Fort de ses 395 000 salariés et de ses 68
milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'empire des Mulliez constitue le premier acteur familial de l'économie française. Il ne s'agit pas d'un groupe à proprement parler mais
d'une galaxie d'entreprises ayant en commun d'être contrôlées par les membres de l'association familiale Mulliez (AFM).
Les principales enseignes sont : Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Boulanger, Kiabi, Pimkie, Flunch, Atac, Norauto, Kiloutou, Cultura, Brice, Jules, Grain de malice, Top Office, Picwic, Phildar,
etc. La plupart ont leur siège dans le Nord, autour de Roubaix, le berceau des Mulliez.
Philippe Baroukh, le directeur général d'Auchan France, a pu pleinement profiter de ses vacances de fin
d'année. Les 116 hypermarchés dont il a la charge ont en effet atteint l'objectif des 860 millions d'euros de cash qu'il leur avait assigné. En matière de chiffre d'affaires, avec des ventes en
repli de "seulement" 1,5 %, Auchan France a bouclé son année 2009 avec un meilleur bilan que les autres enseignes intégrées d'hypermarchés (Carrefour, Géant Casino et Cora). Cela n'aura pas été
suffisant pour enrayer l'érosion de sa part de marché
(grignotée par les enseignes d'indépendants et par Carrefour Market) mais illustre néanmoins la bonne résistance du rouge-gorge sur le format des hypers.
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J'apporte deux précisions complémentaires. Le volume de cash dégagé par Auchan France en 2009 est néanmoins en retrait par rapport à 2008 (il atteignait 888 millions d'euros). Quant au repli du
chiffre d'affaires de 1,5 %, il s'agit d'une évolution hors-essence. En intégrant les carburants, la baisse approche les 3 %.
Révélée par LeBlogMulliez.com le 28 décembre, l'ouverture prochaine à Mulhouse du premier PRIBA par Auchan
fait l'actualité ce jeudi avec la une du Figaro, des sujets sur Europe 1 et France Inter et de multiples articles dans Le Monde, France-Soir, Challenges, Le Parisien, Le Point, Ouest-France, 20 Minutes, etc. Le 20 heures dea également consacré un sujet au phénomène discount.
Exclusif C'est une feuille de route pour le moins ambitieuse que se sont donnée les dirigeants
d'Oxylane pour 2010 : avec comme objectif d'ouvrir dans l'année 100 Décathlon (qui viendront s'ajouter aux 450 existants) et autant de Koodza, le groupe pourrait approcher, à fin 2010, le cap des 700 points de vente dans le monde.
De source interne, Oxylane a réalisé un très bon exercice 2009. Au sein de l'entreprise, il se dit que la valeur de part qui va être annoncée au printemps prochain pourrait afficher + 12 %. Des
performances qui signent la première année de collaboration du tandem constitué du président parachutiste Olivier Leclercq, fils du fondateur Michel Leclercq, et du directeur marathonien Yves
Claude.
Dans son numéro en kiosque (janvier 2010), L'Expansion publie un article de Quentin Domart intitulé "Dans les couloirs de Décathlon". On y apprend notamment, en conclusion, que
seulement 4 % des collaborateurs de l'entreprise ont plus de 40 ans. Pour les salariés, durer et vieillir chez Décathlon est manifestement un exercice des plus sportifs. Ce ne sont pas les primes
d'ancienneté qui vont faire déraper la masse salariale.
Mercredi 6 janvier,11.20 - Une dépèche de l'AFP annonce la
conclusion d'un accord entre la direction et les syndicats chez Pimkie : Les salariés de l'enseigne de prêt-à-porter Pimkie (famille Mulliez), en grève sur deux sites du Nord depuis le 19
décembre au sujet d'un plan social, ont obtenu une indemnité supra-légale d'au moins 20.000 euros par personne, au terme d'un accord avec la direction annoncé mercredi.
15.21 Reprise du travail à Pimkie
Tout d'abord, en cette période de voeux, je vous souhaite à tous, chers lecteurs du Blog Mulliez, une
très bonne année 2010.
Je profite de cette occasion pour vous remercier de votre fidélité. D'après les statistiques d'Over-Blog, n°1 des plateformes d'hébergement en France, le site fait dorénavant partie des plus
populaires de la catégorie Economie & Médias.
Un encouragement à poursuivre ce travail journalistique avec toujours plus d'infos exclusives, de chiffres en avant-première, de décryptages et d'analyses.
Démarrée le 16 décembre, la grève des salariés Pimkie se poursuit. En plus du blocage de l'entrepôt, les salariés en colère multiplient les actions avec, hier, une
opération escargot sur l'A 22 et, ce matin, des manifestations devant les magasins lillois de l'enseigne.
Le blog Mulliez reproduit la note interne page 1 et page 2 diffusée le 28 décembre par la direction aux salariés de Pimkie. Je publie également lecourrierenvoyé ce
jour par le député nordiste Alain Bocquet (PCF) à Gérard Mulliez.
Ci dessous, enfin, l'analyse du conflit par un observateur extérieur, bon connaisseur de la délégation syndicale, qui a souhaité conserver l'anonymat. Comment se présente le front syndical à l'origine du mouvement ?
On remarque que dans ce conflit, ce sont les délégués de l'intersyndicale CFDT / FO qui affichent les revendications les plus élevées
concernant les indemnités de licenciement. Pour sa part, la CGT formule des
demandesvis-à-vis de la direction qui sontplus raisonnables. Peut-être plus réalistes ? Ce syndicat était un peu en retrait au début de l'action mais marque
chaque jour un peu plus de points au niveau du conflit. Nombreux sont en effet les salariés déçus par les bizarreries et les contradictions de l'intersyndicale, dont les motions ont été
récemment soutenues par la CGC et la CFTC, ce qui est étonnant. Comment voyez-vous évoluer la situation depuis le 16 décembre
? C'est d'une certaine manière un drôle de conflit. Au moment de l'annonce du plan
social, les salariés étaient étonnamment résignés, soutenant très mollement les actions syndicales. Puis la revendication s'est enflammée comme une torche juste après l'annonce de sortie de
conflit chez Xanaka. Les salariés de Pimkie en ont repris les chiffres bruts alors que le contexte est pourtant assez différent. Quel scénario de sortie de crise voyez-vous se dessiner ?
L'impression qui ressort de tout ceci est que les salariés qui "sauveront" leur contrat ne seront paradoxalement peut-être pas les plus heureux car, affectés par le conflit tout autant que la
direction pourra l'être, leur travail deviendra probablement un enfer ! D'autre part, s'il se présente par la suite un deuxième PSE (la fermeture de l'entrepôt de Neuville est d'ores et déjà
programmée), voire un dépôt de bilan, dans quelles conditions partiront les salariés épargnés par le premier plan social ? Celles énoncées par un mandataire-liquidateur ?
Lanterne rouge des hypermarchés Auchan en France, le magasin de Mulhouse va adopter un nouveau
concept, résolument discount, en mars prochain et arborer une nouvelle enseigne, PRIBA par Auchan. L'information a été communiquée aux salariés jeudi 24 décembre en matinée par Marc du Colombier,
directeur du point de vente. Ce changement d'enseigne s'inscrit dans le cadre d'un projet stratégique du groupe (lireAuchan
invente la "filiale-balai")qui vise à isoler, dans chaque pays, le moins performant des magasins, à lui permettre de
se redéployer en formule discount et à le transférer au sein d'une structure juridique ad'hoc. Une mesure qui permettra au passage d'établir un cadre social distinct de celui d'Auchan France. Par
exemple, à Mulhouse, les 10 % de réduction accordés au personnel sur leurs achats devraient être supprimés.
Cette annonce intervient quelques jours après l'ouverture, en Russie, des deux premiersRadouga, deux hypermarchés discount qui se distinguent par la baisse des coûts à la fois au plan de
l'investissement et des frais d'exploitation.
Avant d'être nommé à Mulhouse, Marc du Colombier a travaillé plusieurs années en Russie. C'est notamment lui
qui a ouvert le premier Auchan à Moscou en 2002 puis celui de Saint Pétersbourg en 2006.
Des employées emmitouflées bravant le froid la nuit de Noël devant les grilles de leur entrepôt pour réclamer de meilleures indemnités de
licenciement. Voilà des images qui pourraient bien se retrouver en boucle dans tous les journaux télévisés dans les heures qui viennent. Cette perspective amènera-t-elle les dirigeants de Pimkie à
finalement aligner le dispositif sur ce qui a été accordé chez Xanaka ? Une telle mesure coûterait environ 3,5 millions d'euros supplémentaires à l'entreprise par rapport aux dispositions légales
et aux propositions actuelles de la direction. Un effort que les salariés ne peuvent s'empêcher de mettre en parallèle avec les dizaines de millions d'euros de dividendes qui ont été prélevés chez
Pimkie certaines années. On a donc là le montantà payer pour sortir du conflit et, accessoirement, éloigner ce soir
les caméras du JT...
Proposée par la société Synédis, qui aessentiellementpour actionnaires des enseignes de la galaxie Mulliez, la carte cadeau Illicado fait à l'occasion de ce Noël 2009 ses premiers pas sur le marché grand public. Depuis 2006, la carte était distribuée seulement via les comités d'entreprise (tout comme ses
concurrentes Kadeos et Cad'hoc). Aujourd'hui, les particuliers peuvent acheteren lignecette carte utilisable dans une cinquantaine
d'enseignes nationales. On trouve évidemment les grands noms de la galaxie nordiste mais également Interflora, Comtesse du Barry, King Jouet, La Grande Récré, Marmara, Nocibé, Toys'R Us, Trésor,
Yves Rocher, etc. Une même carte peut être utilisée en plusieurs fois, à concurrence de sa valeur d'achat. Si cette première expérience grand public s'avère concluante, Synédis pourrait procéder
assez vite à une augmentation de capital. Pour l'heure, c'est Auchan qui est le premier actionnaire avec 13 % du capital.
La personne à l'origine de Synédis est Patrick Grégoire, un ancien directeur des achats d'Auchan, passé ensuite par SRS, une petite structure mise en place pour faciliter d'éventuelles coopérations
entre enseignes Mulliez, notamment en matière logistique.
Oubliez les 90 millions d'euros injectés dans la rénovation d'Auchan Vélizy ou les 50
millions qui vont être dépensés d'ici 2011 pour construire le futur hypermarché d'Arras. En Russie, avec sa nouvelle enseigne Radouga (dont j'ai déjà parlé ici et là),
Auchan est aujourd'hui capable d'ouvrir un hyper pour ... 3 millions d'euros.Ce chiffre
étonnant a été annoncé lors de la conférence de presse de présentation du premier Radouga, ouvert à Penza, à 600 km au sud-est de Moscou, vendredi 11 décembre. Tout aussi surprenant s'agissant d'un
groupe et d'une filiale réputés pour leur discrétion, le directeur général, Jean-Pierre Germain, s'est même laissé aller à évoquer devant les journalistes la perspective d'ouvrir à terme 100
Radouga dans le pays.
Résolument discount, le nouveau concept repose sur une surface commerciale de 5 000 m² (alors que les Auchan dépassent généralement les 10 000 m²) et sur un
assortiment ramené à 10 000 références, essentiellement alimentaires. Radouga présente également la particularité d'être un format de conquête pour les villes de 300 à 700 000 habitants, des
agglomérations qui comptent encore peu d'hypermarchés ; les grandes groupes ayant privilégié jusque là les zones de chalandise supérieures à un million d'habitants. Autre caractéristique de
l'enseigne : un recours délibéré aux innovations technologiques permettant d'abaisser les coûts d'exploitation et de comprimer les effectifs. A Penza, le magasin est équipé de caisses automatiques
; pour les produits frais, les clients circulent directement avec leur chariot dans la chambre froide. Une solution moins coûteuse que les meubles-réfrigérateurs et qui limite considérablement la
manipulation des produits. Au plan visuel, le magasin est divisé en grandes zones, identifiées chacune par une couleur de l'arc-en-ciel (le nom de l'enseigne en russe), un peu à la manière des Easy
Marché implantés en France du côté de Tours. A l'évidence, avec Radouga, Auchan s'est doté d'un concept qui se veut le
plus "industrialisable" possible avec tout ce que cela implique en termes de réduction des coûts et de rapidité de déploiement. Un second magasin ouvrira lundi 21 décembre à Kalouga. Plusieurs
projets sont également en cours dans l'Oural et l'Ouest de la Sibérie. Cette nouvelle étape du développement d'Auchan en Russie démontre si besoin en était
que la crise qui adurementfrappé nombre de distributeurs dans ce pays n'a pas remis en question les plans d'expansion
du groupe français.
Mardi 22 décembre : voici quelques photos, publiées par le site kp40.ru, du second magasin Radouga, ouvert à Kalouga.
Deux des enseignes textiles de la famille Mulliez connaissent actuellement des mouvements sociaux liés à des plans de suppressions de postes. Chez Pimkie, une
centaine de salariés des services centraux ont fait grève ce mercredi pour réclamer de meilleures indemnités dans le cadre du plan social annoncé en mai dernier qui prévoit 190 suppressions de postes. Chez Xanaka, enseigne qui sera prochainement remplacée par Grain de malice,depuis lundi, des salariés grévistes se relaient pour bloquer l'accès des camions à
l'entrepôt de Neuville en Ferrain (photo France 3). La négociation bute là aussi sur les mesures d'accompagnement - et notamment les primes de départ -
proposées aux 62 personnes licenciées. Le bon cousinage va-t'il faire jurisprudence ?
Par delà la question des indemnités de licenciement, c'est aussi celle d'un éventuel reclassement dans les enseignes de la galaxie Mulliez qui est posée. Sur un strict plan comptable, les
prévisions d'embauches chez Auchan, Adeo, Oxylane ou Kiabi sont supérieures au total des 250 emplois détruits chez Pimkie et Xanaka. Il devrait donc être possible de retrouver un emploi aux
personnes dont le poste a été supprimé. Pourtant, dans les enseignes concernées, on se refuse à organiser des vases communicants. La raison invoquée : chaque entreprise fonctionne de manière
autonome et est responsable de sa politique de ressources humaines. Un principe que l'on retrouve en filigrane dans la charte de l'AFM et selon lequel, en substance, des entreprises de la galaxie
peuvent travailler de concert si elles le souhaitent ; en revanche, aucune coopération ne doit leur être imposée par leur actionnaire commun. C'est ce qui explique, par exemple, qu'Auchan et
Décathlon achètent chacun de leur côté leurs vélos en Chine plutôt que de regrouper leurs achats.
En 1986, quand des centaines de postes avaient été supprimés chez Phildar, plusieurs des enseignes familiales, alors en pleine expansion, avait repris des salariés licenciés. A l'époque, les
responsables avaient pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'une obligation de reclasssement mais d'une "gentillesse de bon voisinage", en l'occurrence plutôt de bon cousinage. Plus de
vingt ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si ce bon cousinage fait ou non jurisprudence.
Vous êtes nombreux à apprécier ce blog, devenu au fil du temps un véritable espace d'échanges, notament pour les collaborateurs des entreprises de la galaxie Mulliez. Vous le remarquez,
j'interviens très peu dans les commentaires : la parole est très libre, les échanges, malgré les divergences, restent courtois. J'ai néanmoins récemment été contraint de retirer certains messages
dont le caractère était méprisant et "constitutif d'injures au sens de l'article 29 alinea 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de presse".
Etre en désaccord avec son supérieur, ne pas partager les options de la direction ne justifient pas le recours à des propos diffamatoires. Suite à la demande présentée par l'avocat de l'une des
entreprises citées sur ce blog, j'ai pris la décision de supprimer deux commentaires. Il n'était en revanche pas question d'accéder à l'autre demande qui m'était faite à savoir la fourniture des éléments d'identification de l'internaute responsable des
commentaires. J'en profite pour le répéter : seule une décision de justice peut autoriser une perquisition aux fins d'identifier l'internaute responsable d'un commentaire.
Jeudi 3 décembre, la Commision nationale d'aménagement commercial (CNAC) a rejeté les recours déposés contre le projet d'hypermarché Auchan non-alimentaire prévu au Nord de Rennes. Le magasin
devrait donc ouvrir en 2011, à moins que le Conseil d'Etat, qui pourrait être saisi, ne s'y oppose. Plus d'infos sur les sites du Mensuel
de Rennes et d'Ouest-France.
Le 19 novembre dernier, le fondateur d'Auchan est intervenu en public à Lille devant 3 000 personnes lors du World Forum organisé sur le thème de l'argent
responsable. Le lien vers la video diffusée par la chaîne nordiste Weo. En bonus, la joyeuse intervention sur l'estrade d'une délégation du collectif "Sauvons les Riches" venu sur place pour "béatifier" Gérard Mulliez.
Pour la première fois de son histoire,
Groupe Adeo pourrait terminer l'exercice avec des ventes en baisse à surfaces équivalentes. Un repli que la direction évalue à - 1 %. D'après les informations qui ont été communiquées aux salariés,
le groupe de bricolage achèvera néanmoins l'année surune progression de chiffre d'affaires "toutes surfaces" de + 8,6 % à taux de change courants (+ 12 % hors
effet de change). Un peu plus de la moitié de cette croissance est imputable à l'apport de la trentaine de Castorama repris en Italie. La France, qui représente 42 % de l'activité du groupe,
enregistre pour sa part un chiffre d'affaires en recul de 3,4 %.
Concernant les résultats, Adeo confirme son statut de pépite au sein de la galaxie Mulliez avec un Ebit (résultat brut) attendu en légère progression par rapport à 2008, "une belle performance"
dans le contexte actuel, commente Philippe Roger, contrôleur de gestion. En matière de résultat net, malgré un endettement passé de zéro à 850 MF (acquisition des magasins italiens + impact de la
réduction des délais de paiement du fait de la LME en France), la baisse sur un an devrait être contenue sous les - 10 %.
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