont pas été sans faire de vagues. En cause, le montant de l'enveloppe financière et les modalités - très discrétionnaires - de sa distribution via des bonus dont seulement quelques dizaines de directeurs de magasins savaient qu'ils pourraient en profiter. Une fois l'objectif atteint, les autres, eux, ont du se contenter d'un I-Phone...

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 18:50


Après la liquidation de la Camif et le plan social à la Redoute, c'est au tour des 3 Suisses d'annoncer une restructuration. Ebranlée elle aussi par la crise qui frappe de plein fouet la vente par correspondance, la filiale commune de l'Allemand Otto Versand et de la famille Mulliez (45 %) a présenté ce mercredi matin un plan dont l'une des conséquences est la suppression de 674 emplois. D'après La Voix du Nord, aucun licenciement sec n'est prévu. La réorganisation de l'entreprise se traduit notamment par la fermeture de cinq centres régionaux d'appels et par des réductions d'effectifs aux services courrier et logistique. Dans le même temps, un centre unique de relations clients va être créé à Croix, au siège de l'entreprise, avec à la clé 150 emplois.
En 2008, le vépéciste a enregistré une perte de 28 millions d'euros. L'un des objectifs de son plan de relance est de faire passer la part de ses ventes sur internet à deux tiers de son chiffre d'affaires contre à peine la moitié aujourd'hui.

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 15:56


Exclusif
- Ce lundi 9 février, à 14 heures, la société alsacienne Adler a déposé son bilan auprès du tribunal de commerce de Strasbourg. L'entreprise, spécialiste de la conception et de la revente aux particuliers de radiateurs électriques et de pompes à chaleur, emploie environ 200 salariés, répartis entre son siège de Hoenheim (Bas-Rhin) et ses 25 agences commerciales. Son chiffre d'affaires est estimé à 20 millions d'euros.
Actionnaire majoritaire depuis seulement juin 2008, le fonds Créadev - la filiale d'investissement en fonds propres de la famille Mulliez - n'a pas souhaité poursuivre ses investissements dans cette société dont la trésorerie a été mise à mal depuis novembre 2008 et la forte chute des ventes. Les salaires de janvier n'ont pas été versés.
Il y a huit mois, pourtant, au moment de l'annonce de son entrée au capital, à hauteur de 80 %, Bruno Donville (photo ci-contre), le patron de Créadev, mettait en avant une stratégie d'investissement "dans la durée, sans échéancier de sortie" et donc, on pouvait le penser, avec de moindres exigences de rentabilité à court terme. Il n'en a rien été. Ce renoncement est d'autant plus surprenant qu'Adler avait semble-t-il bien préparé l'avenir au plan de sa stratégie produits avec, notamment, une diversification en direction des énergies renouvelables et des équipements d'isolation, des métiers plus porteurs que les traditionnels radiateurs électriques.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 11:44



Il y a trois semaines, Auchan a annoncé avoir pris le contrôle total de sa filiale roumaine, MGV Distri-Hiper (6 hypermarchés + 2 en projet). L'opération s'est effectuée en deux temps. Le groupe nordiste, qui détenait 29 % depuis la création de la société, en 2006, est d'abord monté à 49 % fin novembre 2008, en reprenant les 20 % de l'investisseur Baterto Ltd, puis a racheté le solde des titres (51 %) le 19 janvier dernier aux associés co-fondateurs de la société, au premier rang desquels Régis Mougel (photo DR), qui reste d'ailleurs directeur de la société.
Selon des sources roumaines, un des co-propriétaires de ce second bloc de titres conteste aujourd'hui les conditions de la cession et particulièrement le protocole d'accord signé le 18 décembre 2008 par Régis Mougel, président-fondateur de MGV Distri-Hiper. Les titres en question sont portés par une société immatriculées à Chypre, Appline Holding Ltd, dont Régis Mougel est l'actionanire majoritaire. La liste des associés, cofondateurs - aux côtés de Régis Mougel - inclut une dizaine de personnes, pour la plupart des anciens salariés de Cora qui avaient suivi Régis Mougel dans son projet lorsque celui-ci - alors directeur d'un hypemarché de cette enseigne en Roumanie - avait été licencié.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:36


Exclusif Des différentes enseignes de la galaxie Mulliez, Pimkie est loin d'être parmi les les plus dynamiques. Son chiffre d'affaires n'a cessé de se dégrader depuis 2002 tombant à 560 millions d'euros pour le dernier exercice.  Au cours des dix années écoulées, la valeur de l'entreprise a été divisée par deux alors que dans le même temps, la valeur des participations de l'association familiale a elle été multipliée par plus de deux, soit un rapport de 1 à 4 au plan de la valorisation.
Pour tenter d'enrayer la dégringolade et de remettre enfin la société sur de bons rails , le conseil de gérance de l'association familiale Mulliez a souhaité bénéficier d'une expertise nouvelle et extérieure, avec notamment comme objectif d'étudier les modalités d'une éventuelle remise à plat de l'organisation actuelle (4 centrales d'achats réparties dans 4 pays). L'homme qui vient de se voir confier cette délicate mission n'est pas un inconnu des Mulliez puisqu'il s'agit de Richard Maurice, l'ex-DG de Kiabi, parti en juin 2007 chez Camaïeu, mais dont il a démissionné en novembre 2008.
Il n'est pas improbable - si Richard Maurice parvient à présenter un plan de relance qui convienne aux actionnaires  - que l'AFM lui demande de continuer à superviser l'enseigne dirigée par Eric Vandendriessche. Auquel cas, il pourrait être nommé à la présidence du conseil de surveillance, une fonction assumée pour l'instant par Antoine Mayaud, mais de manière dérogatoire. En effet, celui-ci siège à la gérance de l'AFM, ce qui, d'après les règles établies à Ostende en 1955 par les pères fondateurs de l'association, n'est pas compatible avec une présidence d'entreprise majoritairement contrôlée par l'AFM. C'est d'ailleurs, entre autres, pour cette raison que Gérard Mulliez ou Michel Leclercq, respectivement présidents fondateurs d'Auchan et de Décathlon, n'ont jamais été en situation de se faire élire à la gérance de l'association.
Dans l'hypothèse du départ d'Antoine Mayaud (par ailleurs très occupé du fait de ses fonctions de "DRH familial"), il ne resterait plus qu'un seul membre de la gérance à présider de manière dérogatoire une entreprise : Thierry Mulliez, le patron de l'AFM, qui supervise Boulanger.
L'arrivée de Richard Maurice, qui n'est pas membre de la famille Mulliez, fait suite aux nominations récentes d'autres non-familiaux à des présidences de surveillance comme Jean-Louis Landrieux chez Agapes (Flunch), Marc Jaquet  chez Phildar ou Joël Toulemonde chez Norauto.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 16:53


La galaxie Mulliez va prochainement accueillir une nouvelle enseigne : Kbane, filiale du groupe Adeo. Le premier magasin, en région lilloise, est sur le point d'ouvrir ses portes. Il cible les clients qui souhaitent concevoir et aménager leur maison avec des solutions saines, économes et respectueuses de l'environnement.
Parallèlement à la vente de produits en libre-service, Kbane propose un pôle conseils et services (audit énergétique, pose et installation, maintenance, financement, démarches administratives, etc.). Le projet est porté par Barthélémy Guislain, membre de la famille Mulliez. Kbane est la 8e enseigne du groupe Adeo, qui compte par ailleurs Leroy-Merlin, Weldom, Aki, Bricocenter, Bricoman, Dompro et Zodio (ex-Objets et Cie, dont le premier magain a été ouvert fin 2007 à Massy, en région parisienne, et qui vise les 15 points de vente d'ici 5 ans).
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 14:56

Jean Mailly, l’homme à l’origine du développement d’Auchan en Europe de l’Est et en Russie s’apprête à prendre sa retraite. Parti en 1996 en Pologne, il avait ensuite « ouvert » la Hongrie, puis la Russie en 2002 et enfin l’Ukraine l’an passé. Fin connaisseur des rouages complexes et opaques qui régissent les relations avec les politiques moscovites, il a fait de Moscou (ci-contre)  la nouvelle capitale de l’empire des Mulliez en terme de chiffre d’affaires. En 2008, la Russie est ainis devenue le deuxième plus important pays du groupe, passant ainsi devant l'Espagne et l'Italie. Au rythme actuel, la France lui abandonnera la première place dans les cinq ans.
Autre vieux briscard de l’international, Christian Clerc-Batut, patron des activités chinoises, pourrait lui aussi prochainement raccrocher.

Saint-Maclou veut céder sa principale filiale.
Le Financial Times a révélé que le groupe français avait mandaté la banque Lazard pour trouver un acquéreur à sa filiale britannique Allied Carpets. Acquise en 1999, l’enseigne qui compte 220 magasins outre-Manche et emploie 1600 salariés n’a cessé d’enchaîner les exercices déficitaires. Allied Carpets représentait l’an passé 42 % des ventes du groupe Saint-Maclou, devant la filiale française (hors intégration de Mondial Moquette).

Atac, c'est (presque) fini. Lundi 26 janvier, Philippe Saudo, le nouvel homme fort de la branche supermarchés du groupe Auchan convoque la presse pour annoncer le basculement définitif du réseau Atac en faveur de l'enseigne Simply Market. L'objectif est de moderniser le parc afin de relancer les ventes et de ne pas laisser se creuser encore davantage l'écart avec les autres enseignes de supermarchés. 

 

3 Suisses pourrait supprimer 400 emplois. En proie aux difficultés du secteur de la vente à distance, la branche française de la filiale (à 45 %) des Mulliez, s'apprête à annoncer très prochainement les contours d’un vaste plan de restructuration avec notamment des réductions d’effectifs dans les centres d’appels.


Décathlon investit dans un golf.
A l’instar de ses consoeurs B’Twin (vélos), Domyos (fitness) ou Kalenji (chaussures), la marque de l’enseigne dédiée au golf, Inesis, devrait disposer prochainement de son propre site, lui aussi en région lilloise. Le groupe Oxylane est en effet en train de négocier le rachat du Golf du Septentrion, à Marcq-en-Baroeul. L’objectif, là aussi, est de permettre aux équipes recherche/développement et marketing d’être au plus près des utilisateurs du matériel.


Quizz. Que représente ce petit dessin ?


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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 09:17



Deux des axes forts du plan Vision 2015 de Vianney Mulliez (voir ma note du 21 janvier) sont l’innovation et le multi-canal. Parallèlement au développement du site de vente en ligne Auchandirect (qui livre aujourd’hui sur Paris, Lyon, Toulouse et Lille), le groupe déploie ses modules Drive (vos courses directement dans votre coffre) autour des concepts Auchan Drive (une douzaine d’hypers en sont dotés) et Chronodrive (10 implantations à ce jour).


Surtout, dans le droit fil de ce qui a été fait en Russie avec la déclinaison Auchan City, on va voir apparaître dans les années à venir, notamment en France, des magasins Auchan d’un nouveau type. Ils permettront à l’enseigne de se positionner sur des sites spécifiques avec une offre distincte de celles de ses grands hypers tels qu'on les connaît.
Ainsi un Auchan Gourmand de 4 500 m² est annoncé à Marseille pour 2012 dans le cadre du nouveau centre commercial Cap Est. A l'opposé en termes d'offre, et pour le coup franchement audacieux :  le dossier de l’ouverture, d'ici 2011, au nord de Rennes - sur la commune de Betton précisément - d’un hypermarché tout bonnement dépourvu de rayons alimentaires et qui prendra vraisemblablement l'enseigne "Auchan Maison". Une option qui s’explique par le fait que le site se trouve encore en rase campagne (photo ci-contre. Eh oui, on a des palmiers en Bretagne !) et que sa zone de chalandise primaire ne permettrait pas à court terme de rentabiliser un secteur alimentaire. Une manière également de donner des gages à tous ceux qui s'inquiétaient des déséquilibres qu'aurait pu générer un hyper classique de plus sur l'agglomération bretonne. Avec ce concept, auquel les élus locaux devront donner leur feu vert en CDAC, Auchan devrait donc enfin parvenir à s'implanter sur le bassin rennais. Pour l'occasion, il bénéficiera d'un terrain cédé par ... Décathlon, lequel est déjà présent sur place avec un Village Oxylane, tout comme Leroy-Merlin. Ce Auchan Maison ne sera pas totalement dépourvu d'alimentaire puisque le groupe a prévu de lui adosser un Drive. Une manière discrète de préparer les esprits pour quand, au bout de deux ou trois ans d'exploitation, la direction de l'hyper viendra expliquer au maire que s'il lui donne le permis de construire une extension alimentaire, cela générera 300 emplois supplémentaires sur sa commune...
Pour l'heure, le projet tel qu'il a été présenté aux élus présente les caractéristiques suivantes : un hyper de 11 000 m² avec une offre centrée sur l'équipement de la maison et de la personne. Objectif de chiffre d'affaires : 50 millions d'euros, un montant ambitieux en valeur absolue mais qui correspond à une rentabilité au m² trois fois inférieure à la moyenne de l'enseigne. Auchan Maison sera doté d'une galerie de 11 000 m² et accueillera au moins cinq restaurants parmi lesquels les enseignes de restauration de la famille Mulliez (Flunch, Pizza Paï, Amarine). 900 places de stationnement sont prévues.

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:08



En avril dernier, au moment de la publication des résultats annuels du groupe Auchan, Christophe Dubrulle, le président du directoire, avait annoncé plus de 50 ouvertures d’hypermarchés sur 2008. L’objectif était ambitieux et l’on pouvait d’autant plus s’interroger sur la capacité du groupe à l’atteindre que par le passé, à plusieurs reprises, les caps fixés n’avaient pas été tenus dans les délais. A l’heure du bilan, force est cette fois de constater qu’avec 55 nouveaux hypers créés (dont 26 en Chine et 15 en Russie) au cours des douze mois écoulés, Auchan est en ligne avec son plan de marche et c’est donc fort d’un parc de 468 hypers (ce format de magasins génère à lui seul 79 %du chiffre d’affaires du groupe) que le géant nordiste démarre l’exercice 2009.

 

A plus long terme, c’est cependant un objectif d’une toute autre dimension que Vianney Mulliez (photo ci-contre), le président du conseil de surveillance, a assigné à l’entreprise. Son programme Vision a notamment en ligne de mire à l’horizon 2015 deux buts principaux : un parc de 900 hypers et un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros, soit environ 2,5 fois le chiffre d’affaires de 2008. Autrement dit, ce ne sont pas moins de … 60 milliards de CA additionnel que le groupe va devoir créer en sept ans. A l’évidence, la croissance organique n’y suffira pas. Même en tablant sur des hausses annuelles de 10 % (ce qui est déjà bien au-dessus des 5,9 % réalisés en moyenne au cours des cinq derniers exercices), il manquerait encore 22 milliards d’euros à l’appel. S’il veut tenir son engagement, le successeur de Gérard Mulliez, va donc devoir recourir à la croissance externe.

La prise de participation ou la montée au capital des entreprises travaillant déjà avec le groupe est évidemment une piste de développement. C’est ainsi qu’Auchan a annoncé le 19 janvier avoir acquis, en Roumanie, l’intégralité des titres de son partenaire MGV Distri-Hiper, qui devient donc filiale à 100 % du groupe. La liste des affiliés / franchisés titulaires de contrats avec l’enseigne au rouge-gorge inclut Schiever (France et Pologne), AZ Spa (Italie), Ruentex (Chine et Taïwan), Furshet (Ukraine) ou encore Nakheel (Dubaï). Echaudés par le divorce avec ONA au Maroc en 2007, le groupe nordiste est devenu prudent en matière de joint-venture. Une prudence que ne fait que conforter, par exemple, les relations difficiles avec le partenaire ukrainien, le bouillant Igor Balenko (ci-contre).

Pour atteindre ses objectifs, il est aussi probable qu’Auchan procède à des acquisitions qui vont au-delà du périmètre actuel des partenariats en cours. La dégringolade de leurs cours de bourse ont rendu nombre d’opérateurs beaucoup plus vulnérables. Pour des groupes non cotés comme Auchan, dont la marge de manœuvre est beaucoup moins affectée par la crise financière, les opportunités sont réelles. Enfin, des accords capitalistiques avec des distributeurs contrôlés par des familles soucieuses d'engagement sur le long terme ne sont pas non plus à exclure.

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 00:00


Il n’est pas à exclure que parmi les multiples placements réalisés par Cavabanque et Cavagestion, les filiales gérant la trésorerie du clan Mulliez, certaines sommes aient pu marginalement être investies sur des produits fictifs du type de ceux proposés par l’escroc Bernard Madoff. Il n’empêche, globalement, les financiers du clan nordiste sont plutôt adeptes de la gestion « en bon père de famille » et ne sont pas du genre à se laisser séduire par les taux mirobolants des fonds à risque américains. Cela ne veut pas dire pour autant que les associés de l’AFM soient inactifs aux Etats-Unis. Ainsi - et c’est une révélation leblogMulliez.com -, le clan nordiste multiplie depuis maintenant quatre ans les investissements dans ce pays. Les sommes représentent plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année, investis dans la plus grande discrétion non pas sur des produits financiers, mais via un fonds dédié qui prend directement des participations au capital des entreprises, en Amérique du Nord mais aussi en Inde, en Chine ou en Europe.
Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 14:22

 

 

 

A l’automne dernier, à la faveur d’un invraisemblable cafouillage réglementaire, plusieurs enseignes ont profité de la situation pour créer ex-nihilo des dizaines de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales. Mettant à profit une circulaire (annulée depuis) de Bercy qui, l’espace de quelques semaines, permettait à tout magasin existant de librement s’agrandir par tranches de 1 000 m², certains distributeurs s’en sont donné à cœur joie. Transformant opportunément ses parkings en « cour des matériaux » ou en jardineries non couvertes - c'est-à-dire sans avoir à solliciter de permis de construire - Leroy-Merlin aurait ainsi gagné en en temps record la bagatelle de 100 000 m² de surface de vente additionnelle.

 

Par Bertrand Gobin - Publié dans : L'actualité de l'empire
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Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar, etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.

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